Infos du président

APRES L’AVENANT N° 8, LA PRISE EN COMPTE DE LA VALEUR DES ACTES MEDICAUX

L’avenant n° 8 doit marquer une rupture dans la partie de cet avenant liée aux baisses tarifaires. Il faut rappeler qu’il s’agit d’une pratique des gouvernements, de droite puis de gauche, d’imposer, dans le cadre des plans annuels de financement de la sécurité sociale (PLFSS), des baisses tarifaires initialement justifiées par le Ministre du Budget de l’époque, Eric WOERTH, comme liées à des gains de productivité.

LE PAIEMENT A L’ACTE EST-IL INFLATIONNISTE ?

Régulièrement, comme un marronnier, apparaît dans la presse grand public ou professionnelle une remise en cause du paiement à l’acte qui est une des bases de la médecine libérale. En corollaire de cette remise en cause est souligné, sans aucune preuve, son caractère inflationniste. Nous pourrions faire, d’ailleurs, un parallèle avec le tiers payant pour les patients, avec les mêmes conclusions générales, qui ne correspondent pas à la réalité.

ORGANISATION ET DANGER DES RESEAUX DE SOINS

La famille de l’UNOCAM (Union des Assurances Complémentaires) est complexe. Elle se divise en 3 composantes concurrentielles, les assurances privées regroupées au sein de la FFSA (Fédération Française des Assureurs Privés), les instituts de prévoyance liés, le plus souvent, à l’employeur et la Mutualité Française qui représente 60 % de ces assurances complémentaires.

L’INNOVATION MEDICALE ET CHIRURGICALE DANS LES ETABLISSEMENTS DE SOINS PRIVES

Au cours de ces vingt dernières années, l’innovation médicale et chirurgicale  a été particulièrement importante dans le cadre de l’hospitalisation privée. Il faut rappeler que les premières interventions de cholécystectomie sous cœlioscopie ont été réalisées dans des cliniques privées, que le développement de l’endoscopie bilio-pancréatique et la prise en compte de l’importance diagnostic de la vidéo endoscopie se sont faits, initialement, à partir des groupes privés fédérés dans le cadre du Club de Réflexion des gastroentérologues exerçant en groupe (CREEG).

ET SI NOUS REPARLIONS DU DIALOGUE MEDECINS / MALADES ?

Une des forces de notre métier est constituée par les relations privilégiées que nous entretenons avec nos patients. On ne peut envisager de faire des études médicales sans avoir une certaine empathie pour autrui. Ceci se manifeste sous de multiples formes, en fonction des personnalités et de nos interlocuteurs mais la force de la médecine, qu’elle soit hospitalière ou libérale, est constituée par ce rapport privilégié que constitue le dialogue médecins/patients.

UNE CONVENTION RENFORCEE

Les négociations imposées par le gouvernement sur l’encadrement des dépassements d’honoraires ont été extrêmement difficiles jusqu’à la dernière heure mais consacrent l’importance d’un système conventionnel face aux incertitudes de la Loi et des décisions, parfois aberrantes, contre la médecine libérale de certains députés qu’ils soient de droite ou de gauche.

RESPECTER LES MEDECINS EXERCANT EN SECTEUR 1

La négociation actuelle, voulue par le Président de la République, sur les dépassements d’honoraires conduit, comme d’habitude, à tous les excès verbaux. Le pire est, bien sûr, à attribuer aux médias grand public qui publient, régulièrement, les tarifs des dépassements de confrères hospitaliers ou libéraux aux tarifs hors normes que la Ministre a qualifié d’abusifs.

RENFORCER LE PARCOURS DE SOINS

En dehors des aléas de la négociation en cours, il est important de revenir aux fondamentaux. Le renforcement du parcours de soins est une nécessité impérative qui ne doit pas être laissée à la seule décision de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie, à travers des expérimentations vues de manière, uniquement, technocratiques et qui ne prennent pas en compte les spécificités des professionnels libéraux médicaux et paramédicaux, voire essaient de les opposer pour mieux assurer une emprise sur les différents acteurs.

Pages