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LE CONTRAT D’ACCES AUX SOINS POUR LES MEDECINS SPÉCIALISTES

Lorsque la caisse d’Assurance Maladie a proposé aux syndicats médicaux de reprendre, dans le cadre de la convention, les CAPI des médecins généralistes, c’est l’U.ME.SPE., en tant que seul syndicat de médecins spécialistes, qui a compris l’évolution des modes de financement et imposé, à travers la nouvelle convention, que les médecins spécialistes soient impliqués dans ce nouveau dispositif contractuel.

LE VRAI COUT DE L’ACTE MEDICAL

En mettant en place, dans le cadre de l’avenant n°8, un contrat d’accès aux soins solvabilisant les compléments d’honoraires à hauteur de 100 % pour les médecins du secteur 2, grâce à la triple signature des syndicats médicaux majoritaires, de l’Assurance Maladie et de l’UNOCAM, c’est la reconnaissance que l’Assurance Maladie a progressivement décrochée la valeur de ses remboursements de celle, réelle, des actes médicaux.

LE CONTRAT D’ACCÈS AUX SOINS : UN ACTE DE SOLIDARITÉ

La signature de l’avenant n°8 par les syndicats majoritaires CSMF/SML/MG France, la signature d’un relevé de conclusions par le Bloc et la FMF, puis leur retrait secondaire, marquent un tournant important dans la politique conventionnelle. Après la médiatisation efficace mais ultra-minoritaire d’intérêts particuliers, voire de positions égoïstes, la réalité légale s’impose désormais à tous.

L’ANALYSE DES PRATIQUES N’EST PAS DU DOMAINE DE L’ASSURANCE MALADIE !

Nous avons pris ce titre volontairement provocateur face à la position répétée de l’Assurance Maladie qui met en place des filières de soins, en sortie d’hospitalisation, dans le domaine de l’insuffisance cardiaque, du diabète, à travers le plan PRADO mais, également, veut utiliser les puissants outils statistiques dont elle dispose pour analyser, de son propre chef et sans concertation, les pratiques médicales.

APRES L’AVENANT N° 8, LA PRISE EN COMPTE DE LA VALEUR DES ACTES MEDICAUX

L’avenant n° 8 doit marquer une rupture dans la partie de cet avenant liée aux baisses tarifaires. Il faut rappeler qu’il s’agit d’une pratique des gouvernements, de droite puis de gauche, d’imposer, dans le cadre des plans annuels de financement de la sécurité sociale (PLFSS), des baisses tarifaires initialement justifiées par le Ministre du Budget de l’époque, Eric WOERTH, comme liées à des gains de productivité.

LE PAIEMENT A L’ACTE EST-IL INFLATIONNISTE ?

Régulièrement, comme un marronnier, apparaît dans la presse grand public ou professionnelle une remise en cause du paiement à l’acte qui est une des bases de la médecine libérale. En corollaire de cette remise en cause est souligné, sans aucune preuve, son caractère inflationniste. Nous pourrions faire, d’ailleurs, un parallèle avec le tiers payant pour les patients, avec les mêmes conclusions générales, qui ne correspondent pas à la réalité.

ORGANISATION ET DANGER DES RESEAUX DE SOINS

La famille de l’UNOCAM (Union des Assurances Complémentaires) est complexe. Elle se divise en 3 composantes concurrentielles, les assurances privées regroupées au sein de la FFSA (Fédération Française des Assureurs Privés), les instituts de prévoyance liés, le plus souvent, à l’employeur et la Mutualité Française qui représente 60 % de ces assurances complémentaires.

L’INNOVATION MEDICALE ET CHIRURGICALE DANS LES ETABLISSEMENTS DE SOINS PRIVES

Au cours de ces vingt dernières années, l’innovation médicale et chirurgicale  a été particulièrement importante dans le cadre de l’hospitalisation privée. Il faut rappeler que les premières interventions de cholécystectomie sous cœlioscopie ont été réalisées dans des cliniques privées, que le développement de l’endoscopie bilio-pancréatique et la prise en compte de l’importance diagnostic de la vidéo endoscopie se sont faits, initialement, à partir des groupes privés fédérés dans le cadre du Club de Réflexion des gastroentérologues exerçant en groupe (CREEG).

ET SI NOUS REPARLIONS DU DIALOGUE MEDECINS / MALADES ?

Une des forces de notre métier est constituée par les relations privilégiées que nous entretenons avec nos patients. On ne peut envisager de faire des études médicales sans avoir une certaine empathie pour autrui. Ceci se manifeste sous de multiples formes, en fonction des personnalités et de nos interlocuteurs mais la force de la médecine, qu’elle soit hospitalière ou libérale, est constituée par ce rapport privilégié que constitue le dialogue médecins/patients.

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