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DONNER AUX PRATIQUES COOPERATIVES IINTERPROFESSIONNELLES UNE REALITE

Au cours de ces dernières années, nous avons vu des progrès significatifs dans la mise en place de pratiques coopératives interprofessionnelles. A travers le CNPS, puis l’UNPS, chacun jouant un rôle, l’un syndical, l’autre officiellement représentatif, les professions médicales et paramédicales, au niveau national, se sont retrouvées parfois confrontées mais toujours mieux comprises.

PRESSE GRAND PUBLIC ET MONDE MEDICAL

Le scandale du Médiator avec les maladresses d’un certain nombre de nos confrères qui ont oublié intérêt des patients et pratique contestable de l’industrie pharmaceutique compliquent, au quotidien, la tâche des prescripteurs. Il faut rappeler que, comme dans d’autres domaines, cette pratique était heureusement marginale, ne correspondait pas à la très grande majorité de nos confrères mais, également, des représentants de l’industrie pharmaceutique.

POLITIQUE CONVENTIONNELLE ET CREDIBILITE SYNDICALE

La contractualisation conventionnelle est loin d’être parfaite avec des partenaires souvent inconstants et dont la fiabilité reste parfois aléatoire. Ceci d’autant plus qu’il s’agit toujours d’un « ménage à trois » avec intervention du gouvernement  quelle que soit sa couleur politique dans le cadre de la contractualisation, ce qui parfois sert à finaliser un contrat conventionnel mais peut également avoir l’effet inverse en bloquant notamment les revalorisations prévues dans les accords pour des raisons liées au budget de l’Assurance Maladie.

LE CONTRAT D’ACCES AUX SOINS : UNE ADHESION QUEL QUE SOIT VOTRE AGE

Au cours des rencontres que nous faisons en région ou avec les différentes spécialités, nous constatons qu’un certain nombre de confrères pensent que, compte tenu de leur âge et de la proximité de la retraite, le contrat d’accès aux soins n’a aucun intérêt pour eux. Au contraire, il faut qu’ils considèrent l’adhésion à ce contrat comme un dernier acte politique de leur activité professionnelle mais, également, avec un intérêt financier.

LA REPRESENTATIVITE SYNDICALE

Il est intéressant de comparer la représentativité des syndicats médicaux, en général, et de l’U.ME.SPE., l’UNOF et la CSMF, en particulier, face à celle des syndicats de salariés. C’est avec des accents de triomphalisme que les 5 centrales représentant les ouvriers et les cadres ont vu confirmer leur représentativité avec, pour certains, seulement 8 % des électeurs qui ont soutenu leurs listes lors des élections professionnelles.

LES SOINS DE PROXIMITE : LA NECESSITE DE PASSER DE LA THEORIE A LA PRATIQUE

Depuis plus de quatre ans, l’U.ME.SPE. s’est engagée dans la problématique du regroupement des médecins spécialistes libéraux en montrant qu’il s’agissait, malgré les difficultés et les réticences, de la seule voie possible pour répondre à la fois aux besoins de soins de la population mais, également, aux aspirations des jeunes et futurs médecins libéraux.

MEDECINS « GATEKEEPERS » OU COOPERATION INTERPROFESSIONNELLE

Le rapport de la Cour des Comptes est, chaque année, un moment important qui permet des critiques souvent utiles mais parfois politiquement orientées. Dire que le parcours de soins, mis en place en 2004, n’est pas totalement abouti est une évidence que nous partageons car il a été initialement présenté par les caisses d’Assurance Maladie comme un parcours essentiellement administratif en faisant de l’adhésion aux médecins traitants un véritable référendum pour le Ministre de l’époque et son directeur de Cabinet devenu directeur de l’UNCAM.

LE CONTRAT D’ACCES AUX SOINS : EXPLIQUER ET CONVAINCRE

Le contrat d’accès aux soins n’est que la réalisation du secteur optionnel prôné, depuis 1991, par la CSMF pour réduire la dichotomie entre secteur 1 et secteur 2 sur la base du volontariat. Il est paradoxal de voir que certains syndicats qui se sont alliés, en leur temps, avec Roselyne BACHELOT et sa funeste Loi HPST, continuent leur politique négative qui les avait conduit à conseiller à la Ministre de ne pas mettre en place le secteur optionnel et faire perdre 3 ans de plus aux anciens chefs de clinique bloqués en secteur 1 mais, également, en conduisant l’Assurance Maladie à refuser toute revalorisation pour les spécialités chirurgicales. Le même refus s’était manifesté 2 ans plus tard lorsque nous avions conclu un nouvel accord sous l’égide de Xavier BERTRAND. Constants dans leur politique du refus, ils font actuellement une campagne contre l’adhésion au contrat d’accès aux soins au détriment de l’intérêt de l’ensemble des médecins libéraux et, bien sûr, en donnant au Gouvernement la possibilité de légiférer et d’encadrer, d’une manière extrêmement restrictive, le secteur 2. C’est également laisser les anciens chefs de clinique et tous ceux qui ont des diplômes assimilés dans le secteur 1, c’est également ne pas permettre cette première ouverture qui, pour nous, à terme, doit être offerte à l’ensemble des médecins spécialistes libéraux.

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