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REORGANISATION DES SOINS DE VILLE, DE L’EXISTANT NE FAISONS PAS TABLE RASE

Depuis plusieurs années, quelle que soit l’étiquette politique du Gouvernement, le discours est le même : l’impérieuse nécessité de réorganiser les soins de ville pour mieux les coordonner autour des patients, prendre en charge la santé de nos concitoyens, non seulement dans le soin mais également la prévention et éviter des hospitalisations inutiles, ainsi que les recours indus dans les services d’urgences.

LES DANGERS DU PLFSS

Chaque année, le Plan de Financement de l’Assurance Maladie (PLFSS) est un moment crucial dans l’activité syndicale car ce plan est, pour la médecine libérale, le moment de tous les dangers. Dès son élaboration par le gouvernement au mois d’août, tout au long du débat parlementaire à l’Assemblée Nationale et au Sénat, il faut une vigilance de tous les instants et de nombreux rendez-vous chronophages qui font de l’activité syndicale, pour les responsables nationaux, une activité à temps plein.

REVALORISATIONS TARIFAIRES : NE PAS SE TROMPER D’ADVERSAIRE

La médecine ambulatoire constitue, actuellement, la variable ajustable du déficit de l’Assurance Maladie qui se trouve opposée à deux éléments incontournables : la diminution des recettes liées à la crise économique et l’impossibilité, par faiblesse politique, de s’attaquer à une véritable rationalisation des dépenses hospitalières.

LES ECONOMIES DE LA MEDECINE DE VILLE DOIVENT PROFITER A LA VILLE

Pour la 4ème année consécutive, l’ONDAM de ville ne sera pas totalement utilisé. Ceci est du à l’efficacité de la maîtrise médicalisée que nous avons mise en place à travers les conventions. Il faut se souvenir de tous les sourires sceptiques de nombreux économistes de santé, voire des structures hospitalières publiques, lorsque nous avons mis en place ce nouveau concept. A ce jour, plus de deux milliards ont été économisés.

LA MISE EN PLACE DU CONTRAT D’ACCES AUX SOINS : LE SUCCES DE LA CSMF

La mise en place du Contrat d’Accès aux Soins, à la date prévue du 1er octobre et actée lors de la Commission Paritaire Nationale du 3 octobre, est incontestablement un succès de la CSMF et, bien sûr, de sa branche spécialistes, l’U.ME.SPE.. Il reste à mettre en place, dans les prochaines semaines, les modalités pratiques et informatiques de ce contrat. Mais l’élément le plus important était son ouverture politique, comme l’avait annoncé la Ministre des Affaires Sociales et de la Santé, Madame Marisol TOURAINE, lors de l’Université d’Eté de la CSMF.

LA THEORIE ET LA PRATIQUE

Il est étonnant de voir comment, à partir de bonnes intentions, les structures administratives mettent en place des processus technocratiques complexes qui ne peuvent qu’irriter les professionnels au quotidien. Il y a un véritable décalage entre ceux qui gouvernent notre système de soins et ceux qui exercent, au quotidien, aux côtés de leurs patients.

LE TIERS-PAYANT POUR LES MEDECINS SPECIALISTES

Il est étonnant de voir présenter, par un syndicat de médecins généralistes et la Ministre de la Santé, le tiers-payant en consultation comme une amélioration de l’accès aux soins. En effet, tous les français les plus démunis bénéficiant de la CMU, la CMUC ou l’ACS peuvent actuellement accéder à une consultation sans avance de frais. Ce qui n’empêche pas un nombre important de cette catégorie de patients de se présenter dans les services d’urgences pour des raisons non médicalement justifiées.

LES OBJECTIFS DE RENTREE DE L’U.ME.SPE.

Face à la relative passivité du gouvernement dans le domaine de la Santé et, à l’opposé de l’agitation stérile et la désinformation circulant sur les réseaux sociaux, il faut sérier les problèmes et avoir des objectifs pragmatiques. Pour l’U.ME.SPE., dans les semaines à venir, 3 éléments fondamentaux : ouverture du contrat d’accès aux soins, la dynamisation de la CHAP et la préparation des futures négociations tarifaires.

L’ASSURANCE COMPLEMENTAIRE, LA NECESSITE D’UNE CLARIFICATION

Au niveau des assurances complémentaires regroupées dans le cadre de l’UNOCAM, il faut noter des différences importantes concernant l’organisation et les statuts. Trois familles sont regroupées au niveau de l’UNOCAM : les assurances complémentaires représentées par la FFSA, les instituts de prévoyance et les mutuelles.

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