Infos du président

INFOS DU BUREAU - UNE DECLARATION DE GUERRE A LA MEDECINE LIBERALE

Même ébranlé et peu crédible, le gouvernement n’hésite pas à porter deux projets de loi foncièrement antilibéraux :

• Le premier dit « projet Montebourg » s’attaque aux professions réglementées promettant aux Français une augmentation de leur pouvoir d’achat ! Sa mise en place pourrait impacter rapidement certaines professions médicales (secteur de l’optique, biologie médicale) et permettrait aux financiers de mieux pénétrer le marché de la santé. 

INFOS DU BUREAU - DESTRUCTION, DIVISION ; UNE FEUILLE DE ROUTE POUR UNE LOI EN DEROUTE ?

A vouloir tout remanier on arrive souvent à tout détruire. Est-ce par idéologie que le gouvernement s’engage sur cette voie ?

C’est dans l’air du temps et le « gosplan » se met en place même si le ministère s’en défend. Les consultations de concertation qu’il a mises en place pour - soi-disant - construire ensemble une loi de santé partagée, sont une mascarade, du jamais vu !

LA MEDECINE SPECIALISEE LIBERALE EST AUJOURD’HUI UN VRAI MODELE, POURTANT, CERTAINS SOUHAITENT LA REMETTRE EN CAUSE.

Par son historique et sa culture, par son originalité organisationnelle, la médecine spécialisée libérale participe de façon active à la performance du système de santé et au maintien, par son lien fort avec la médecine générale, à la cohésion sociale sanitaire. Ce modèle est-il menacé ou, du moins, mis en difficulté par ce contexte de rigueur qui est, aujourd’hui, porté par le Premier Ministre, Manuel VALLS ?

AU REVOIR ET MERCI

C’est avec sérénité, mais bien sûr un sentiment de nostalgie que j’écris cette dernière livraison des « Infos du président » de l’U.ME.SPE.. 12 ans, c’est tout un pan de vie syndicale, professionnelle et personnelle. Mes remerciements vont d’abord à tous ceux qui ont participé aux différents Bureaux, qui ont été les relecteurs attentifs de ces messages, m’apportant corrections, conseils et, parfois, censure.

UN CLIMAT DELETERE

Nous empruntons volontiers le titre de ce message hebdomadaire au président de la FNMR, Jacques NINEY, car nous partageons totalement son point de vue et il est, actuellement, extrêmement difficile de représenter la profession médicale en essayant, d’une part, de construire pour améliorer notre système de santé, d’autre part, de résister à une volonté d’étatisation et de médecine administrée.

LA STRATEGIE POUR REVALORISER LES SPECIALITES CLINIQUES

Depuis 7 ans, tant au niveau du Comité Directeur de l’U.ME.SPE. que de l’Assemblée Générale de la CSMF, la revalorisation des spécialités cliniques a été considérée comme une priorité absolue dans les futures négociations. Nous avons obtenu un certain nombre de résultats, mais largement insuffisants en ce qui concerne la médecine spécialisée de proximité. Quelles sont les échéances ?

SYSTEME CONVENTIONNEL OU AGENCES REGIONALES DE SANTE

La Loi BACHELOT, que nous avons dénoncée et combattue, avait pour un de ses objectifs la volonté de minimiser le pouvoir politique des syndicats médicaux représentatifs et, en particulier, celui de la CSMF en reportant nos négociations conventionnelles nationales vers une délégation aux Agences Régionales de Santé. Celles-ci ne connaissent pas le monde de la médecine libérale et pratiquent, systématiquement, des arbitrages favorables aux structures hospitalières publiques.

L’IMPORTANCE DE LA COMMUNICATION ENTRE PROFESSIONNELS DE SANTE

 

Un des éléments importants de la Loi de 2004 et de la Convention qui en a découlé, était la mise en place du DMP. En effet, le médecin traitant a un rôle important pour colliger l’ensemble des informations sur son patient, il doit pouvoir correspondre aisément avec le médecin spécialiste consultant de proximité mais, également, avec tous les autres professionnels de santé impliqués dans la prise en charge du patient.

LA PENIBILITE DES MISSIONS TRANSVERSALES EN ETABLISSEMENTS

Les missions transversales en établissements de soins privés sont devenues, au cours de ces 10 dernières années, extrêmement chronophages. La présidence de la CME entraîne des responsabilités importantes car, à juste titre, l’avis de la CME est demandé, au quotidien, face aux nombreuses missions, et contrats formalisés, entre l’établissement de soins et les différentes structures administratives, en particulier les Agences Régionales de Santé.

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