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LES SPE – LA LETTRE N 9 - Octobre 2019 - PLFSS - QUAND ARRETERA T ON DE MARCHER SUR LA TETE ?

La Lettre n°9 - OCTOBRE 2019

L'édito de Patrick GASSER

« PLFSS : Quand arrêtera-t-on de marcher sur la tête ? »

« Qui veut encore d’un PLFSS dans le monde de la santé ? Depuis le 14 octobre, la version 2020 du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale est en examen à l’Assemblée nationale. Une fois de plus, et sans surprise, le gouvernement entend asséner un coup de massue budgétaire aux différentes composantes du secteur. Si les industriels du médicament et du dispositif médical vont fournir la majeure partie des économies, les médecins libéraux ne sont pas en reste. Les biologistes, dont l’accord triennal de maîtrise des dépenses arrive à échéance, se voient imposer une ponction inégalée sur leurs tarifs, avec 205 millions d’euros réclamés. Et les radiologues devront également concéder 60 millions d’euros, au titre de l’accord signé l’an dernier sur la lombalgie. Mais ce n’est pas fini. La maîtrise médicalisée s’affiche à 595 millions d’euros d’économies prévues, soit 95 millions de plus que l’an dernier ! Par ailleurs, des économies supplémentaires de 255 millions sont programmées, au titre de « la pertinence tarifaire et adaptation tarifaire sur les autres actes » … sans qu’aucune indication ne filtre sur les spécialités visées. Les critiques sont unanimes pour dénoncer un texte incohérent avec la Stratégie de transformation du système de santé, composée de recettes de poche comptables destinées à boucler à l’équilibre… un nouveau déficit de la branche maladie ! Les Spé-CSMF se joignent bien entendu à ce concert de réprobations. L’équipe Macron poursuit la politique du double langage, annonçant des mutations structurelles dont le système de santé a bien besoin, tout en refusant d’investir clairement en faveur de l’amélioration des soins. Cerise sur le gâteau, la Cour des Comptes ajoute son grain de sel, en préconisant la vieille recette éculée des stabilisateurs automatiques et en prônant le "flicage" des arrêts de travail. Quand donc les technocrates arrêteront-ils de ressasser leurs formules toutes faites, pendant que les professionnels de santé se tuent à la tâche pour répondre aux besoins croissants de soins de la population vieillissante ? ».

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LES SPE – LA LETTRE N 7 - Juillet 2019 - MAITRISER, OUI ... MAIS AVEC INTELLIGENCE !

La Lettre n°7 - JUILLET 2019

L'édito de Patrick GASSER

« Maîtriser, oui ... mais avec intelligence ! »

« Le gouvernement vient de faire voter sa loi sur l’organisation et la transformation du système de santé. Centré sur trois thèmes majeurs -réforme de la formation médicale, organisation territoriale des soins, transformation numérique du système de santé- ce texte est l’un des éléments du plan « Ma Santé 2022 », annoncé le 18 septembre dernier par le Président de la République. Si les intentions sont bonnes, avec la volonté affichée de confier aux acteurs de terrain le pilotage des projets territoriaux, il faut déplorer que le gouvernement ait laissé aux sénateurs l’initiative de restreindre, par diverses mesures, la liberté d’installation des jeunes médecins. Quand donc les politiques comprendront-ils que ce n’est pas par la contrainte qu’on résoudra les problèmes d’accès aux soins ? Seuls des professionnels impliqués, volontaires, libres de s’organiser à l’échelle des territoires, seront en mesure, demain, de répondre aux besoins de santé des patients. Outre le vote de cette loi, l’heure est aujourd’hui à la préparation de la prochaine loi de financement de la Sécurité sociale. Comme on pouvait s’y attendre, c’est un nouveau plan d’économies majeures qui se profile, alors que les perspectives de croissance du PIB sont en baisse et qu’il faut financer les promesses faites aux Gilets Jaunes. Dans son rapport Charges et Produits, la CNAM pose sur la table plus de 30 propositions de réforme et un programme de réduction de plus de deux milliards d’euros d’économies. Quels que soient les choix du gouvernement, les spécialistes n’accepteront pas des mesures de baisses tarifaires. Il faut en finir avec une maîtrise comptable de court terme, sans effets restructurants sur l’organisation des soins. Les Spé-CSMF sont favorables à la maîtrise médicalisée… pourvu qu’elle s’appuie sur un consensus partagé entre les médecins et les pouvoirs publics, et dans le but de favoriser la pertinence des soins au bénéfice des patients. »

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LES SPÉ – LA LETTRE N° 5 - MAI 2019 - POURQUOI NOUS ALLONS CREER UN SYNDICAT DE SPECIALISTES

La Lettre n°5 - MAI 2019

L'édito de Patrick GASSER

« Pourquoi nous allons créer un syndicat de spécialistes »

« CPTS, assistants médicaux, loi de santé, plan national d’accès aux soins, burn-out des médecins libéraux, gardes rémunérées, ROSP… dans tous ces projets censés améliorer l’offre et la qualité des soins ou les conditions d’exercice, où sont les spécialistes ? Ils sont parfois nommés, au détour de quelques lignes… histoire de figurer au casting des réformes… mais toujours avec des rôles de second plan. Les spécialistes sont depuis très longtemps les grands oubliés de la politique de santé. Jamais aucune réflexion globale sur leur place dans le parcours de santé, leur concours à la pertinence des soins ou encore l’utilité de leur expertise au service du patient, n’ont été développés par les pouvoirs publics. Jamais l’assurance-maladie ne s’est préoccupée de reconnaitre, sur le plan tarifaire, la qualité de leur exercice. Jamais elle n’a accepté de prendre en compte la hausse des charges, quand les honoraires sont gelés depuis des années, condamnant certaines spécialités à l’inflation des actes pour tenter de conserver le même niveau de revenu. Chaque année, quelques spécialités -toujours les mêmes- sont désignées pour passer au rabot budgétaire du PLFSS. Chaque année, la publication des revenus montre que les spécialistes libéraux, loin d’être les "nantis" décrits à longueur de medias, ont un niveau de vie bien inférieur à leurs confrères européens. Chaque année, les négociations conventionnelles se polarisent sur les soins dits « de premier recours », sans que l‘avenir des spécialistes y soit directement abordé. Pour toutes ces raisons, Les Spé-CSMF ont pris une décision. Nous allons créer un syndicat à part entière, appelé à fédérer largement la cause de l’ensemble des spécialistes ».

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LES SPÉ – LA LETTRE N° 1

La Lettre n° 1 - JANVIER 2019

Chère Consoeur, Cher Confrère,

Dans un contexte de forte actualité dans le domaine de la santé, avec des échéances déterminantes pour l'avenir de la médecine libérale, les Spé-CSMF ont décidé de communiquer autrement en 2019.

Avec ce premier n° des Spé-La Lettre, vous trouverez l'essentiel des informations à connaitre sur l'avant-projet de loi de santé et l'ouverture des négociations avec l'assurance-maladie.

Et vous découvrirez les positions de notre organisation, première instance représentative chez les médecins spécialistes.

Bonne lecture, et à bientôt pour le second numéro de cette news-letter bi-mensuelle.

Bien cordialement.

Dr. Patrick GASSER
Président

NEWSLETTER DE L'U.ME.SPE.-CSMF - UN SYSTEME A RECONSTRUIRE

Dans un parfait concert d’invocations, tous les acteurs de la santé déclinent actuellement leur plateforme de propositions en vue de la modernisation de notre système de soins. La simultanéité n’est pas fortuite car l’époque s’y prête surtout que, pour la première fois dans l’histoire politique récente, la santé et la protection sociale ont été mises au centre des débats de la primaire de la droite, relayée par celle de la gauche. Chacun y va donc de ses revendications au statut de pivot de l’organisation des territoires.

Une bataille a clairement débuté entre les adeptes d’un système conçu comme une organisation pyramidale, reposant sur l’hôpital public et les partisans d’un système plus libéral s’appuyant sur une organisation plus horizontale, plus entrepreneuriale et, donc, moins régulée.

NEWSLETTER DE L'U.ME.SPE. - UNE CONVENTION SANS AMBITION : NOUS AVONS DIT NON.

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Élaborer des propositions répondant aux nécessaires évolutions conceptuelles et tarifaires de la médecine libérale et construire une Convention acceptable permettant à chacun de se retrouver n’est pas chose facile. Aujourd’hui, après 6 mois de travail, l’U.ME.SPE. peut dire sa grande insatisfaction.

Dès le départ, par une lettre de cadrage au directeur de l’UNCAM, la ministre de la Santé, toujours aussi dogmatique, a contraint la Caisse d’Assurance Maladie à mettre en place une politique de revenus pour les médecins libéraux. L’autre volet de cette lettre imposait des choix ciblés de revalorisation pour accompagner la mise en place d’une organisation dictée par la Loi de Santé et permettre, concrètement, d’installer entre la médecine générale et les GHT de l’hôpital public un partenariat contraint et indispensable à la survie de l’hôpital public. L’objectif étant de déstabiliser, de fragiliser et de mettre sous tutelle la médecine libérale de second recours en faisant disparaître les spécialistes de proximité au profit d’une organisation hospitalo-centrée.

Aujourd’hui, à la suite de la signature de trois syndicats, cette convention va être mise en place, elle oppose et clive les médecins entre eux :

• généralistes et spécialistes, avec les premières revalorisations différées fin 2017 pour les spécialistes,

NEWSLETTER DE L'U.ME.SPE. - POURQUOI DIRE NON

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Cinq mois de travail, des semaines de consultation de toutes les spécialités, des sommes d’échanges avec l’ensemble des partenaires conventionnels, notamment les services de l’UNCAM. Pourtant l’échec était prévisible, prévisible pour trois raisons :

• La première est due à la mise en place par le gouvernement et, spécialement, la Ministre de la Santé d’une politique profondément anti libérale et, particulièrement, anti spécialistes au travers de la Loi de modernisation qui, aujourd’hui, devient l’échafaudage de la convention mais, aussi, par la lettre de cadrage qui a été adressée au directeur de l’UNCAM.

• La seconde est la mise en place de mesures de valorisation très dissymétriques et, donc, difficilement acceptables entre les spécialités, ce qui ne manquera pas de créer de la rancœur entre chaque spécialité. Une rancœur très largement exprimée par un syndicat de médecins de généralistes. L’élaboration de cette convention va conduire, inévitablement, à opposer les secteurs 1 et 2, les généralistes et les spécialistes, les spécialités médicales et médico-techniques, la ville et l’hôpital.

Newsletter - Échec attendu pour une négociation passéiste

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Des propositions, on ne peut pas dire, il y en a ! Des farfelues, parfois des structurées ? Rarement des censées. Mais répondront-elles aux besoins et à la prise en charge attendue par la population ? Ces propositions sont dépassées et il est surtout temps de se tourner vers la valorisation des prises en charge ! 4 mois de négociation, aucune volonté de profond changement indispensable pour une médecine libérale qui doit se tourner vers l’avenir.

Les discussions entamées n’ont rien à voir avec l’objectif que s’est donné l’U.ME.SPE. La mise en place d’une politique de revenus n’est pas notre objectif et 2 € ne seront pas le moyen de faire revenir les jeunes vers nos métiers, d’être les bâtisseurs de l’avenir de notre système de soins.

Les inepties n’ont pas manqué ! Discréditant parfois même toute la profession. Passant par la ponction de quelques milliards aux urgences et Samu, à des positions aberrantes sur la vaccination... Globalement une vision de bisounours sans vraie réflexion structurée.

NEWSLETTER - UNE CONVENTION LOINTAINE

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Trois mois de négociations conventionnelles, peu de concret, rien d’acceptable. Certains affirment qu’ils ont imposé les 25 euros, d’autres quittent une séance sous des prétextes injustifiés et reviennent comme si rien ne s’était passé ! Un coup médiatique qui a fait « pschitt »… Par contre quelle crédibilité? Les jeunes internes, étudiants en médecine, qui, au regard de leur futur statut de Docteur, souhaitent s’imposer dans une négociation qui n’est pas la leur… Finalement, un vaudeville désolant et peu attrayant !!

Sur le fond, peu de nouveautés pour préparer la profession à la profonde mutation qui attend le secteur de la santé dans les années à venir. Les acquis sociaux, au travers de la prise en charge des cotisations, sont sanctuarisés et confortés, ils ont vocation à s’étendre à la femme enceinte médecin libéral, mais seulement en secteur 1 au travers d’indemnités journalières !

Des aides publiques à l’installation pour tenter d’apprivoiser et de fixer les jeunes médecins, plutôt généralistes, dans les zones dites sous denses, 50 000 Euros c’est le prix, c’est alléchant, mais est-ce structurant ? Quant au virage ambulatoire porté à grand renfort médiatique, il n’est toujours pas accompagné. Ce virage se résume-t-il à 2 Euros, à l’élargissement d’un forfait médecin traitant de l’enfant et à des mesures forfaitaires ?

NEWSLETTER - REUSSIR UNE NEGOCIATION AVEC DES APOTHICAIRES

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La première partie du marathon de la négociation conventionnelle est terminée. Un tour d’observation où la Caisse d’Assurance Maladie a décliné, au travers de constats et d’hypothèses de travaux, une politique de soins très normative dont l’organisation et le financement pourraient être basés sur un modèle qualifié idéal de « maison de santé ». Forfaits reconstruits mais, surtout, mise en place d’une politique de revenu. Politique de revenu chère à certains et qui semble bien être une priorité pour plusieurs participants. Une politique idéologique à la madame Touraine !

Place au rabotage, une politique pour tuer l’entrepreneuriat.

Idées novatrices pour cette nouvelle convention ? Non, le modèle est figé, surtout ne bougeons pas, cela pourrait induire des dépenses, des débordements de l’enveloppe de ville. Il est urgent d’attendre la faillite du système ! Surtout uniformisons.

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