Infos du président

NEWSLETTER DE L'U.ME.SPE.-CSMF - UN SYSTEME A RECONSTRUIRE

Dans un parfait concert d’invocations, tous les acteurs de la santé déclinent actuellement leur plateforme de propositions en vue de la modernisation de notre système de soins. La simultanéité n’est pas fortuite car l’époque s’y prête surtout que, pour la première fois dans l’histoire politique récente, la santé et la protection sociale ont été mises au centre des débats de la primaire de la droite, relayée par celle de la gauche. Chacun y va donc de ses revendications au statut de pivot de l’organisation des territoires.

Une bataille a clairement débuté entre les adeptes d’un système conçu comme une organisation pyramidale, reposant sur l’hôpital public et les partisans d’un système plus libéral s’appuyant sur une organisation plus horizontale, plus entrepreneuriale et, donc, moins régulée.

NEWSLETTER DE L'U.ME.SPE. - UNE CONVENTION SANS AMBITION : NOUS AVONS DIT NON.

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Élaborer des propositions répondant aux nécessaires évolutions conceptuelles et tarifaires de la médecine libérale et construire une Convention acceptable permettant à chacun de se retrouver n’est pas chose facile. Aujourd’hui, après 6 mois de travail, l’U.ME.SPE. peut dire sa grande insatisfaction.

Dès le départ, par une lettre de cadrage au directeur de l’UNCAM, la ministre de la Santé, toujours aussi dogmatique, a contraint la Caisse d’Assurance Maladie à mettre en place une politique de revenus pour les médecins libéraux. L’autre volet de cette lettre imposait des choix ciblés de revalorisation pour accompagner la mise en place d’une organisation dictée par la Loi de Santé et permettre, concrètement, d’installer entre la médecine générale et les GHT de l’hôpital public un partenariat contraint et indispensable à la survie de l’hôpital public. L’objectif étant de déstabiliser, de fragiliser et de mettre sous tutelle la médecine libérale de second recours en faisant disparaître les spécialistes de proximité au profit d’une organisation hospitalo-centrée.

Aujourd’hui, à la suite de la signature de trois syndicats, cette convention va être mise en place, elle oppose et clive les médecins entre eux :

• généralistes et spécialistes, avec les premières revalorisations différées fin 2017 pour les spécialistes,

NEWSLETTER DE L'U.ME.SPE. - POURQUOI DIRE NON

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Cinq mois de travail, des semaines de consultation de toutes les spécialités, des sommes d’échanges avec l’ensemble des partenaires conventionnels, notamment les services de l’UNCAM. Pourtant l’échec était prévisible, prévisible pour trois raisons :

• La première est due à la mise en place par le gouvernement et, spécialement, la Ministre de la Santé d’une politique profondément anti libérale et, particulièrement, anti spécialistes au travers de la Loi de modernisation qui, aujourd’hui, devient l’échafaudage de la convention mais, aussi, par la lettre de cadrage qui a été adressée au directeur de l’UNCAM.

• La seconde est la mise en place de mesures de valorisation très dissymétriques et, donc, difficilement acceptables entre les spécialités, ce qui ne manquera pas de créer de la rancœur entre chaque spécialité. Une rancœur très largement exprimée par un syndicat de médecins de généralistes. L’élaboration de cette convention va conduire, inévitablement, à opposer les secteurs 1 et 2, les généralistes et les spécialistes, les spécialités médicales et médico-techniques, la ville et l’hôpital.

Newsletter - Échec attendu pour une négociation passéiste

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Des propositions, on ne peut pas dire, il y en a ! Des farfelues, parfois des structurées ? Rarement des censées. Mais répondront-elles aux besoins et à la prise en charge attendue par la population ? Ces propositions sont dépassées et il est surtout temps de se tourner vers la valorisation des prises en charge ! 4 mois de négociation, aucune volonté de profond changement indispensable pour une médecine libérale qui doit se tourner vers l’avenir.

Les discussions entamées n’ont rien à voir avec l’objectif que s’est donné l’U.ME.SPE. La mise en place d’une politique de revenus n’est pas notre objectif et 2 € ne seront pas le moyen de faire revenir les jeunes vers nos métiers, d’être les bâtisseurs de l’avenir de notre système de soins.

Les inepties n’ont pas manqué ! Discréditant parfois même toute la profession. Passant par la ponction de quelques milliards aux urgences et Samu, à des positions aberrantes sur la vaccination... Globalement une vision de bisounours sans vraie réflexion structurée.

NEWSLETTER - UNE CONVENTION LOINTAINE

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Trois mois de négociations conventionnelles, peu de concret, rien d’acceptable. Certains affirment qu’ils ont imposé les 25 euros, d’autres quittent une séance sous des prétextes injustifiés et reviennent comme si rien ne s’était passé ! Un coup médiatique qui a fait « pschitt »… Par contre quelle crédibilité? Les jeunes internes, étudiants en médecine, qui, au regard de leur futur statut de Docteur, souhaitent s’imposer dans une négociation qui n’est pas la leur… Finalement, un vaudeville désolant et peu attrayant !!

Sur le fond, peu de nouveautés pour préparer la profession à la profonde mutation qui attend le secteur de la santé dans les années à venir. Les acquis sociaux, au travers de la prise en charge des cotisations, sont sanctuarisés et confortés, ils ont vocation à s’étendre à la femme enceinte médecin libéral, mais seulement en secteur 1 au travers d’indemnités journalières !

Des aides publiques à l’installation pour tenter d’apprivoiser et de fixer les jeunes médecins, plutôt généralistes, dans les zones dites sous denses, 50 000 Euros c’est le prix, c’est alléchant, mais est-ce structurant ? Quant au virage ambulatoire porté à grand renfort médiatique, il n’est toujours pas accompagné. Ce virage se résume-t-il à 2 Euros, à l’élargissement d’un forfait médecin traitant de l’enfant et à des mesures forfaitaires ?

NEWSLETTER - REUSSIR UNE NEGOCIATION AVEC DES APOTHICAIRES

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La première partie du marathon de la négociation conventionnelle est terminée. Un tour d’observation où la Caisse d’Assurance Maladie a décliné, au travers de constats et d’hypothèses de travaux, une politique de soins très normative dont l’organisation et le financement pourraient être basés sur un modèle qualifié idéal de « maison de santé ». Forfaits reconstruits mais, surtout, mise en place d’une politique de revenu. Politique de revenu chère à certains et qui semble bien être une priorité pour plusieurs participants. Une politique idéologique à la madame Touraine !

Place au rabotage, une politique pour tuer l’entrepreneuriat.

Idées novatrices pour cette nouvelle convention ? Non, le modèle est figé, surtout ne bougeons pas, cela pourrait induire des dépenses, des débordements de l’enveloppe de ville. Il est urgent d’attendre la faillite du système ! Surtout uniformisons.

NEWSLETTER - NEGOCIATION CONVENTIONNELLE DU 24 FEVRIER 2016

Première séance de présentation du timing des étapes de la négociation conventionnelle.

Le Directeur Général met en avant les attentes des patients avec des tensions importantes et a souligné la nécessité du virage de l’ambulatoire et une meilleure efficience des prises en charge.

Rappel du bilan conventionnel qui a été souligné dans les orientations de l’UNCAM avec 660 millions d’euros de prise en charge de l’ancienne convention.

Il est donné les perspectives de travail et quelques éléments de méthode, la mise en place de 3 temps :

- 1ère phase : de mars à avril pour les grands enjeux, et donc d’échanges de propositions,
- 2ème phase : d’avril à mi-juin sur les options qui pourront être prises avec une notion d’équilibre indispensable pour l’ensemble des spécialités,
- 3ème phase, elle doit se terminer avant la fin août, dead line  de la convention, et il est espéré une signature avant la fin juillet.

INFOS DU BUREAU - UNE UNITE DANS LA MOBILISATION SANS PRECEDENT ! UNE VOLONTE COLLECTIVE DE DEFENDRE NOTRE PROFESSION

J-2 nous voilà au terme du préavis. Depuis le mot d’ordre donné par le Comité Directeur de l’U.ME.SPE. le 12 octobre dernier, aucun signe d’une quelconque volonté de concertation ne nous est parvenu du ministère. Le report de quelques mois de la présentation de la loi à l’Assemblée se voulait être « une ouverture », mais la réalité en est toute autre ! Simple moyen politique peu original, misant sur l’essoufflement du mouvement et la démobilisation du terrain. Notre  objectif principal reste celui d’obtenir une réécriture en profondeur d’un texte que nous considérons tous comme inacceptable, plaçant la médecine libérale sous tutelle de l’Etat, condamnant notre profession à la précarité et à la disparition de ses fondements libéraux alors qu’elle répond sans faillir aux besoins de soins de la population.

Ce gouvernement, au travers de deux projets de loi portés, l’un par le Ministre de l’économie, dit « croissance et pouvoir d’achat », l’autre par la Ministre de la santé, dite « loi de santé », attaque de front le milieu libéral, dans un objectif essentiellement idéologique et politique. L’objectif est loin d’être celui d’une recherche de qualité par la compétitivité et la meilleure organisation des soins. Il a, en tout cas, parfaitement réussi à fédérer les libéraux contre lui.

L’ampleur du mouvement de contestation contre ce projet de loi montre le degré de mobilisation des médecins libéraux, généralistes, spécialistes dans et hors des établissements de soins. Une volonté de reconquérir notre identité de médecin, nos propres valeurs. Nous refusons la mise en place d’un système de santé basé sur la « normatisation » et l’administration centralisée, sur la déstructuration de nos métiers au profit de professionnels moins qualifiés, moins chers mais moins efficients.

En région, la mobilisation s’organise, elle est forte et, déjà, les ARS mettent en place les réquisitions indispensables pour répondre à la demande de la population qui ne peut être laissée à elle même dans une période qui doit être festive et heureuse pour tous. Cette démarche de réquisition témoigne de l’indispensable présence des médecins libéraux spécialistes et généralistes pour répondre aux besoins de soins sur l’ensemble du territoire.

MOBILISATION DES MEDECINS SPECIALISTES

J-12 FERMETURE DES CABINETS MEDICAUX DU 24 AU 31 DECEMBRE 2014 - AFFICHES A TELECHARGER

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ETATS GENERAUX DE LA MEDECINE SPECIALISEE LIBERALE DU 7 DECEMBRE

30 spécialités étaient représentées par leur président et des membres de leur Bureau comme la pédiatrie, la radiologie, l’endocrinologie, la neurologie, la rhumatologie, les omnipraticiens, la cardiologie, la psychiatrie, la chirurgie orthopédique… (la liste n’est pas exhaustive). Des syndicats pluri-catégoriels étaient présents, de même que toutes les régions y compris les DOM. 

La Fédération hospitalière des établissements privés était représentée par une délégation.  Les jeunes internes de l’ISNI ont également répondu présents, représentés par leur président.

Les intervenants et les participants ont fait le même constat au terme de cette matinée : l’esprit délétère et dogmatique de cette loi qui n’a aucun sens en termes de construction et de développement du soin et de la santé sur l’ensemble des territoires français. 

INFOS DU BUREAU - L'HEURE DE LA MOBILISATION

Le Comité Directeur de l’U.ME.SPE./CSMF, réuni le dimanche 12 octobre en assemblée plénière de rentrée, constate qu’au travers des projets de lois, portés par le Ministère de la Santé et celui des Finances, le gouvernement s’attaque frontalement à la médecine libérale et la condamne à la précarité au profit de l’hôpital public, des financiers et des marchands.

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