Communiqués de presse Umespe-CSMF

EGORA - INTERVIEW du Dr. PATRICK GASSER

 SYSTÈME DE SANTÉ "Ce n'est pas au médecin généraliste de tout gérer", s'agacent les spécialistes
Par Catherine Le Borgne le 25-11-2017

Bousculés par la priorité donnée à la médecine générale, dans le cadre de la lutte contre la désertification médicale et l'organisation des soins primaires, les médecins spécialistes veulent faire entendre leur voix. Sous la houlette du Dr Patrick Gasser, le président de l'UMESPE-CSMF, ils se réunissent toute la journée, dans de premiers Etats Généraux de la médecine spécialisée, pour peaufiner leur projet politique. Avec, au programme, la question d'un éventuel retour dans le giron conventionnel.

Qu'est- ce qui vous a conduit à réunir, ce samedi, les premiers Etats généraux de la médecine spécialisée ? Les médecins spécialistes sont-ils les mal aimés de la réorganisation en cours des soins primaires ?

Le Quotidien du Médecin - Interview du Dr Patrick GASSER

Dr Patrick Gasser (UMESPE) : « La revalorisation d'un ou deux euros, c'est obsolète »
23.11.2017 - Marie FOULT

La branche spécialiste de la CSMF (UMESPE) organise samedi les premiers États généraux de la médecine spécialisée à Paris. Centres ambulatoires, délégations de tâches, rémunération à l'épisode de soins, relations avec les complémentaires et même adhésion à la convention : le Dr Patrick Gasser, président de l'UMESPE, passe à l'offensive sur tous les sujets.

LE QUOTIDIEN : Lors des États généraux de la médecine spécialisée, samedi prochain, vous évoquerez d'emblée le modèle allemand des « MVZ » véritables centres ambulatoires pluridisciplinaires sans hébergement. Cela vous inspire ?  

Dr PATRICK GASSER : Oui, une consœur allemande viendra nous parler des Medizinische Versorgungszentren (MVZ). Ce sont des centres médicaux de proximité, développés au départ en Allemagne de l'Est, qui se sont ensuite déployés dans tout le pays. On y trouve des généralistes et des spécialistes, libéraux mais aussi salariés. Ce modèle de centres ambulatoires nous semble intéressant pour améliorer la coordination sur un territoire car nous réfléchissons en termes de responsabilité populationnelle. Mais il nous faut absolument réfléchir au modèle économique. En France, il n'a toujours pas été trouvé pour les maisons et pôles de santé, perfusés à l'argent public…

Communiqué de presse de l'UMESPE-CSMF - COUR DES COMPTES : UNE ANALYSE PARTISANE ET D'UN AUTRE TEMPS

La Cour des Comptes, dans le cadre de son rapport annuel sur la sécurité sociale, cherche encore une fois le « bouc émissaire » pour expliquer la dynamique des dépenses de soins.

L’ensemble de la communauté économique s’accorde pour dire, d’une part, que le chiffre normal de l’évolution naturelle des dépenses est de 4% minimum, chiffre aujourd’hui intenable pour notre pays, d’autre part, que la valeur des actes médicaux est très en deçà des tarifs du reste des pays européens de même niveau socio-économique. Rappelons que la valeur des actes (CCAM), pour la plus grande majorité des médecins spécialistes, n’a que très peu évolué depuis 2004, n’a pas suivi l’évolution des charges mais, surtout, que la convention 2016 n’a permis aucune revalorisation des médecins de secteur 2.

Ce rapport dénote d’une méconnaissance totale de l’évolution des prises en charge de nos concitoyens. Les usagers souhaitent, aujourd’hui, obtenir une prise en charge de plus en plus expertale. C’est le rôle du médecin spécialiste d’étayer les diagnostics, de définir la démarche de soins et le parcours du patient, d’adapter la prise en charge de façon permanente au progrès médical et de garantir, ainsi, l’efficience médico-économique de la démarche individuelle de soins.

Communiqué de presse de l'U.ME.SPE.-CSMF - LES SPECIALISTES LIBERAUX REPENSENT NOTRE SYSTEME DE SOINS

L’U.ME.SPE-CSMF accueille avec beaucoup d’intérêt la proposition d’Olivier Véran sur la mise en place d’un « contrat de mandature ». Les défis en matière de santé pour les cinq prochaines années sont déjà bien identifiés et doivent être portés le plus rapidement selon le souhait du Président de la République. Emmanuel Macron a proposé un objectif des dépenses pluriannuel. Le moment apparaît en effet pertinent, les clivages partisans vont ainsi devoir céder au pragmatisme…

NOTE DE PRESSE UMESPE-CSMF - CONFERENCE DE PRESSE JEUDI 6 JUILLET 2017

LE PARCOURS DE SOINS
L'Union nationale des MEdecins SPEcialistes Confédérés veut mettre la réforme en marche.

Patrick GASSER - Président de l’UMESPE-CSMF

Le comité directeur de l’U.ME.SPE-CSMF du 11 Juin dernier a donné mandat au président et à son Bureau d’élaborer un projet global de refondation de l’engagement politique et social des médecins spécialistes dans notre système de solidarité devant la maladie.

L’ambition est de soumettre, d’abord, ce projet à l’ensemble des verticalités qui constituent l’U.ME.SPE-CSMF, puis d’engager une discussion dans l’enceinte confédérale pour rechercher une synthèse avec sa composante omnipraticienne. En effet, ce projet ne sera viable que s’il est porté par toute la CSMF, fédère toutes les spécialités et est partagé par les médecins généralistes. Au-delà, il a vocation à être soumis aux tutelles politiques et aux instances régulatrices.

Le moment apparaît en effet pertinent quand les clivages partisans apparaissent devoir céder au pragmatisme.

Pourquoi une initiative des spécialistes, maintenant ?

Avec une belle unanimité, l’ensemble des déclarations politiques récentes – émanant d’élus ou prétendants, observateurs ou patients/usagers – plébiscitent le premier recours et méconnaissent, quand elles ne l’ignorent pas, la place des spécialistes dans l’écosystème de soins ou de santé.

COMMUNIQUE DE PRESSE COMMUN - UMESPE-CSMF / SJBM - LES JEUNES GENERATIONS INTEGRENT L'U.ME.SPE.-CSMF

                      

L'U.ME.SPE.-CSMF annonce l’entrée dans son comité directeur du Syndicat national des Jeunes Biologistes Médicaux, SJBM.

Le SJBM représente les jeunes biologistes, il est représentatif de la profession. Il a choisi de renforcer les rangs de l'U.ME.SPE.-CSMF pour porter les valeurs de l'exercice libéral et de l'indépendance des professionnels.

L’adhésion de la branche libérale d’un syndicat représentant les internes, les biologistes du secteur public et les biologistes du secteur privé est un signal fort en faveur de l'union intergénérationnelle des médecins pour répondre avec dynamisme aux défis de la médecine de demain.

Le SJBM portera aux côtés du SNMB (Syndicat National des Médecins Biologistes), déjà adhérent à l’U.ME.SPE.-CSMF, la voix de la biologie médicale. Cette spécialité a subi une mutation profonde de l'exercice libéral ces dernières années associée à des regroupements de laboratoires de biologie médicale, une financiarisation du secteur et des normes de qualité particulièrement contraignantes.

Communiqué de presse de l'U.ME.SPE.-CSMF - Dr Agnès Buzyn, nouvelle ministre de la Santé : restaurer la confiance une étape incontournable pour répondre aux enjeux de demain.

L’UMESPE-CSMF (Union des Médecins Spécialistes – Confédération des Syndicats Médicaux Français) prend acte de la nomination de Madame Agnès Buzyn au ministère des Solidarités et de la Santé.  L’UMESPE-CSMF rappelle que notre système de santé traverse une crise majeure impactant, par son ampleur, les secteurs public et privé. Il est, aujourd’hui, urgent de trouver des solutions permettant à l’ensemble des usagers d’avoir accès au meilleur soin sur l’ensemble du territoire national.

Communiqué de presse de l'U.ME.SPE.-CSMF - LES BUGS DE LA NOUVELLE NOMENCLATURE QUI ARRANGENT BIEN LA CNAM

L’UMESPE-CSMF dénonce les bugs et les directives anticipées de la Caisse aux éditeurs de logiciels qui n’ont pas permis aux pédiatres de mettre en place des revalorisations attendues et obtenues lors de la dernière négociation conventionnelle (Association de lettres-clés).

L’UMESPE-CSMF dénonce la complexité des cotations qui, aujourd’hui, entraine d’une part des erreurs de cotations, d’autre part, engendre une lassitude des professionnels au vu du maquis des cotations et de l’usine à gaz construite dans cette nouvelle convention.

Communiqué de presse de l'U.ME.SPE.-CSMF - LES SPECIALISTES EXCLUS DES REVALORISATIONS : LA PREMIERE MARCHE VERS LES INEGALITES DE PRISE EN CHARGE

L’UMESPE-CSMF rappelle que la consultation du médecin généraliste passe à 25 Euros au 1er mai. Cette revalorisation est bien loin de la revalorisation indispensable pour redonner à la médecine libérale les moyens de pratiquer une médecine de qualité et de permettre ainsi à tous les usagers d’accéder à des soins optimums dans tous les territoires.

Cette augmentation tarifaire ne concerne que les médecins généralistes de secteur 1. Pour tous les autres : médecins en secteur 2, médecins spécialistes, aucune augmentation n’est prévue à cette date et celles attendues dans 6 mois restent hypothétiques et pourraient bien être reléguées aux calendes grecques si le Comité d’alerte signifie le dépassement de l’ONDAM…

La Caisse et les syndicats signataires de la convention ont fait le choix de créer une nouvelle lettre clé (MMG) réservée aux médecins généralistes, créant ainsi un clivage dans la profession. La lettre clé « C » n’est pas modifiée et donc le tarif du spécialiste consultant codifié « C2 » reste au même niveau tarifaire, de même que la consultation journalière en établissement de soins (C0,8).

L’UMESPE-CSMF rappelle que la consultation du spécialiste, « Cs », n’a pas bougé depuis juin 2006 et, qu’à l’époque, cette augmentation avait été de 0,13 Euros, l’acte tarifé à 22,87 Euros datant de 1996.

Communiqué de presse de l'U.ME.SPE.-CSMF - SOUTIEN AUX INTERNES DE SPECIALITES DANS LA RECONNAISSANCE DE LEUR FORMATION

L’U.ME.SPE.-CSMF soutient et accompagne le préavis de grève des internes à partir du 31 mars 2017 qui s’insurgent contre la construction de leur maquette de formation au travers de la réforme du troisième cycle.

Les internes de certaines spécialités dénoncent le manque de concertation pour construire leur formation. Ils s’opposent au démantèlement de leur spécialité au profit de l’uniformisation des cursus. Ainsi, pour l’hépato-gastroentérologie, la réduction du temps de formation à 4 années conduira à une baisse de la qualité des formations notamment pour l’endoscopie interventionnelle, la proctologie.

Bien d’autres spécialités sont dans le même cas, notamment la cardiologie au travers des actes de cardiologie interventionnelle, l’ophtalmologie, l’anesthésie réanimation.

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