Communiqués de presse Umespe-CSMF

Communiqué de presse Les Spé - FAIRE DISPARAITRE LA MEDECINE SPECIALISEE LIBERALE DE PROXIMITE ?

« Les Spé » ont pris connaissance des données de l'Union nationale des associations de gestion agréées. Pour la première fois, les revenus de la médecine de spécialité sont globalement en baisse pour une majorité des médecins spécialistes. Ces chiffres reflètent l’absence de considération des pouvoirs publics vis-à-vis de l’ensemble des spécialités médicales, médicotechniques et chirurgicales ; d’ailleurs, les politiques n’ont de cesse de stigmatiser les médecins spécialistes et les compléments d’honoraires pourtant indispensables à leur exercice. Ces données en sont la preuve et justifieront la construction, demain, d’un espace de liberté tarifaire pour tous les médecins.

La France est un des seuls pays à conserver un maillage territorial de spécialistes aussi développé. Les spécialistes apportent l’expertise, la qualité des prises en charge dans la proximité. La médecine spécialisée est le vecteur de l’innovation, elle est le pilote du parcours pertinent, le gestionnaire de la prise en charge efficiente de l’usager dans le cadre de sa pathologie. Comment justifier des niveaux aussi faibles pour certaines spécialités, endocrinologie, pédiatrie, psychiatrie, biologie … qui ont nécessité tant d’années d’investissement, d’études et de formation (en moyenne 10 ans) ?

Communiqué de presse - Les Spé-CSMF SE PRONONCENT SUR L'AVENANT N° 6

Un comité directeur extraordinaire des « Spé-CSMF » s’est tenu le mercredi 23 mai 2018 pour analyser le projet d’avenant n° 6, Télémédecine. Ce texte est en deçà des attentes du terrain.

La téléconsultation, outil novateur et indispensable pour la prise en charge demain de toute la population sur l’ensemble du territoire, reste limitée à la prise en charge du patient connu par le médecin téléconsultant. L’avis ponctuel de consultant n’est pas, pour l’instant, reconnu par l’Assurance Maladie dans le cadre de cet accord conventionnel. Il est indispensable, dans un avenir proche, d’élargir le champ de la téléconsultation à tous les patients pour toutes les formes de demande pour, ainsi, coller au mieux aux usages de cette forme de prise en charge dans le cadre d’un panier de soins défini.

Dans le même registre, « Les Spé-CSMF » s’interrogent sur le niveau de rémunération de 12 et 20 euros pour une « téléexpertise », ces montants sont-ils dignes de l’expertise du médecin ? Il ne peut s’agir que d’une erreur de sémantique et nous pensons qu’ils s’apparentent à un simple conseil, voire à un télé-suivi. La caisse n’a pas à avoir peur de l’explosion des dépenses tant le niveau de rémunération est ridicule pour un médecin spécialiste expert dans son domaine de compétence. Il est bon de rappeler que la valeur cible est de 17 euros pour la lecture de la rétinographie par un ophtalmologue. Du chemin reste à parcourir pour honorer le médecin spécialiste à sa juste valeur !

Communiqué de presse "Les Spé-CSMF" - UN « PLAN IMAGERIE » CENTRÉ SUR LA PERTINENCE POUR RETROUVER LA CONFIANCE

Le Bureau des « Spé-CSMF » a analysé le protocole d’accord entre la CNAM et la FNMR sur l’imagerie médicale. Ce texte est innovant car, pour la première fois, il est construit au travers d’un prisme médical même si l’objectif premier est celui de diminuer les dépenses de santé en imagerie.

Les « Spé-CSMF » constatent que les deux parties ont fait le pari de la pertinence des actes au travers d’un meilleur ciblage des prescriptions et de la réalisation des actes d’imagerie. Cet accord engage clairement, aujourd’hui, tous les acteurs de la prise en charge des patients. Les patients seront aussi des acteurs responsables de la réussite de cette démarche innovante en acceptant cette méthode de pertinence.Ce plan est d’autant plus innovant qu’il réintroduit la valeur du Z, perdu en avril 2017, en cas d’atteinte des objectifs prédéfinis. Une architecture volontariste et ambitieuse est posée en installant un partage, une redistribution des gains si les objectifs sont dépassés.

Cette démarche est aussi identique dans le cadre plus spécifique de l’échographie qui aujourd’hui est en progression exponentielle. Les spécialités réalisant ces actes sont, elles aussi amenées à s’engager dans une même procédure indispensable au maintien des tarifs. De la même façon, il sera impératif de valoriser l’avis d’expert concomitamment à l’acte d’échographie. Ces deux procédures ne peuvent plus être niées.

Communiqué de presse - "AVENANT TELEMEDECINE" PREMIER PAS VERS LA MEDECINE DE SPECIALITE

Le Bureau des « Spé-CSMF » a analysé les propositions négociées dans le cadre de l’avenant dit « télémédecine » de la convention médicale. Des avancées ont été obtenues mais le constat est mitigé.

L’ouverture de la consultation à toute la population dès septembre 2018 par voie numérique est une excellente initiative car elle répond à une demande de plus en plus importante des patients et sa réussite dépend d’une part de l’accompagnement des pouvoirs publics au travers d’un développement actif du réseau numérique encore très insuffisant, d’autre part du remboursement de la consultation.

Pour l’aspect télé expertise, le niveau de rémunération reste très en-dessous des propositions tarifaires des syndicats, par contre sa reconnaissance confirme bien l’importance de la médecine spécialisée d’expertise dans la prise en charge de l’ensemble des maladies chroniques. Un suivi médico économique devra être rapidement mis en place pour analyser l’impact sur la qualité et la pertinence des prises en charge. Si l’analyse s’avère concluante en terme médico économique, il sera impératif de revaloriser ces tarifs sous peine d’un arrêt complet de la démarche initiée. S’il est vrai que la médecine a un coût, il faut se souvenir que l’innovation a un prix.

Communiqué de presse - UN COMPROMIS POUR UN AVENIR DE NOTRE SYSTEME DE SANTE

Les « Spé-CSMF » dénoncent la politique du rabot tarifaire menée par le gouvernement dont la CNAMTS est le bras armé.

Depuis plusieurs mois, la Caisse d’Assurance Maladie élabore, à grande échelle, un plan d’économie aux dépens des médecins spécialistes. Jamais un plan n’avait été aussi important. Un plan triennal d’imagerie, en cours de négociation, impactera en priorité nos collègues radiologues mais bien d’autres spécialités sont ou seront touchées. Ces baisses tarifaires concernent des examens contribuant à la prise en charge du diagnostic de nos patients et risquent, à moyen terme, d’impacter la qualité mais, aussi, la réalisation de ces actes en proximité.

Pour la radiothérapie, les diminutions tarifaires sont déjà effectives, espérons que l’impact de ces diminutions ne déstabilisera pas les structures de radiothérapie de proximité tant libérales que publiques.

Communiqué de presse - Patrick GASSER réélu président des SPE-CSMF

Le Comité Directeur de l’Union Nationale des Médecins Spécialistes confédérés (Les SPÉ-CSMF) s’est réuni le dimanche 4 mars 2018 et, selon ses statuts, a procédé au renouvellement de son Bureau national.

Patrick GASSER a été réélu au poste de président.

Le nouveau Bureau élu est un Bureau qui fédère l’ensemble des verticalités et assure une représentation équilibrée entre les spécialités cliniques, médico-techniques et celles des blocs opératoires.

Au moment où le gouvernement s’apprête à déployer une réforme de notre système de santé dans le cadre de la Stratégie nationale de santé, « Les SPÉ-CSMF », au sein de la Confédération, se fixe, comme première priorité, la reconnaissance de toutes les spécialités dans les parcours de soins et de santé de tous les usagers. La médecine spécialisée doit avoir un rôle de cogestion dans la prise en charge des pathologies chroniques et des patients polypathologiques aux côtés du médecin traitant. Les spécialistes porteront leur Projet Politique construit en 2017 au sein de la CSMF, mais aussi à l’extérieur de la maison confédérale. Ils seront présents pour assurer l’avenir de notre système de soins et redonner sa place à chacun des acteurs de la prise en charge des patients.

CONFERENCE DE PRESSE UMESPE 24 JANVIER 2018 - Étude d’opinion publiée pour l’UMESPE-CSMF et PROJET POLITIQUE DE L'UMESPE-CSMF

Satisfaits de leurs spécialistes,  les Français placent la compétence en priorité absolue

Marie Foult | 24.01.2018 - QUOTIDIEN DU MEDECIN

85 % des Français se déclarent satisfaits des spécialistes libéraux en ce qui concerne le diagnostic de leurs maladies et 75 % sont contents de leur « suivi » (seuls 3 % se déclarent « pas du tout » satisfaits). Tels sont les enseignements d'une étude Viavoice* réalisée pour l'Union des médecins spécialistes confédérés (UMESPE-CSMF), présentée ce mercredi. 

Si les patients expriment leur satisfaction générale, ils trouvent sans suprise que les délais d'attente sont assez longs (46 %) et même « très longs » (46 % également) pour un rendez-vous auprès d'un ophtalmologiste, dermatologue, cardiologue ou pédiatre et que le lieu de ce rendez-vous est éloigné de leur domicile (51 %).

« L'expertise » des spécialistes de second recours est plébiscitée puisque 61 % placent en première priorité le besoin de bonne compétence en cas de maladie sérieuse (avant la bonne accessibilité aux soins à 47 %). Un tiers réclament en priorité du temps médical « pour bien comprendre leur pathologie ». L'accueil dans des conditions agréables n'est cité en priorité que dans 14 % des cas... 

EGORA - INTERVIEW du Dr. PATRICK GASSER

 SYSTÈME DE SANTÉ "Ce n'est pas au médecin généraliste de tout gérer", s'agacent les spécialistes
Par Catherine Le Borgne le 25-11-2017

Bousculés par la priorité donnée à la médecine générale, dans le cadre de la lutte contre la désertification médicale et l'organisation des soins primaires, les médecins spécialistes veulent faire entendre leur voix. Sous la houlette du Dr Patrick Gasser, le président de l'UMESPE-CSMF, ils se réunissent toute la journée, dans de premiers Etats Généraux de la médecine spécialisée, pour peaufiner leur projet politique. Avec, au programme, la question d'un éventuel retour dans le giron conventionnel.

Qu'est- ce qui vous a conduit à réunir, ce samedi, les premiers Etats généraux de la médecine spécialisée ? Les médecins spécialistes sont-ils les mal aimés de la réorganisation en cours des soins primaires ?

Le Quotidien du Médecin - Interview du Dr Patrick GASSER

Dr Patrick Gasser (UMESPE) : « La revalorisation d'un ou deux euros, c'est obsolète »
23.11.2017 - Marie FOULT

La branche spécialiste de la CSMF (UMESPE) organise samedi les premiers États généraux de la médecine spécialisée à Paris. Centres ambulatoires, délégations de tâches, rémunération à l'épisode de soins, relations avec les complémentaires et même adhésion à la convention : le Dr Patrick Gasser, président de l'UMESPE, passe à l'offensive sur tous les sujets.

LE QUOTIDIEN : Lors des États généraux de la médecine spécialisée, samedi prochain, vous évoquerez d'emblée le modèle allemand des « MVZ » véritables centres ambulatoires pluridisciplinaires sans hébergement. Cela vous inspire ?  

Dr PATRICK GASSER : Oui, une consœur allemande viendra nous parler des Medizinische Versorgungszentren (MVZ). Ce sont des centres médicaux de proximité, développés au départ en Allemagne de l'Est, qui se sont ensuite déployés dans tout le pays. On y trouve des généralistes et des spécialistes, libéraux mais aussi salariés. Ce modèle de centres ambulatoires nous semble intéressant pour améliorer la coordination sur un territoire car nous réfléchissons en termes de responsabilité populationnelle. Mais il nous faut absolument réfléchir au modèle économique. En France, il n'a toujours pas été trouvé pour les maisons et pôles de santé, perfusés à l'argent public…

Communiqué de presse de l'UMESPE-CSMF - COUR DES COMPTES : UNE ANALYSE PARTISANE ET D'UN AUTRE TEMPS

La Cour des Comptes, dans le cadre de son rapport annuel sur la sécurité sociale, cherche encore une fois le « bouc émissaire » pour expliquer la dynamique des dépenses de soins.

L’ensemble de la communauté économique s’accorde pour dire, d’une part, que le chiffre normal de l’évolution naturelle des dépenses est de 4% minimum, chiffre aujourd’hui intenable pour notre pays, d’autre part, que la valeur des actes médicaux est très en deçà des tarifs du reste des pays européens de même niveau socio-économique. Rappelons que la valeur des actes (CCAM), pour la plus grande majorité des médecins spécialistes, n’a que très peu évolué depuis 2004, n’a pas suivi l’évolution des charges mais, surtout, que la convention 2016 n’a permis aucune revalorisation des médecins de secteur 2.

Ce rapport dénote d’une méconnaissance totale de l’évolution des prises en charge de nos concitoyens. Les usagers souhaitent, aujourd’hui, obtenir une prise en charge de plus en plus expertale. C’est le rôle du médecin spécialiste d’étayer les diagnostics, de définir la démarche de soins et le parcours du patient, d’adapter la prise en charge de façon permanente au progrès médical et de garantir, ainsi, l’efficience médico-économique de la démarche individuelle de soins.

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