Communiqués de presse Les Spé-CSMF

Classification Commune des Actes Médicaux : Comment le gouvernement continue de démanteler la médecine spécialisée en gynécologie et obstétrique.

L’U.ME.SPE./CSMF s’inquiète de l’ouverture de la Classification Commune des Actes Médicaux (CCAM) aux sages-femmes leur donnant ainsi l’accès à des actes médicaux de gynécologie et de néonatologie.

Par contre, l’U.ME.SPE./CSMF est opposée à l’utilisation de la CCAM des actes des médecins par les sages-femmes, ce qui conduit à niveler les compétences de professionnels de santé qui n’ont pas les mêmes qualifications, formations, responsabilités et coût d'exercice.

L’U.ME.SPE./CSMF reste ouverte à l’application de protocoles de prise en charge sous la responsabilité des médecins et rappelle sa proposition -  laissée à ce stade « lettre morte »  - de mettre en place un plan de santé de l’enfant garantissant un travail cohérent et coordonné de tous les acteurs, respectueux des compétences et des responsabilités de chacun.

PROJET DE LOI SANTE : LES MEDECINS SPECIALISTES LIBERAUX INCREDULES

Le Bureau de L’U.ME.SPE., réuni hier, a analysé, une nouvelle fois, l’ensemble du projet de loi de santé au sortir de la réunion de la commission des affaires sociales qui s’est tenue à l’Assemblée Nationale.

L’U.ME.SPE./CSMF constate, une nouvelle fois, que le texte est très loin des attentes et des besoins pourtant indispensables à la prise en charge des patients et annoncés dans la stratégie nationale de santé.

L’U.ME.SPE./CSMF conteste ce projet de loi « dit » de « modernisation » qui :

-    Oublie  de  se  concerter  avec  une  partie  des  acteurs  de  terrain, (il est significatif de constater que le coordonnateur de la mission, le Dr DECALF, n’a toujours pas été entendu),

-    Oublie de spécifier le rôle des médecins spécialistes dans le parcours de soins,

UNE MOBILISATION INDISPENSABLE POUR UN INTERET COLLECTIF ET INDIVIDUEL

L’U.ME.SPE./CSMF se réjouit de la participation de l’ensemble des syndicats médicaux à la journée santé morte du 31 Mars.

A la suite de la Manifestation du 15 Mars, les lignes n’ont pas bougé et des éléments profondément anti libéraux restent toujours inscrits dans le texte qui a été porté à l’Assemblée et modifié par la commission des affaires sociale.

Le texte est présenté aujourd’hui aux députés en séance publique à l’Assemblée Nationale, la profession doit montrer son unité et sa détermination dans la défense  du métier.

L’U.ME.SPE./CSMF demande à tous les médecins spécialistes exerçant en clinique et hors établissement de participer aux actions organisées par les syndicats pluri-catégoriels.

LA MISSION SUR LA MEDECINE SPECIALISEE : UN RAPPORT ENCOMBRANT ?

Quatre jours après le rendu du rapport sur la médecine spécialisée, pas un seul mot de la Ministre sur un travail innovant !

Dans le cadre des groupes de travail sur le projet de loi réunissant l’ensemble des syndicats représentatifs, a été élaboré, pour la première fois, un document sur la médecine spécialisée. Il s’agit d’un document structuré positionnant la médecine de spécialité dans le parcours de santé de tous nos concitoyens. Aujourd’hui, le médecin généraliste souhaite être reconnu dans son rôle de coordinateur. En miroir, le médecin spécialiste doit retrouver son identité et ce rapport permet de souligner le rôle que doivent jouer les spécialistes au travers des enjeux de santé publique de demain, dans la structuration de l’organisation du soin.
Un rapport pragmatique apportant des solutions sans exclusion, en gardant l’unité du métier de médecin et en développant le nécessaire lien entre généralistes et spécialistes. Des pistes pour réussir le pari du virage ambulatoire et de la prévention.

L’U.ME.SPE./CSMF fait un constat amer. A aucun moment, il n’a été fait état de ce rapport. Par contre, le gouvernement, au travers des amendements qu’il a portés, reste sur des schémas pensés par la technostructure d’Etat :

 - Le médecin généraliste porte d’entrée et régulateur du parcours du patient.
 - L’hôpital offreur de soins et seul lieu d’expertise des prises en charge de la maladie.

Un oubli de taille qui montre la volonté de ce gouvernement et de Madame la Ministre d’écarter la médecine spécialisée du soin de proximité.

LA REPONSE DU PREMIER MINISTRE A LA MANIFESTATION : UNE CONFERENCE DE SANTE, LE GOUVERNEMENT PERSISTE DANS SES ERREURS

L’U.ME.SPE./CSMF constate, qu’à la suite de la réunion organisée par le Premier Ministre, en présence de la Ministre de la Santé, le dialogue est complètement rompu.
Le constat est d’autant plus amer que, depuis des semaines, les représentants des médecins libéraux se sont prêtés aux jeux de la concertation qui s’est avéré n’être qu’une mascarade, dont l’objectif n’a été que de gagner du temps pour mieux faire passer une loi fondée sur une idéologie d’un autre temps.

La réunion du « mépris » du pouvoir politique envers les médecins libéraux.

Proposer la mise en place d’une conférence de santé, à la suite d’une mobilisation sans précédent, où, de façon intergénérationnelle, les médecins libéraux ont dit non au projet de loi de santé, est une insulte envers le métier et l’identité du médecin dans la société.

Aujourd’hui, l’U.ME.SPE./CSMF ne peut que rejeter en bloc ce projet de loi alors que l’ensemble de la communauté médicale s’accorde à dire qu’une loi de santé est indispensable pour l’avenir de notre système de soins.

Cette nuit, la commission des affaires sociales a adopté, au travers d’un amendement, la création d’une « usine à gaz » permettant d’installer le tiers payant généralisé dès 2017. Le médecin, à l’heure où les tâches administratives sont déjà lourdes, deviendra le contrôleur des droits des patients et, au terme de sa recherche, pourra effectuer le tiers payant.
En contre partie de ce tiers payant, tous les patients devront autoriser l’Assurance Maladie à prélever les franchises sur leur propre compte bancaire.

Ne riez pas ! Ne pensez-vous pas que la solution du tiers payant monétique aurait été beaucoup plus facile à installer ?

En modifiant les missions du médecin qui deviendra aussi le contrôleur de l’accès à la gratuité, le gouvernement modifie profondément le rapport entre le patient et son médecin.

40 000 professionnels de santé dans la rue, une Ministre sourde, jusqu’où faudra-t-il aller ?

   Le 15 mars n’a pas été une journée de manifestation comme les autres pour 3 raisons :

• Une union syndicale, un même message  « tous unis contre le projet de loi de santé »,
• Une mobilisation intergénérationnelle,
• Une volonté de conserver les bases du métier de soignant, dans le cadre de la liberté d’entreprendre.

Le 15 mars, une manifestation au delà des espérances de tous les syndicats, un succès qui ne peut être réfuté et qui confirme le rejet total d’un texte que seul un gouvernement fragilisé porte.

Aujourd’hui, le corps médical a été responsable en participant, au travers des groupes de travail, à une dernière tentative d’écriture d’un texte élaboré par la profession.
Comme toute réponse, la Ministre de la Santé a balayé d’un revers de main cette journée, elle a insulté, par ses déclarations, l’ensemble des professionnels et, particulièrement, le corps médical. Non, Madame TOURAINE, la sécu n’est pas le lien entre le patient et son médecin !
Insulte par le dédain, insulte par le mensonge, insulte par la manipulation des idées. Est-il digne, pour un politique, de tenter d’opposer le soignant et le patient ?
Pourquoi semer ainsi la discorde dans le milieu de la santé alors même qu’il serait préférable de mettre du lien au service des malades ?

COMMUNIQUE DE PRESSE - CONCERTATION, MANIPULATION, SIMULACRE !

Une nouvelle fois, la Ministre de la Santé, lors de sa conférence de presse du 9 mars, a montré sa volonté de passer en force son projet de loi, confortée, en cela dès le lendemain par le Premier Ministre

La mise en place de groupes de travail n’aura donc été, finalement, qu’un simulacre de concertation.
Les déclarations de la Ministre ne sont que de la provocation, rien n’a bougé :

La Ministre de la Santé claque la porte au nez des médecins libéraux sur le sujet du SPH.

L’Union des médecins spécialistes confédérés (l’U.ME.SPE./CSMF), premier syndicat des médecins spécialistes, découvre par voie de presse que la Ministre de la Santé semble opposée à l’ouverture d’autres missions de service public que celle déjà existante, qui est restreinte à la PDSES dans le cadre des services d’urgences déjà existants. Les soins palliatifs ont d’ailleurs disparu !

Très clairement, l’U.ME.SPE./CSMF a formellement demandé, dans le cadre des échanges avec le Cabinet depuis plusieurs mois mais aussi, très clairement, lors de la mise en place du groupe de travail sur le SPH lundi 26 janvier, (date du courrier de la Ministre à la FHF), d’ouvrir onze des quatorze missions du service public hospitalier (Art 62112-1 défini dans le Code de la Santé au travers de la Loi HPST). Ces missions, dans un souci d’efficacité de notre système de santé, doivent être proposées à tous les médecins libéraux et donc pour les établissements de soins privés doivent être intégrées dans le cadre du SPH Associé.

Mettre en place un groupe de travail sur les modalités du SPH et laisser penser, dans le cadre d’une lettre aux représentants de l’hospitalisation publique, que le SPH ne sera en aucune façon modifié relève de l’enfumage et de la manipulation.
L’U.ME.SPE./CSMF refuse d’intégrer un groupe de travail pour simplement prendre acte des conclusions de la négociation entre les établissements privés et le Ministère de la Santé.

Le 15 mars 2015, l’U.ME.SPE./CSMF aux côtés des Jeunes dans une manifestation unitaire

L’Union Nationale des spécialistes confédérés (l’U.ME.SPE./CSMF), premier syndicat des médecins spécialistes, se félicite de la décision de l’ISNI et de l’ISNCCA d’appeler l’ensemble des internes et des chefs de clinique à se mobiliser contre le projet de loi de santé porté par le gouvernement.

L’U.ME.SPE./CSMF constate que l’ensemble des acteurs partagent pleinement la même analyse des écrits et qu’il ne s’agit pas simplement d’un problème de sémantique mais bien un problème de fond porté par une idéologie d’un autre temps. Aujourd’hui, personne ne veut du Service public hospitalier, du service territorial de santé au public, du tiers payant, du transfert de compétence, comme il est ficelé.

L’U.ME.SPE./CSMF, comme elle l’a déjà exprimé, doute sur le timing proposé par le ministère et considère qu’il faut repousser l’analyse de la loi pour permettre une vraie réécriture d’un texte qui ne correspond à aucun des enjeux exprimés par les acteurs du soin et de la santé.

L’U.ME.SPE./CSMF se place, dès maintenant, aux côtés des Jeunes, avenir de la profession. Elle appelle tous les médecins spécialistes libéraux à se mobiliser, à participer activement à la préparation de cette manifestation du 15 mars à Paris pour dénoncer cette loi destructrice des fondements de la médecine libérale.

Le front uni est bien aujourd’hui au complet. Seule une réécriture en profondeur sera acceptée.

Dr; Patrick GASSER
Président

CONFERENCE DE PRESSE DE L'U.ME.SPE.

NOTE DE PRESSE du Dr Patrick GASSER,
Président

L’UMESPE-CSMF a tenu à reprendre la parole afin de réaffirmer les attentes fortes des médecins spécialistes dans le contexte actuel de contestation
du projet de loi de Santé et du malaise profond qui traverse la profession.
En effet, la médecine spécialisée libérale, qui a tenu ses Etats Généraux le 7 décembre dernier, à l’initiative conjointe de la CSMF et de l’UMESPE,
est mobilisée et attend des réponses fortes et structurantes
 

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