Communiqués de presse Les Spé-CSMF

LA DESOBEISSANCE CIVILE, C’EST LE 1er JUILLET

L’U.ME.SPE., branche spécialiste de la CSMF, appelle tous les médecins libéraux à s’engager dans la désobéissance civile et à dire non à la politique de santé de l’Etat dictée par la loi Touraine.

Dire NON :

1°. C’est refuser d’appliquer, dès le 1er juillet 2015, le tiers payant pour les patients bénéficiaires de l’aide à la complémentaire santé (ACS). L’U.ME.SPE./CSMF est opposée, aujourd’hui, à l’usine à gaz construite par le Cabinet de Madame TOURAINE et la Caisse d’Assurance Maladie. Elle n’est qu’une machine à mettre sous tutelle la médecine libérale comme l’a si bien décrit Madame Brigitte DORMONT, conseillère du Premier Ministre.

2°. C’est continuer à accompagner, comme nous le faisons depuis des années, les patients en difficultés financières et, ainsi, conserver le socle social de la médecine libérale.

UNE CONFERENCE INUTILE, UNE REPONSE : LE BOYCOTT

L’U.ME.SPE., branche spécialiste de la CSMF, salue la position de la CSMF à la sortie de l’Hôtel Matignon, appelant au boycott de la conférence de santé organisée par le gouvernement prévue en Janvier 2016.

L’U.ME.SPE./CSMF affirme que la mise en place de cette conférence est bien trop tardive et illogique car elle se positionne en aval de la loi de santé. Elle aurait du être le vecteur des options retenues dans le cadre de la concertation et aurait pu porter une réflexion commune pour une loi de santé partagée. 

L’U.ME.SPE./CSMF rappelle que la mise en place des commissions de concertation pour la loi de santé n’a été qu’un leurre, une mascarade pour permettre au gouvernement d’enfumer les médecins libéraux et  faire passer un texte idéologique et profondément antilibéral.

L’U.ME.SPE./CSMF considère comme un affront, une insulte, la composition proposée du comité de pilotage de cette conférence ; les personnalités nommées ne représentant en aucun cas l’ensemble du milieu de la santé et encore moins le milieu libéral.

LA SANTE OTAGE D’UN GOUVERNEMENT EN DIFFICULTE, UNE TOTALE OPPOSITION DES MEDECINS LIBERAUX

Suite à son comité directeur qui s’est tenu le 14 juin 2015, rassemblant 38 spécialités, l’U.ME.SPE./CSMF demande un retrait global de la loi de santé portée par la Ministre de la Santé.

Le comité directeur constate, à la relecture du texte de loi voté par les députés, qu’elle ne correspond pas aux attentes des professionnels de santé portées dans les commissions de concertation mises en place dans un second temps.
 
Cette loi reste le vecteur qui mettra les médecins libéraux sous la dépendance de l’Etat mais aussi, demain, sous l’emprise des complémentaires de santé.

L’U.ME.SPE./CSMF est opposée à la mise en place de réseaux de soins que les assureurs  veulent mettre en œuvre dans le cadre du marché juteux de la complémentaire pour tous. Ces réseaux seront le moyen de faire disparaître l’indépendance des professionnels et le secret médical.

Pour l’U.ME.SPE./CSMF, l’ensemble de ces décisions est le moyen de faire disparaître la médecine libérale au profit de l’hôpital public et le tiers-payant est un instrument de cet objectif.

RESULTATS DU CAS : L'UNION DES MEDECINS SPECIALISTES REVOLTEE PAR LA PRESENTATION DES RESULTATS PAR LE CISS. L'U.ME.SPE./CSMF CLARIFIE DES POINTS ET DENONCERA LE CONTRAT S'IL N'EVOLUE PAS.

L’U.ME.SPE./CSMF rappelle que le contrat d’accès aux soins est avant tout un contrat social passé entre les complémentaires santé, l’Assurance Maladie et les partenaires conventionnels représentant des médecins libéraux, ce avec l’approbation de la Ministre de la Santé. Le but du CAS est de permettre une meilleure accessibilité aux soins dans une période de difficultés financières de notre pays au bénéfice des patients. Si chacun a fait un effort : les complémentaires santé elles n’ont pas rempli leurs engagements, elles en ont plutôt profité !

Plus de 11000 édecins libéraux tous secteurs confondus ont signé le CAS. Par là même, ils se sont engagés à modérer les compléments d’honoraires mais, aussi, à favoriser leurs remboursements par les assureurs complémentaires. Pour les médecins libéraux, le CAS est une réussite partielle. Pourquoi : deux  acteurs, les médecins libéraux et la Caisse d’Assurance Maladie ont rempli leur part du contrat. Les médecins se sont engagés à modérer, pendant la durée de ce contrat, la progression des compléments d’honoraires avec même une baisse en valeur absolue pour les médecins. L’Assurance Maladie s’est engagée, elle, à revaloriser certains tarifs, et a, par ailleurs, rempli son engagement de prendre en charge une partie des cotisations sociales des médecins signataires .

Vote de la loi de santé Ou comment le Gouvernement organise le pillage des médecins spécialistes de proximité au profit des finances de l’hôpital public.

Au lendemain d’un simulacre de vote à l’Assemblée Nationale sur le projet de Loi de modernisation de notre système de santé, l’U.ME.SPE./CSMF, l’Union Nationale des Médecins Spécialistes Confédérés, tient à rappeler sa ferme opposition à ce texte et appelle les 60.000 médecins spécialistes à se joindre à l’acte de « désobéissance civile » quant à l’application du tiers payant généralisé.

Enfin, l’U.ME.SPE./CSMF s’insurge face à l’incohérence totale du texte de la Ministre de la Santé, voulue par le Président de la République, consistant à faire croire à la mise en place d’une organisation de santé de proximité en omettant sciemment d’y intégrer les médecins spécialistes, au profit de l’Hôpital Public.
  
L’objectif du Gouvernement est bien de piller les médecins spécialistes de proximité pour renflouer les caisses de l’Hôpital Public… Tout cela au détriment du patient.
Par le rejet des amendements sur la place des médecins spécialistes dans l’organisation des soins de proximité, le gouvernement vient d’installer le « gate kipper ». L’U.ME.SPE./CSMF conteste la mise en place d’une organisation de proximité au travers du prisme d’une prise en charge organisée et structurée par les équipes de soins primaires. Par cette mesure, le gouvernement montre bien sa volonté de rendre la médecine spécialisée libérale de proximité moribonde pour la réintégrer dans les établissements de soins publics et, ainsi, en gérer l’accès et la pénurie.

Classification Commune des Actes Médicaux : Comment le gouvernement continue de démanteler la médecine spécialisée en gynécologie et obstétrique.

L’U.ME.SPE./CSMF s’inquiète de l’ouverture de la Classification Commune des Actes Médicaux (CCAM) aux sages-femmes leur donnant ainsi l’accès à des actes médicaux de gynécologie et de néonatologie.

Par contre, l’U.ME.SPE./CSMF est opposée à l’utilisation de la CCAM des actes des médecins par les sages-femmes, ce qui conduit à niveler les compétences de professionnels de santé qui n’ont pas les mêmes qualifications, formations, responsabilités et coût d'exercice.

L’U.ME.SPE./CSMF reste ouverte à l’application de protocoles de prise en charge sous la responsabilité des médecins et rappelle sa proposition -  laissée à ce stade « lettre morte »  - de mettre en place un plan de santé de l’enfant garantissant un travail cohérent et coordonné de tous les acteurs, respectueux des compétences et des responsabilités de chacun.

PROJET DE LOI SANTE : LES MEDECINS SPECIALISTES LIBERAUX INCREDULES

Le Bureau de L’U.ME.SPE., réuni hier, a analysé, une nouvelle fois, l’ensemble du projet de loi de santé au sortir de la réunion de la commission des affaires sociales qui s’est tenue à l’Assemblée Nationale.

L’U.ME.SPE./CSMF constate, une nouvelle fois, que le texte est très loin des attentes et des besoins pourtant indispensables à la prise en charge des patients et annoncés dans la stratégie nationale de santé.

L’U.ME.SPE./CSMF conteste ce projet de loi « dit » de « modernisation » qui :

-    Oublie  de  se  concerter  avec  une  partie  des  acteurs  de  terrain, (il est significatif de constater que le coordonnateur de la mission, le Dr DECALF, n’a toujours pas été entendu),

-    Oublie de spécifier le rôle des médecins spécialistes dans le parcours de soins,

UNE MOBILISATION INDISPENSABLE POUR UN INTERET COLLECTIF ET INDIVIDUEL

L’U.ME.SPE./CSMF se réjouit de la participation de l’ensemble des syndicats médicaux à la journée santé morte du 31 Mars.

A la suite de la Manifestation du 15 Mars, les lignes n’ont pas bougé et des éléments profondément anti libéraux restent toujours inscrits dans le texte qui a été porté à l’Assemblée et modifié par la commission des affaires sociale.

Le texte est présenté aujourd’hui aux députés en séance publique à l’Assemblée Nationale, la profession doit montrer son unité et sa détermination dans la défense  du métier.

L’U.ME.SPE./CSMF demande à tous les médecins spécialistes exerçant en clinique et hors établissement de participer aux actions organisées par les syndicats pluri-catégoriels.

LA MISSION SUR LA MEDECINE SPECIALISEE : UN RAPPORT ENCOMBRANT ?

Quatre jours après le rendu du rapport sur la médecine spécialisée, pas un seul mot de la Ministre sur un travail innovant !

Dans le cadre des groupes de travail sur le projet de loi réunissant l’ensemble des syndicats représentatifs, a été élaboré, pour la première fois, un document sur la médecine spécialisée. Il s’agit d’un document structuré positionnant la médecine de spécialité dans le parcours de santé de tous nos concitoyens. Aujourd’hui, le médecin généraliste souhaite être reconnu dans son rôle de coordinateur. En miroir, le médecin spécialiste doit retrouver son identité et ce rapport permet de souligner le rôle que doivent jouer les spécialistes au travers des enjeux de santé publique de demain, dans la structuration de l’organisation du soin.
Un rapport pragmatique apportant des solutions sans exclusion, en gardant l’unité du métier de médecin et en développant le nécessaire lien entre généralistes et spécialistes. Des pistes pour réussir le pari du virage ambulatoire et de la prévention.

L’U.ME.SPE./CSMF fait un constat amer. A aucun moment, il n’a été fait état de ce rapport. Par contre, le gouvernement, au travers des amendements qu’il a portés, reste sur des schémas pensés par la technostructure d’Etat :

 - Le médecin généraliste porte d’entrée et régulateur du parcours du patient.
 - L’hôpital offreur de soins et seul lieu d’expertise des prises en charge de la maladie.

Un oubli de taille qui montre la volonté de ce gouvernement et de Madame la Ministre d’écarter la médecine spécialisée du soin de proximité.

LA REPONSE DU PREMIER MINISTRE A LA MANIFESTATION : UNE CONFERENCE DE SANTE, LE GOUVERNEMENT PERSISTE DANS SES ERREURS

L’U.ME.SPE./CSMF constate, qu’à la suite de la réunion organisée par le Premier Ministre, en présence de la Ministre de la Santé, le dialogue est complètement rompu.
Le constat est d’autant plus amer que, depuis des semaines, les représentants des médecins libéraux se sont prêtés aux jeux de la concertation qui s’est avéré n’être qu’une mascarade, dont l’objectif n’a été que de gagner du temps pour mieux faire passer une loi fondée sur une idéologie d’un autre temps.

La réunion du « mépris » du pouvoir politique envers les médecins libéraux.

Proposer la mise en place d’une conférence de santé, à la suite d’une mobilisation sans précédent, où, de façon intergénérationnelle, les médecins libéraux ont dit non au projet de loi de santé, est une insulte envers le métier et l’identité du médecin dans la société.

Aujourd’hui, l’U.ME.SPE./CSMF ne peut que rejeter en bloc ce projet de loi alors que l’ensemble de la communauté médicale s’accorde à dire qu’une loi de santé est indispensable pour l’avenir de notre système de soins.

Cette nuit, la commission des affaires sociales a adopté, au travers d’un amendement, la création d’une « usine à gaz » permettant d’installer le tiers payant généralisé dès 2017. Le médecin, à l’heure où les tâches administratives sont déjà lourdes, deviendra le contrôleur des droits des patients et, au terme de sa recherche, pourra effectuer le tiers payant.
En contre partie de ce tiers payant, tous les patients devront autoriser l’Assurance Maladie à prélever les franchises sur leur propre compte bancaire.

Ne riez pas ! Ne pensez-vous pas que la solution du tiers payant monétique aurait été beaucoup plus facile à installer ?

En modifiant les missions du médecin qui deviendra aussi le contrôleur de l’accès à la gratuité, le gouvernement modifie profondément le rapport entre le patient et son médecin.

Pages