Communiqués de presse Les Spé-CSMF

Communiqué de presse de l'U.ME.SPE.-CSMF - LA MEDECINE SPECIALISEE LA GRANDE ABSENTE DES DEBATS

Le Comité Directeur de l’U.ME.SPE.-CSMF s’est réuni le dimanche 5 mars. L’U.ME.SPE.-CSMF constate que la médecine spécialisée libérale est exclue de la pensée et des propositions portées par les candidats à la Présidence de la République. Pourtant, des publications montrent que la difficulté d’accès à l’expertise, donc aux médecins spécialistes, est la raison principale de la dégradation de notre système de soins.

L’U.ME.SPE.-CSMF se refuse de cautionner un système à l’anglo-saxonne, adulé par notre administration centrale qui, aujourd’hui, fait la preuve de son échec à tel point que le NHS est remis en cause.

Le parcours de soins doit être modernisé pour permettre une meilleure fluidité dans la prise en charge de la maladie aigue et chronique, du domicile à l’hospitalisation. Seule la coordination entre les médecins généralistes et les médecins spécialistes permettra d’obtenir une meilleure performance. Les notions de « gate-keeper » et de médecin omniscient, portées par certains, sont des notions d’un autre temps et conduiront vers une explosion des dépenses et la non qualité.

Communiqué de presse de l'U.ME.SPE.-CSMF - LA RADIOLOGIE ENCORE ATTAQUEE : QUELLE SERA LA SPECIALITE SUIVANTE ?

L’UNCAM, par sa décision d’utiliser l’article 99 de la LFSS de 2017 contre les radiologues, sabote volontairement toute convention médicale. Comment, demain, un syndicat médical responsable pourrait-il signer une convention en sachant, qu’en fonction du bon vouloir du directeur général, des baisses tarifaires pourront intervenir sur le seul fait du « prince » ?

Communiqué de presse de l'U.ME.SPE.-CSMF - UNE GESTION COMPTABLE AVEUGLE AUX DEPENS DE LA QUALITE : L'UNCAM PERSISTE DANS SA REFLEXION

A l’heure où il est indispensable d’investir dans les technologies de la santé, l’UNCAM, poussée par la Ministre de la Santé, donne, encore une fois, un mauvais signal aux médecins libéraux.

« Absurde » est le mot juste pour qualifier cette décision de baisser d’autorité le tarif de la lettre clef Z et du forfait technique de 2% du scanner, de l’IRM, du PET scan chez les radiologues libéraux. Personne ne s’étonnera de voir, demain, des sociétés de radiologie en faillite car certaines sont déjà en grandes difficultés. Voilà maintenant plusieurs années, qu’au travers de plans d’économie triennaux, la spécialité de radiologie est mise à mal et dévalorisée sous prétexte que leurs revenus ont été les plus importants.  

Communiqué de presse - Réforme du troisième cycle des études médicales, une réforme bien mal partie, l’U.ME.SPE.-CSMF appelle à la concertation

La réforme du 3ème cycle des études médicales est en voie d’achèvement. Le constat est aujourd’hui catastrophique : cette réforme, attendue de tous, risque d’être rejetée par la plus grande majorité.

Communiqué de presse - L’U.ME.SPE.-CSMF conteste l’impact financier supposé de la convention. Une disparition programmée des médecins spécialistes libéraux !

Le rapport de la CARMF, qui publie chaque année les revenus des médecins libéraux, met en lumière le recul important des chiffres d’affaires de certaines spécialités en 2015, en particulier les spécialités cliniques. Les chiffres oscillent entre -0,94% pour la rhumatologie et -5,55% pour la gynécologie, en passant par -2,6% pour l’endocrinologie et -4,43% pour la pédiatrie.

Parallèlement, la CNAM assure le service après-vente de la convention et affirme que tous les médecins verront une augmentation substantielle de leur chiffre d’affaires, entre 3 000 et 16 000 euros.

Les chiffres avancés sont le résultat de manipulations de données qui sont loin de refléter la réalité. Ces montants ne se concrétiseraient au mieux qu’à la fin 2019 et représenteraient les évolutions tarifaires après plus de quinze ans de blocage de la valeur de l’acte médical. Ils sont également calculés à partir d’un volume d’actes cliniques hypothétique. Ainsi, les 10 000 euros supplémentaires supposés dont devraient bénéficier les pédiatres reposent sur une hypothèse du maximum possible et de l’utilisation systématique de majorations spécifiques toujours plus complexes. De même, le coût de l’ASV est noté comme un avantage « protection sociale » sonnant et trébuchant, alors que le médecin la finance en partie ! La CNAM inclut aussi l’impact du forfait structure qui, rappelons-le, est soumis à l’accord de l’UNOCAM.

Communiqué de presse - L’U.ME.SPE.-CSMF soutient sans réserve les médecins généralistes dans leur combat pour revaloriser leur spécialité.

 À la suite de la réunion publique organisée par les médecins de Bretagne, en soutien aux médecins généralistes attaqués par la caisse d’Assurance Maladie d’IIle et Vilaine pour tarifer 25 euros leur consultation, le Bureau de l’U.ME.SPE.-CSMF condamne fermement les attaques, de même que les méthodes utilisées par cette caisse.
 
Pourquoi vouloir opposer les élus et la population de cette ville contre leurs médecins qui ont, jusqu’à présent, toujours répondu à leur demande ? Pourquoi vouloir ainsi stigmatiser la profession pour une revendication légitime ? Le clivage semble être le leitmotiv de cette administration, c’est une méthode qui, aujourd’hui, est condamnée par tous.

NOTE DE PRESSE DE L'UMESPE.-CSMF 20 Octobre 2016

NOTE DE PRESSE  DE L'U.ME.SPE.-CSMF :
QUEL AVENIR POUR LES PLATEAUX TECHNIQUES LOURDS ?

par Patrick GASSER, Président de l’U.ME.SPE. - CSMF
Christian Michel ARNAUD
(anesthésiste réanimateur – Président du SNARF)
Claude MAILAENDER (chirurgien orthopédiste)

INTERVENTION DE Patrick GASSER

L’U.ME.SPE. ne laissera pas la médecine spécialisée être remise en cause par une convention médicale au service d’une loi dogmatique.

Depuis le vote de la loi de modernisation de la santé portée par Marisol Touraine, la médecine libérale spécialisée ne se retrouve pas dans la mise en place d’une politique qui se disait volontariste en portant un secteur ambulatoire fort. Politique qui devait développer une prise en charge de nos concitoyens au plus proche de leur lieu de vie.

Chacun s’accorde pour dire que nos professionnels libéraux sont très compétents et personne ne nie le dynamisme de l’hospitalisation privée et les professionnels y exerçant. Ils avaient des objectifs fixés et les taux de prise en charge, aujourd’hui, en ambulatoire pour l’hospitalisation privée sont de 52%, en progression annuelle de 2 points. Les équipes se sont appropriées cette dynamique et il n’y aura pas de retour en arrière. Ils sont bien le moteur de la réussite.

Les professionnels, les médecins se sentent trahis ! Le plan d’économie concernant la chirurgie ambulatoire est en place avec une baisse tarifaire inscrite pour 2017 qui ne peut être que délétère pour le développement de ce mode de prise en charge, même si une partie des efforts sont reportés sur la chirurgie conventionnelle. La campagne tarifaire, couplée à la nouvelle convention, ne seront, demain, que des freins à l’innovation, innovations technologiques indispensables à la meilleure qualité des actes mais, aussi, innovation organisationnelle incontournable pour la sécurité des patients.

Communiqué de presse U.ME.SPE. - Chercher l'erreur : les mutuelles engrangent, les patients trinquent.

Voilà qu’un comparateur de mutuelle, dont les partenaires sont aussi des mutuelles, dénonce un reste à charge pour les patients et tente de stigmatiser les médecins de secteur 2 en leur conseillant d’éviter de les consulter.

Oui la facture est salée pour les usagers des mutuelles. Ceux qui possédaient une mutuelle de santé antérieurement le savent déjà depuis plusieurs mois et la Ministre de la Santé vient de le découvrir !! Il est vrai que, dans la fonction publique, ce système n’existe pas.

Les contrats responsables ont été mis en place par le gouvernement qui considérait qu’une mutuelle pour tous était une avancée sociale ! Eh bien, une grande partie des Français s’aperçoit, aujourd’hui, de ce que cela veut dire…Ces fameux contrats plafonnent les remboursements dans toutes les dépenses de soins et, mécaniquement le reste à charge augmente … et la Ministre s’en étonne !

Communiqué de presse - UNE INSULTE A LA MEDECINE SPECIALISEE

L’U.ME.SPE. a découvert, hier, les propositions de l’UNCAM avec frayeur. Quatre mois de réunions pour un texte qui est une insulte à la profession et, particulièrement, aux médecins spécialistes.

Ce texte, qui comporte aujourd’hui pour 99 % des propositions orientées sur des forfaits, est une ineptie pour la médecine libérale. L’U.ME.SPE. n’est pas encore dans l’optique de signature d’une convention salariale.

Demain, une consultation de base des spécialistes sera moins valorisée que celle de la médecine générale. L’U.ME.SPE. ne soutiendra jamais cette démarche car elle est la négation de l’expertise médicale, l’expertise est l’avenir de tous les médecins, de toute la profession sans exception.

L’U.ME.SPE. n’acceptera pas la stigmatisation du secteur 2 par l’absence de revalorisation tarifaire. Le médecin en secteur 2 est un médecin conventionné, c’est à la Caisse de prendre la responsabilité du remboursement du patient.

Communiqué de presse - NON CREDIBLE : UNE HABITUDE POUR L’UFC-QUE CHOISIR

L’U.ME.SPE. a pris connaissance - comme quasiment chaque année !! - de l’étude de UFC-Que Choisir sur l’accessibilité aux soins : aux mêmes constats erronés, les mêmes solutions aberrantes…

Faire le constat de déserts médicaux qui n’existent que parce qu’il existe des déserts populationnels tout court n’est pas un scoop.

L’U.ME.SPE. souhaite rappeler, à cette organisation, que les études de la DRESS ont montré que les médecins sont les professionnels qui maillent le mieux le territoire après les coiffeurs et les pharmaciens.

Par contre, l’U.ME.SPE. s’inquiète de la désertification de centres urbains, parfois de manière très importante, notamment à Paris et sa région. Cette responsabilité incombe très largement aux élus locaux et nationaux par l’absence de prospective : d’aménagement du territoire et de politique de la ville volontariste et responsable.

Comme à son habitude, l’UFC-Que Choisir donne, sur les dépassements d’honoraires, des chiffres erronés qui sont très loin de la réalité de terrain et de ceux publiés par l’UNCAM voici plusieurs mois. Les dépassements ont régressé, probablement en raison de la mise en place du CAS mais de façon Insuffisante, à notre sens pour deux raisons :

• l’absence d’implication des complémentaires santé dans le remboursement des compléments d’honoraires,
• la mise en place de l’assurance complémentaire obligatoire (ANI) dont on peut questionner l’utilité car, dans la plupart des contrats, les compléments sont exclus de prise en charge.

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