Communiqués de presse Les Spé-CSMF

Communiqué de presse - L’U.ME.SPE.-CSMF soutient sans réserve les médecins généralistes dans leur combat pour revaloriser leur spécialité.

 À la suite de la réunion publique organisée par les médecins de Bretagne, en soutien aux médecins généralistes attaqués par la caisse d’Assurance Maladie d’IIle et Vilaine pour tarifer 25 euros leur consultation, le Bureau de l’U.ME.SPE.-CSMF condamne fermement les attaques, de même que les méthodes utilisées par cette caisse.
 
Pourquoi vouloir opposer les élus et la population de cette ville contre leurs médecins qui ont, jusqu’à présent, toujours répondu à leur demande ? Pourquoi vouloir ainsi stigmatiser la profession pour une revendication légitime ? Le clivage semble être le leitmotiv de cette administration, c’est une méthode qui, aujourd’hui, est condamnée par tous.

NOTE DE PRESSE DE L'UMESPE.-CSMF 20 Octobre 2016

NOTE DE PRESSE  DE L'U.ME.SPE.-CSMF :
QUEL AVENIR POUR LES PLATEAUX TECHNIQUES LOURDS ?

par Patrick GASSER, Président de l’U.ME.SPE. - CSMF
Christian Michel ARNAUD
(anesthésiste réanimateur – Président du SNARF)
Claude MAILAENDER (chirurgien orthopédiste)

INTERVENTION DE Patrick GASSER

L’U.ME.SPE. ne laissera pas la médecine spécialisée être remise en cause par une convention médicale au service d’une loi dogmatique.

Depuis le vote de la loi de modernisation de la santé portée par Marisol Touraine, la médecine libérale spécialisée ne se retrouve pas dans la mise en place d’une politique qui se disait volontariste en portant un secteur ambulatoire fort. Politique qui devait développer une prise en charge de nos concitoyens au plus proche de leur lieu de vie.

Chacun s’accorde pour dire que nos professionnels libéraux sont très compétents et personne ne nie le dynamisme de l’hospitalisation privée et les professionnels y exerçant. Ils avaient des objectifs fixés et les taux de prise en charge, aujourd’hui, en ambulatoire pour l’hospitalisation privée sont de 52%, en progression annuelle de 2 points. Les équipes se sont appropriées cette dynamique et il n’y aura pas de retour en arrière. Ils sont bien le moteur de la réussite.

Les professionnels, les médecins se sentent trahis ! Le plan d’économie concernant la chirurgie ambulatoire est en place avec une baisse tarifaire inscrite pour 2017 qui ne peut être que délétère pour le développement de ce mode de prise en charge, même si une partie des efforts sont reportés sur la chirurgie conventionnelle. La campagne tarifaire, couplée à la nouvelle convention, ne seront, demain, que des freins à l’innovation, innovations technologiques indispensables à la meilleure qualité des actes mais, aussi, innovation organisationnelle incontournable pour la sécurité des patients.

Communiqué de presse U.ME.SPE. - Chercher l'erreur : les mutuelles engrangent, les patients trinquent.

Voilà qu’un comparateur de mutuelle, dont les partenaires sont aussi des mutuelles, dénonce un reste à charge pour les patients et tente de stigmatiser les médecins de secteur 2 en leur conseillant d’éviter de les consulter.

Oui la facture est salée pour les usagers des mutuelles. Ceux qui possédaient une mutuelle de santé antérieurement le savent déjà depuis plusieurs mois et la Ministre de la Santé vient de le découvrir !! Il est vrai que, dans la fonction publique, ce système n’existe pas.

Les contrats responsables ont été mis en place par le gouvernement qui considérait qu’une mutuelle pour tous était une avancée sociale ! Eh bien, une grande partie des Français s’aperçoit, aujourd’hui, de ce que cela veut dire…Ces fameux contrats plafonnent les remboursements dans toutes les dépenses de soins et, mécaniquement le reste à charge augmente … et la Ministre s’en étonne !

Communiqué de presse - UNE INSULTE A LA MEDECINE SPECIALISEE

L’U.ME.SPE. a découvert, hier, les propositions de l’UNCAM avec frayeur. Quatre mois de réunions pour un texte qui est une insulte à la profession et, particulièrement, aux médecins spécialistes.

Ce texte, qui comporte aujourd’hui pour 99 % des propositions orientées sur des forfaits, est une ineptie pour la médecine libérale. L’U.ME.SPE. n’est pas encore dans l’optique de signature d’une convention salariale.

Demain, une consultation de base des spécialistes sera moins valorisée que celle de la médecine générale. L’U.ME.SPE. ne soutiendra jamais cette démarche car elle est la négation de l’expertise médicale, l’expertise est l’avenir de tous les médecins, de toute la profession sans exception.

L’U.ME.SPE. n’acceptera pas la stigmatisation du secteur 2 par l’absence de revalorisation tarifaire. Le médecin en secteur 2 est un médecin conventionné, c’est à la Caisse de prendre la responsabilité du remboursement du patient.

Communiqué de presse - NON CREDIBLE : UNE HABITUDE POUR L’UFC-QUE CHOISIR

L’U.ME.SPE. a pris connaissance - comme quasiment chaque année !! - de l’étude de UFC-Que Choisir sur l’accessibilité aux soins : aux mêmes constats erronés, les mêmes solutions aberrantes…

Faire le constat de déserts médicaux qui n’existent que parce qu’il existe des déserts populationnels tout court n’est pas un scoop.

L’U.ME.SPE. souhaite rappeler, à cette organisation, que les études de la DRESS ont montré que les médecins sont les professionnels qui maillent le mieux le territoire après les coiffeurs et les pharmaciens.

Par contre, l’U.ME.SPE. s’inquiète de la désertification de centres urbains, parfois de manière très importante, notamment à Paris et sa région. Cette responsabilité incombe très largement aux élus locaux et nationaux par l’absence de prospective : d’aménagement du territoire et de politique de la ville volontariste et responsable.

Comme à son habitude, l’UFC-Que Choisir donne, sur les dépassements d’honoraires, des chiffres erronés qui sont très loin de la réalité de terrain et de ceux publiés par l’UNCAM voici plusieurs mois. Les dépassements ont régressé, probablement en raison de la mise en place du CAS mais de façon Insuffisante, à notre sens pour deux raisons :

• l’absence d’implication des complémentaires santé dans le remboursement des compléments d’honoraires,
• la mise en place de l’assurance complémentaire obligatoire (ANI) dont on peut questionner l’utilité car, dans la plupart des contrats, les compléments sont exclus de prise en charge.

COMMUNIQUE DE PRESSE - CONVENTION MEDICALE : RIEN POUR LES MEDECINS SPECIALISTES ! UNE NEGOCIATION BIEN MAL ENGAGEE

L’U.ME.SPE./CSMF a pris connaissance dans les pages économiques d’un quotidien national de certaines suggestions de l’assurance maladie concernant la future négociation conventionnelle. Il est fait état notamment de « propositions ciblées » pour les médecins spécialistes, accompagnées d’une enveloppe budgétaire « peau de chagrin » d’une centaine de millions d’euros en comparaison des 500 millions pour la revalorisation indispensable de la consultation de médecine générale à 25 Euros.
Personne ne semble s’étonner du tarif de la consultation du spécialiste qui semblerait rester à 23 Euros !
De plus, l’assurance maladie aurait comme idée de proposer une diminution de la prise en charge des charges sociales des médecins de secteur 1.
Quelles idées saugrenues ! L’U.ME.SPE./CSMF rappelle que la consultation du médecin spécialiste était de 22,87 Euros en 1997 et 23 Euros en 2004, demain sera-t-elle inférieure à celle du médecin généraliste ? L’U.ME.SPE./CSMF souligne que le tarif des actes établi en 2004 n’a toujours pas évolué.

Alors que le gouvernement porte la mise en place des parcours de soins structurés et le virage ambulatoire, il continue à vouloir marginaliser les médecins spécialistes qui ont été exclus des parcours de soins et maintenant de la valorisation de leurs prestations.
Toutes ces déclarations portent à penser que l’on veut exclure les médecins spécialistes libéraux de la construction de la nouvelle convention.

COMMUNIQUE DE PRESSE - DESOBEISSANCE TARIFAIRE : UNE MESURE DE SURVIE POUR LA QUALITE DES SOINS ET L'ATTRACTIVITE DE LA MEDECINE LIBERALE

L’U.ME.SPE./CSMF appelle l’ensemble des médecins spécialistes à modifier les tarifs des consultations et des actes techniques immédiatement pour permettre à la médecine libérale de retrouver un semblant de croissance et, ainsi, permettre aux professionnels d’avoir une bouffée d’oxygène après plus de 10 ans de blocage des honoraires.

La consultation de base du médecin spécialiste est à 23 euros depuis 1997 et, depuis 2004, le tarif des actes n’a pas évolué. Cette situation est inacceptable car ce blocage ne permet pas aux médecins spécialistes :

• d’accéder aux techniques innovantes et donner à tous nos concitoyens le même soin,
• de rénover les cabinets médicaux et de mettre en place des procédures d’accompagnement indispensables à la prise en charge des patients,
• d’augmenter le temps médical nécessaire à la prise en charge des cas complexes de plus en plus fréquents. L’expertise doit être reconnue.

Devant ce désengagement des pouvoirs publics, l’U.ME.SPE./CSMF ne peut qu’appeler et accompagner un mouvement tarifaire qui devient la seule alternative pour les médecins libéraux. Comment les nouvelles générations, demain, arriveront-elles à gérer cette situation ? Comment faire revenir les jeunes diplômés ? Un héritage que l’U.ME.SPE./CSMF ne souhaite pas léguer aux plus jeunes.

COMMUNIQUE DE PRESSE - "DEUXIEME AVIS" UN SITE INTERNET CONSTRUIT SUR DES IDEES DU PASSE

L’U.ME.SPE./CSMF a pris connaissance de l’ouverture du site « deuxième avis », site marchand dans le domaine du soin.

Pour la seconde fois dans l’année, des entreprises privées à but lucratif s’engouffrent dans le domaine du soin où l’on sait que l’usager est le plus demandeur et le plus vulnérable.

L’U.ME.SPE./CSMF s’interroge sur la démarche du comité scientifique, composé de personnalités du monde de la santé qui utilisent les prétextes de « combler l’inégalité en santé et la perte de chance ».

Cette démarche n’est en aucun cas une démarche de qualité et de sécurité des prises en charge à l’heure où l’on développe la concertation pluridisciplinaire pour établir un projet de soin personnalisé.

Cette démarche est inégalitaire financièrement même si, à terme, certaines mutuelles « pour VIP» s’engageront à rembourser ce type de prestation. Comment peut-on demander sa carte bleue à un patient avant même avoir échangé avec lui ? Comment un ancien président de la HAS, la vice présidente du CISS, des médecins de l’hôpital public (à l’heure du SPH) peuvent-ils porter ce type d’approche ? Approche qui n’a rien d’innovant, au contraire, elle nous rappelle le mandarinat des années 1970 auquel ce comité scientifique est peut-être nostalgique ?

Le CAS : un contrat à revisiter pour construire un espace de liberté pour tous les médecins

L’U.ME.SPE/CSMF constate, au travers des éléments communiqués par la CNAMTS, que le CAS n’est pas une réussite comme veut bien le prétendre la caisse.

Effectivement, trois ans après la mise en place de ce contrat, peu de médecins pouvant y accéder y ont adhéré. L’absence de confiance, envers l’Etat et les acteurs du financement du soin, ne peut expliquer à elle seule cette faible participation.

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