COMMUNIQUE DU SNOF

Ophtalmologie : le travail aidé se développe fortement, avec un impact positif sur l’accès aux soins des Français

Le Docteur Thierry Bour, Président du SNOF, dévoile ce matin les résultats d’une étude exclusive réalisée auprès des ophtalmologistes sur le travail aidé dans la filière visuelle : le travail en équipe s’est fortement développé depuis 4 ans, 63% des ophtalmologistes le pratiquant. Cette organisation a un impact significatif sur le nombre d’actes de soins, permettant la prise en charge de 3,1 millions de patients supplémentaires en 4 ans, pour un nombre d’ophtalmologistes équivalent. Ce mode de travail novateur en France, a encore un fort potentiel de déploiement, en particulier auprès des ophtalmologistes du secteur 1. Il préfigure aussi de nouvelles modalités d’exercice dans le secteur médical en France et en Europe.

Pour le Dr Thierry Bour : « Cette étude sur la pratique du travail aidé chez les ophtalmologistes montre qu’une autre organisation des soins est possible. Le travail aidé se déploie très rapidement chez les ophtalmologistes avec un impact déjà visible sur le nombre de patients pris en charge. Et cela ne fait que commencer car ce fonctionnement en équipe pluri-professionnelle n’en est qu’à 45% de son potentiel ! Nous espérons que les conclusions de la mission IGAS, qui devraient être rendues dans quelques semaines, iront dans le sens de ce modèle qui marche. ». 

LES SPE – LA LETTRE N 9 - Octobre 2019 - PLFSS - QUAND ARRETERA T ON DE MARCHER SUR LA TETE ?

La Lettre n°9 - OCTOBRE 2019

L'édito de Patrick GASSER

« PLFSS : Quand arrêtera-t-on de marcher sur la tête ? »

« Qui veut encore d’un PLFSS dans le monde de la santé ? Depuis le 14 octobre, la version 2020 du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale est en examen à l’Assemblée nationale. Une fois de plus, et sans surprise, le gouvernement entend asséner un coup de massue budgétaire aux différentes composantes du secteur. Si les industriels du médicament et du dispositif médical vont fournir la majeure partie des économies, les médecins libéraux ne sont pas en reste. Les biologistes, dont l’accord triennal de maîtrise des dépenses arrive à échéance, se voient imposer une ponction inégalée sur leurs tarifs, avec 205 millions d’euros réclamés. Et les radiologues devront également concéder 60 millions d’euros, au titre de l’accord signé l’an dernier sur la lombalgie. Mais ce n’est pas fini. La maîtrise médicalisée s’affiche à 595 millions d’euros d’économies prévues, soit 95 millions de plus que l’an dernier ! Par ailleurs, des économies supplémentaires de 255 millions sont programmées, au titre de « la pertinence tarifaire et adaptation tarifaire sur les autres actes » … sans qu’aucune indication ne filtre sur les spécialités visées. Les critiques sont unanimes pour dénoncer un texte incohérent avec la Stratégie de transformation du système de santé, composée de recettes de poche comptables destinées à boucler à l’équilibre… un nouveau déficit de la branche maladie ! Les Spé-CSMF se joignent bien entendu à ce concert de réprobations. L’équipe Macron poursuit la politique du double langage, annonçant des mutations structurelles dont le système de santé a bien besoin, tout en refusant d’investir clairement en faveur de l’amélioration des soins. Cerise sur le gâteau, la Cour des Comptes ajoute son grain de sel, en préconisant la vieille recette éculée des stabilisateurs automatiques et en prônant le "flicage" des arrêts de travail. Quand donc les technocrates arrêteront-ils de ressasser leurs formules toutes faites, pendant que les professionnels de santé se tuent à la tâche pour répondre aux besoins croissants de soins de la population vieillissante ? ».

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LES SPE – LA LETTRE N 8 - Octobre 2019 - PRENONS NOTRE DESTIN EN MAIN

La Lettre n°8 - OCTOBRE 2019

L'édito de Patrick GASSER

« Prenons notre destin en main »

« Nous l’avions annoncé en mai dernier, nous allons le faire dans les semaines à venir. Les Spé-CSMF ont décidé d’instaurer une plate-forme, destinée à préparer les statuts d’un futur syndicat autonome de spécialistes. Baptisé Avenir-Spé, il cherchera à réussir ce que les centrales syndicales pluri-catégorielles ne parviennent plus à faire : représenter et défendre l’ensemble des spécialités médicales, quels que soient leur statut, leur secteur d’exercice ou leur mode d’organisation professionnelle. Je le répète depuis plusieurs années, je l’ai redit à la ministre, lors de l’échange que j’ai eu avec elle à l’occasion de la XXVème Université d’été de la CSMF, le 14 septembre : nous, spécialistes, sommes absents des projets de transformation du système de santé menés par les pouvoirs publics. On le constate encore récemment avec la crise des urgences et la création prévue d’un Service d’accès aux soins (SAS) : le rôle des spécialistes est à peine évoqué. Pourtant, ils participent tous les week-ends à la permanence des soins dans les établissements où ils exercent. Pourtant, leur expertise est absolument essentielle, lorsqu’il faut poser un diagnostic d’urgence afin de bien orienter le patient. Pourtant, ils contribuent fortement à la qualité des prises en charge et à l’optimisation des parcours de soins, grâce à leur disponibilité et à leur engagement quotidien. Qui le reconnait aujourd’hui ? Ni le ministère de la Santé, qui nous oublie dans ses textes de loi. Ni l’Assurance-Maladie, qui refuse de fixer nos honoraires à leur juste valeur.  Ni, enfin, nos confrères syndicalistes, dont le projet politique pour les spécialistes reste éloigné des attentes des praticiens. Qu’on comprenne bien notre démarche : l’objectif n’est pas de nuire aux centrales syndicales, mais bien de revivifier le combat et de fédérer les énergies au profit des médecins spécialistes. Pour toutes ces raisons, il faut prendre notre destin en main. »

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COMMUNIQUE DE PRESSE DU SNPF

Pédiatrie bafouée : la CNAM ne négocie plus, impose des codes informatiques et le tiers payant, condamne le secteur 2

Les pédiatres viennent de découvrir de nouveaux codes informatiques pour les 20 examens obligatoires de l’enfant concoctés par la CNAM sans aucune concertation ni avec le Syndicat des Pédiatres, ni avec les grandes centrales syndicales.

Le SNPF s’insurge contre :

- La complexification des codes des actes des pédiatres. Depuis 2016 une vingtaine de codifications ont été instaurées, en rajouter trois supplémentaires avec un calendrier compliqué n’apporte rien, d’autant plus qu’une autre solution plus simple était possible. La nomenclature actuelle a-t-elle besoin d’être changée ?

Communiqué de la FNMR - LES MEDECINS RADIOLOGUES LIBERAUX SOLIDAIRES DES BIOLOGISTES MEDICAUX

L'Assurance Maladie veut imposer de nouvelles baisses tarifaires, en 2020, pour un montant de 170 millions d'euros à la biologie médicale. Si ce montant était confirmé, il viendrait peser une nouvelle fois sur la spécialité après plusieurs années de baisses récurrentes.

La biologie médicale est une spécialité incontournable dans l'établissement du diagnostic. La pression financière constante qui lui est imposée conduit à des regroupements de laboratoires affaiblissant le maillage territorial.

Cette ponction supplémentaire se traduira par de nouvelles fermetures de laboratoires de proximité.

C'est encore le patient qui sera pénalisé.

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