cOMMUNIQUE DE PRESSE - LES SOUBRESAUTS D'UN SYNDICALISME PREHISTORIQUE

Depuis l’annonce, ce weekend, de créer un syndicat unique de médecins spécialistes qui aurait vocation de réunir tous les médecins spécialistes, les centrales, dites poly catégorielles, déclarent à qui veut bien l’entendre qu’elles sont incontournables pour obtenir des avancées. Sont-elles aveugles ? Pensent-elles que nos collègues considèrent que des avancées ont été obtenues depuis plus de 10 ans ? Seuls la médecine générale et les chirurgiens ont arraché des avancées sur le plan conventionnel !

Aveugles, aussi, car ce n’est pas mieux du côté du ministère de la Santé. En matière d’organisation et de restructuration territoriales, les fédérations hospitalières, les MSP, les CPTS et le CNOM sont consultés bien en amont et, demain, si nous ne bougeons pas, seuls les CNP (conseils nationaux professionnels) nous représenteront. La consultation syndicale est désormais réduite à sa plus simple expression au travers de l’exposition toujours polie de l’arrêté ou du décret.

La médecine spécialisée, aujourd’hui, dit stop et élève la voix, pour trois raisons :

  • La première concerne l’évolution des rémunérations à la baisse pour certaines spécialités, et des rémunérations maintenues à un niveau indigent pour d’autres. Cela ne permettra pas d’engager les évolutions indispensables dans un environnement en pleine mutation où les multiples entreprises, start-ups, fonds de pension, souhaitent entrer sur ce marché. Les GAFA, et autres, ne nous feront pas de cadeau et nous avons besoin de soutien pour investir.
     
  • La seconde, c’est l’indépendance de notre métier, indispensable pour être au service de l’humain et accompagner les patients dans leur parcours de santé.
     
  • La troisième, c’est la reconnaissance de notre place dans le système de soins. Le médecin spécialiste c’est le diagnostic, l’expertise des prises en charge, c’est l’accès à l’innovation. Nous souhaitons être responsables de l’évolution de notre métier et nous souhaitons cette évolution.

COMMUNIQUE DU SNOF - Ophtalmologie Exercice illegal de la medecine par la societe E-OPHTA : la Cour de cassation donne raison au SNOF

Le SNOF se félicite de la décision de la Cour de Cassation concernant le procès de la société E-Ophta. Pour rappel, le Syndicat National des Ophtalmologistes de France et le Conseil National de l’Ordre des Médecins se sont constitués parties civiles à l’encontre de la SARL E-OPHTA de Dunkerque, composée exclusivement d’opticiens et d’optométristes, pour exercice illégal de la médecine. Condamnée en 2017, la société avait fait appel et le jugement était infirmé en 2018 par la Cour d’appel de Douai. Le SNOF a porté l’affaire en Cour de Cassation dont la décision finale, qui vient d’être rendue, donne raison au SNOF sur de nombreux points soulevés.

Thierry Bour, Président du SNOF, déclare : « La décision rendue par la Cour de Cassation à l’encontre de la société E-Ophta est une bonne nouvelle pour toute la filière médicale, notamment visuelle, et pour les patients. Elle permet d’apporter une réponse claire, comme nous le préconisions, en considérant le diagnostic comme un acte médical devant être réalisé par un médecin diplômé d’Etat. Cette décision permet également de faire une distinction très nette entre les habilitations de vente et la prescription sans risque sanitaire pour les patients. Les opticiens doivent avant tout se concentrer là où ils amènent de la valeur ajoutée : la délivrance des équipements optiques, sans perte de chance médicale pour le patient. »

3èmes ETATS GENERAUX DE LA MEDECINE SPECIALISEE VENDREDI 22 et SAMEDI 23 NOVEMBRE 2019

Sous le Haut Patronage de Madame la Ministre des Solidarités et de la Santé

VENDREDI 22 NOVEMBRE - 8h30 - 17H30
ET SAMEDI 23 NOVEMBRE - 9H00 - 12H30

à La Maison de la Chimie 28, rue Saint Dominique - 75007 PARIS

ayant pour thème  « Innover, c’est construire notre avenir ».

Vendredi 22 novembre :

  • Accueil du président,
  • Table ronde : Innover : pour quoi faire , l'affaire de qui ?
  • Table ronde : Comment rendre l’innovation accessible à tous ?
  • Conférence
  • Table ronde : Comment rendre l’innovation économiquement supportable ?
  • Grand Témoin
  • Table ronde : Comment préparer les médecins à leur « nouveau métier » ?

Samedi 23 novembre :

  • Quelle évolution pour le syndicalisme médical ? Innovation disruptive ou immobilisme politique
  • Conférence de clôture
  • Conclusion du président

COMMUNIQUE DE PRESSE - REFONTE DES URGENCES : LA MEDECINE LIBERALE INSULTEE

Convocation de dernière minute le vendredi 8 novembre, réunion d’une heure trente pour élaborer, négocier et porter un plan commun de refondation de la prise en charge des urgences à l’issue de la Mission Carli/Mesnier. Ce procédé est une insulte pour les représentants des médecins libéraux qui étaient présents.

Oublier l’implication, pourtant réelle, de la médecine spécialisée, c’est se priver délibérément d’un moyen efficace pour la prise en charge des patients en amont des urgences. Ce plan élaboré par des hospitaliers universitaires et des technocrates sera un échec, car déconnecté de la vie de terrain.

Un diagnostic imprécis, un traitement incomplet et le plan organisationnel ne peut qu’être rejeté par les professionnels. Les financements, pour partie mal orientés, auront, encore une fois, comme conséquence des dépenses inefficientes.

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