Communiqué du SNMB - La biologie médicale encore sous les projecteurs

Le rapport de l’Autorité de la Concurrence vise à accentuer l’industrialisation de la biologie médicale et à la réduire à une activité de services.

- L’Autorité de la Concurrence vient de faire paraître un rapport sur la biologie médicale française privée dont elle s’était autosaisie en avril 2018 alors que dans le même temps le Gouvernement avait demandé à ses services, l’IGF et l’IGAS, une étude identique sur l’efficience du secteur de la biologie médicale, étude présentée comme urgente il y a un an, terminée depuis plusieurs mois mais qui, paradoxalement, n’a toujours pas été rendue publique.

LES SPÉ – LA LETTRE N° 3-MARS 2019 - Ne prenez pas les femmes en otages

La Lettre n°3 - MARS 2019

L'édito de Patrick GASSER

« Ne prenez pas les femmes en otages ! »

« Nous avons appris avec stupéfaction le mot d’ordre imaginé par le SYNGOF, dans une newsletter syndicale, pour faire pression médiatiquement et attirer l’attention sur le problème des trous de garantie en RCP. Aucune revendication, si légitime soit-elle, ne peut justifier de menacer la santé de femmes en situation de fragilité. Avec ce nouveau dérapage sur le sujet de l’IVG, le SYNGOF prend le risque de discréditer sa position -et celle de tous les spécialistes concernés- alors que c’est la vie professionnelle et personnelle de nombreux praticiens qui est en jeu. Rappelons, en effet, que le fonds de garantie voté en 2011 a vocation à couvrir la part des indemnisations allouées aux victimes qui dépassent le plafond de garantie (8 millions d’euros), mais uniquement pour des interventions ayant eu lieu à compter du 1er janvier 2012. Aujourd’hui, avec la judiciarisation croissante de la médecine, plusieurs praticiens sont en situation de ruine potentielle en raison du montant de plus en plus astronomique des condamnations prononcées. Durant le débat de la loi de santé, un amendement porté par plusieurs députés proposait que le fonds de garantie soit étendu aux sinistres intervenus entre septembre 2001 et janvier 2012. Mais il n’a pas été voté ! Nous demandons instamment qu’une commission de travail soit réunie pour répondre, dans les plus brefs délais, à ce grave problème assurantiel. »

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Vidéo du Dr. Patrick GASSER – Loi de santé - « les dangers de l’idéologie »  

 

Communiqué du SNARF - Le SNARF ne s'associe pas au mouvement des gynécologues-obstétriciens

Le Syndicat national des anesthésistes-réanimateurs de France (SNARF) s’inquiète pour les anesthésistes-réanimateurs exposés au trou de garantie de RCP pour les sinistres antérieurs à 2012, il a soutenu le dépôt par plusieurs députés d’un amendement destiné à protéger les médecins en étendant l’intervention du fonds de garantie aux sinistres ayant eu lieu entre le 5 septembre 2001 et le 1er janvier 2012. En revanche le SNARF ne peut s’associer à un mouvement d’un syndicat de gynécologues obstétriciens prenant en otage les patientes désirant une interruption de grossesse.Le Syndicat national des anesthésistes-réanimateurs de France (SNARF) s’inquiète pour les anesthésistes-réanimateurs exposés au trou de garantie de RCP pour les sinistres antérieurs à 2012. 

Communiqué de presse - LES SPÉ-CSMF SE DÉSOLIDARISENT !

Les Spé-CSMF découvrent avec stupéfaction la newsletter du Syndicat National des Gynécologues Obstétriciens de France dans laquelle le syndicat appelle ses adhérents à arrêter la pratique de l’IVG si une solution n’est pas envisagée rapidement pour combler les trous de garantie assurantielle.

Il est, pour nous, intolérable de prendre en otage la population de femmes en situation de fragilité.

Par contre, nous soutenons, et serons des acteurs actifs, pour trouver une solution à l’ensemble des collègues médecins touchés par l’absence de garantie lors de sinistres en raison d’une couverture assurantielle qui est, ou a été, insuffisante et qui a évolué au cours de ces années.

Il n’est pas acceptable de mettre en faillite des professionnels qui, pendant l’ensemble de leur activité, ont été assurés selon les règles en vigueur.

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