TIERS PAYANT : L’IRREALISME DU RAPPORT IGAS

L’U.ME.SPE./C.S.M.F., premier syndicat des médecins spécialistes libéraux, a lu avec attention le rapport IGAS sur le tiers payant et constate, une fois de plus, que ses hauts fonctionnaires sont, dans leur analyse, extrêmement éloignés de la pratique de la médecine au quotidien, face aux patients et face à une administration qui multiplie les contraintes administratives.

L’U.ME.SPE./C.S.M.F. n’a aucun à priori sur la mise en place d’un tiers payant facilitant l’accès aux soins pour les patients. Depuis plus de 20 ans, dans les établissements de soins privés, l’ensemble des praticiens libéraux utilisent le bordereau informatique S3404 pour obtenir le règlement de la part obligatoire mais, également, les établissements ont un système permettant de recueillir la part financée par les assurances complémentaires, ceci est possible à l’échelle d’un établissement ayant un secteur de comptabilité étoffé et efficace.

L’U.ME.SPE./C.S.M.F. rappelle, qu’outre le respect règlementaire des patients bénéficiant de la CMU, de la CMU-C et, maintenant, de l’ACS, dans un certain nombre de cas où l’acte technique représente une charge financière importante pour l’accès aux soins, les praticiens utilisent un système de tiers payant notamment pour les techniques d’imagerie. Nous n’avons pas attendu un rapport IGAS pour être, au quotidien, à l’écoute de nos patients.

L’U.M.E.SPE./C.S.M.F. dénonce les contraintes administratives, les pertes financières réelles imposées par un tiers payant généralisé, totalement méconnu par le rapport IGAS qui ne prend pas en compte la multiplicité des assurances complémentaires et la difficulté, pour les praticiens, de repérer l’organisme chargé de participer à la solvabilisation de la part complémentaire. Ceci est d’autant plus inacceptable qu’il s’agit d’actes de consultations à faible valeur et ne constituant, en aucun cas, une contrainte à l’accès aux soins (C – CS – C2…..).

L’U.ME.SPE./C.S.M.F. constate que, face à la doctrine affichée de simplifications administratives, ce sont des contraintes chronophages pour le temps médical que le tiers payant mettrait en place. L’annulation 24 H avant la réunion prévue pour la simplification administrative par la Direction de la Sécurité Sociale au Ministère est sans doute à intégrer dans ce contexte de méconnaissance profonde des mécanismes organisationnels de la médecine libérale.