SEDMEN - communiqué - La CCAM clinique, vite !!!

Sans acte technique, les tarifs des consultations des endocrinologues diabétologues nutritionnistes en secteur 1 (40% d’entre nous) sont compris entre 28 et 46 euros (C2).

En juillet 2011, l’élargissement de la MCE (applicable en cas de complications du diabète ou d’affection endocrinienne inaugurale) a permis 4,7% de revalorisation sur nos honoraires remboursables mais ceux-ci n'en demeurent pas moins les plus bas de France et d’Europe, en deçà de ceux de nos collègues spécialistes en médecine générale.

 La rémunération sur objectifs de santé publique nous a été proposée mais peine à être concrétisée.

La médiatisation sur les dépassements d’honoraires occulte la problématique de la faible rémunération des spécialités cliniques exerçant en secteur 1 et, cependant, les prochaines négociations pourraient sauver la mise en imposant les bases de la CCAM clinique et en inscrivant à leur actif la mise en place d’une consultation longue à haute valeur médicale ajoutée telle qu’elle a été proposée au décours de la séance du 3 octobre.

Cette consultation, nous la pratiquons tous les jours à la demande des médecins traitants. Elle est centrée sur le patient atteint de maladie chronique. Elle fait appel à notre savoir-faire, notre expérience, notre spécificité, elle contient des messages dont la portée est lourde pour le patient : annonce d’un diagnostic, d’un traitement à vie, prévention et menace de complications, intensification du traitement, éducation du patient pour favoriser son autonomie, mise en place de coopération inter professionnelle, définition d’un plan de suivi… sans compter le temps médical dédié à un examen clinique complet.

La MCE nous a apporté une infime gratification de notre travail puisqu’elle propose de rémunérer notre consultation lorsque le diabète est compliqué, soit très tard dans l’histoire de la maladie.

La rémunération de cette consultation longue - parce que la MCE n'est pas applicable à tous nos actes, parce que le paiement sur objectifs de santé publique est en gestation - en amont des complications du diabète (pour ainsi réduire le gouffre des dépenses qui leur sont liées, soit 10 milliards d’euros par an) nous semble devoir faire très rapidement partie des nouveaux modes de rémunération pour la prise en charge des maladies chroniques.

Gage de progrès, elle serait un des moyens de promouvoir une politique de prévention sanitaire cohérente et une reconnaissance de notre expertise.

Contact presse : Madame le Docteur Claude Colas