REVENUS DES PSYCHIATRES : L’ÉCART SE CREUSE AVEC LES GÉNÉRALISTES

La parution récente du bilan fiscal des associations régionales agréées des professions libérales confirme pour 2011 la stagnation du revenu des psychiatres, puisque l’augmentation de leur revenu imposable de 1,2% est inférieure à l’inflation, ce qui les place une nouvelle fois dans les tout derniers rangs des revenus des médecins libéraux, à des niveaux de rémunération voisins de ceux des
pédiatres et des gynécologues médicaux.
· Le SPF constate que l’écart de revenus avec leurs collègues généralistes, déjà souligné dans les précédentes études, atteint un niveau record de 13% ;
· le SPF rappelle :
- que le nombre de psychiatres est 10 fois moins élevé que celui des médecins généralistes
- que la valeur de la consultation psychiatrique, initialement de 3C, est actuellement inférieure à 2C
- que la psychiatrie est une spécialité à 100% clinique
- qu’une récente enquête de l’IFOP pour le compte de l’assurance-maladie, au sujet des spécialités cliniques, insistait pour l’acte psychiatrique sur deux éléments : d’une part le critère de pénibilité, d’autre part la durée particulièrement longue de l’acte
- que les dépassements d’honoraires en psychiatrie restent très modérés, ce qui se traduit
dans toutes les enquêtes de revenus par une différence peu significative entre les revenus de secteur 1 et ceux de secteur 2 (de l’ordre en moyenne de 4,5 %)
- que les psychiatres libéraux sont prêts à prendre toute leur place au sein de l’offre de soins dans un esprit de coopération et de complémentarité tant avec les autres médecins libéraux qu’avec leurs collègues d’exercice public.
EN CONSEQUENCE, le SPF ne peut que REDIRE UNE NOUVELLE FOIS la nécessité pour les psychiatres libéraux de pouvoir enfin obtenir les moyens de poursuivre l’exercice d’une psychiatrie de qualité, en étroite collaboration avec l’ensemble des acteurs impliqués dans la Santé Mentale.

SYNDICAT DES PSYCHIATRES FRANCAIS