PERMANENCE DES SOINS EN ETABLISSEMENTS : LA NECESSITE DE REFONTE DU FINANCEMENT

L’U.ME.SPE./C.S.M.F., premier syndicat des médecins spécialistes libéraux, a participé, dans le cadre de la délégation CSMF, à une réunion d’informations organisée par le directeur de la DGOS sur le futur décret réformant le financement de la permanence des soins en établissements issu de la Loi HPST.

L’U.ME.SPE./C.S.M.F. constate, une fois de plus, que la Loi HPST a été élaborée dans des conditions précaires avec une absence de prise en compte des réalités de terrain.

L’U.ME.SPE./C.S.M.F. a défendu sa position initiale demandant à ce que l’ensemble des médecins mobilisés dans les établissements de soins privés, pour l’accueil des urgences dans le cadre d’une mission de service public, bénéficient des rémunérations d’astreinte quelle que soit leur spécialité.

L’U.ME.SPE./C.S.M.F. dénonce le déséquilibre financier entre les structures hospitalières publiques qui bénéficient de 700 millions d’euros et les médecins libéraux mobilisés dans les établissements de soins privés dont l’enveloppe est dix fois moins importante.

L’U.ME.SPE./C.S.M.F. rappelle que les patients, même en urgence, doivent avoir le choix de leur praticien et de leur établissement. De plus, les services publics, aux délais d’attente prolongés, verraient leur mode de fonctionnement amélioré par une meilleure reconnaissance de l’offre libérale.

L’U.ME.SPE./C.S.M.F. est totalement opposée à la confusion faite par l’Administration entre continuité des soins et permanence des soins au sein des maternités. Les médecins obstétriciens et anesthésistes réanimateurs, qui suivent leurs patientes et leur ont annoncé à l’avance le montant de leurs compléments d’honoraires, doivent pouvoir exercer librement leur secteur 2 quel que soit le moment de l’accouchement.

L’U.ME.SPE./C.S.M.F. soutient totalement la position du président Michel CHASSANG qui a demandé une refonte des modes de financement pour tous les médecins concernés mais, également, une évolution des tarifs qui ne peuvent rester figés à ceux négociés en 2006.