MES VŒUX POUR L’U.ME.SPE.

Le Comité Directeur du 15 décembre 2013 constituait une étape importante de ma carrière syndicale puisque je présidais, pour la dernière fois, ce Comité Directeur après huit ans au secrétariat général, puis douze ans à la présidence. Vingt ans, au service de la médecine spécialisée libérale avec les difficultés de la fonction, les décisions difficiles, les erreurs qu’il faut assumer, la négociation auprès de Michel CHASSANG de deux conventions médicales et d’un nombre incalculable d’avenants. L’émotion était naturelle et palpable et les remerciements de tous ceux qui se sont exprimés allaient bien au-delà de ma personne et devaient être partagés par tous ceux qui ont participé, depuis vingt ans, au Comité Directeur de l’U.ME.SPE, au Bureau, pour en faire la première force syndicale de la médecine spécialisée. Malgré les attaques des coordinations dans un temps, des réseaux sociaux actuellement, la question pertinente d’un de nos cadres : pourquoi l’U.ME.SPE. est aussi efficace et résiste à l’érosion du pouvoir ? La réponse est simple, d’abord technique : notre capacité, à travers nos commissions, d’innover mais, également, de répondre, au quotidien, aux demandes de l’ensemble des médecins spécialistes libéraux. Et bien entendu, notre force d’être ancrés dans une centrale polycatégorielle, la CSMF, syndicat libéral et social. En un mot, pour tout ce qui concerne la médecine spécialisée, tout se passe à l’U.ME.SPE et nulle part ailleurs.

Cette force, je suis sûr que le futur Bureau, et son Président, que vous allez élire au mois de mars 2014, continuera dans la lignée initiée par les Présidents de l’U.ME.SPE., Jean GUILLARD, Claude MAFFIOLI, Yves DECALF, Christian LE GOFF, chacun avec sa personnalité mais, pour tous, avec des résultats positifs pour notre syndicat. Cette dernière mandature a permis de commencer à mettre en place un renouvellement des générations, à promouvoir une femme, Claude COLAS, à un poste de responsabilités qu’elle assume parfaitement, avec douceur et efficacité, et ce mouvement va s’accentuer lors du prochain Bureau. En ce qui concerne, la présidence, il y aura certainement plusieurs candidats avec, tous, des ambitions légitimes mais il faudra réfléchir, au moment du vote, à la difficulté de la tâche. Gérer, en tant que Président, un syndicat de verticalité est déjà difficile, en ce qui concerne la présidence de l’U.ME.SPE., elle est encore plus complexe, nécessite un soutien fort du Comité Directeur et du Bureau pour rassembler, comme je l’ai fait au cours de ces douze dernières années, au-delà des clivages, au-delà des sensibilités forcément et légitimement différentes. Mais, surtout, il faut garder en mémoire que le  Président de l’U.ME.SPE. jouera, aux côtés du Président de la CSMF et de l’UNOF, un rôle important  dans les élections à venir aux URPS ; nous devons garder notre prépondérance, tant chez les spécialistes que chez les généralistes mais, surtout, au moment de la négociation de la future convention qui marquera certainement une étape aussi importante que celle de 2005, dans la réorganisation de la médecine libérale avec la volonté de regroupements et la nécessité de prendre en compte, en ambulatoire, les patients atteints de pathologies chroniques et de récupérer, ainsi, des parts de marché sur les structures hospitalières publiques. Je ne doute pas que celui que vous élirez à la présidence sera à même d’assumer ce challenge difficile, mais particulièrement important et stimulant.

C’est donc avec sérénité et confiance que je souhaite bonne chance à l’U.ME.SPE., à son futur Président, à son futur Bureau, en sachant que, quel que soit le lieu de mon action syndicale, ils pourront toujours compter sur mon soutien indéfectible.

Je profite de ce dernier billet de l’année 2013 pour vous souhaiter, pour vous et pour vos familles, de passer de bonnes fêtes de Noël et tous mes vœux pour 2014.
Docteur Jean-François REY