MES SOUHAITS POUR l’U.ME.SPE.

2014 sera l’année du changement pour l’U.ME.SPE. avec un nouveau Bureau, un nouveau Président qui seront, comme par le passé,  les moteurs de la médecine spécialisée au sein de la CSMF. Je souhaite que ce changement se fasse dans la continuité de l’action que nous avons menée au cours de ces douze dernières années, qui a permis la reconnaissance du rôle de consultant (notre C2 !), important pour tous nos actes cliniques mais, aussi, d’avoir préservé, dans des conditions souvent difficiles, l’essentiel de la reconnaissance financière, à travers tous nos actes de la CCAM technique, avec des déceptions, bien sûr, liées à des décisions économiquement injustes avec un bilan globalement positif, malgré les aprioris financiers faux des ministres du budget, droite et gauche confondues, pour suivre ainsi le combat qui avait été initié par Christian LE GOFF et Claude MAFFIOLI, en 2001, face à la publication d’une hiérarchisation présentant de grandes injustices.

Je souhaite que le futur Bureau de l’U.ME.SPE. s’inscrive dans l’évolution que j’ai initiée au cours de ces quatre dernières années avec une volonté de rassembler, au-delà  des ambitions personnelles, en s’appuyant sur notre Comité Directeur, face aux campagnes de dénigrements de couloir ou des réseaux sociaux. Le Bureau de l’U.ME.SPE. représente, au quotidien, les forces vives de l’U.ME.SPE. aux côtés du Président, comportant des Présidents ou des anciens Présidents ou des responsables reconnus de leur spécialité. C’est le pouvoir de cette représentativité qui nous a permis  un large succès aux dernières élections aux URPS et, même, une majorité absolue dans le Collège des spécialités médicales et techniques. Je souhaite que l’U.ME.SPE., aux côtés de l’UNOF, dans une volonté commune de bâtir, reste la force de spécialité de proximité, moteur au sein de la CSMF, seule centrale polycatégorielle capable de réfléchir, d’argumenter, de proposer, voire de s’opposer, avec, dans tous les cas, une crédibilité reconnue par tous.

Je souhaite que les spécialistes des blocs opératoires comprennent que l’isolationnisme, le corporatisme sont dépassés, que les établissements de soins privés vivent dans le bloc opératoire mais, aussi, dans les structures interventionnelles non invasives, et dans la  capacité et la spécificité des avis médicaux de consultants ou de réanimation. Le socle de 20 % aux élections professionnelles dans le Collège AOC, le même chiffre dans ces spécialités ayant adhéré au contrat d’accès aux soins, est un socle solide pour le futur. Je souhaite que les anesthésistes réanimateurs reconnaissent le travail de l’U.ME.SPE., de la CSMF et du SNARF dans l’amélioration de leurs conditions de rémunération à travers la CCAM technique mais, aussi, la rémunération des gardes et astreintes. Toutes ces avancées financières nous les avons négociées et signées, ce qui n’est en aucun cas la résultante de l’action du Bloc et de ses chimères. Pour ceux qui ont suivi nos conseils de signer le contrat d’accès aux soins, ils verront un remboursement de charges sociales de 10 à 15000 euros par an, ce qui est loin d’être négligeable et nous pensons que cette réalité devrait inciter un grand nombre d’anesthésistes réanimateurs à suivre les recommandations du SNARF et de l’U.ME.SPE., voilà les résultats chiffrés face à des slogans corporatistes inefficaces.

Je souhaite que les spécialités cliniques de proximité fassent leur révolution culturelle. Personne ne remet en cause leurs compétences, leurs efficiences médiales mais elles doivent s’inscrire dans une politique de regroupements, voulus par les jeunes médecins, par les femmes médecins, leur permettant d’organiser vie professionnelles et vie familiale. C’est donc dans la CSMF, avec l’UNOF et l’U.ME.SPE., que s’inscrit leur futur.

Je souhaite, enfin, que le Comité Directeur, qui m’a soutenu au cours de ces douze années, porte à la présidence un Président de verticalité, soutenu par une large majorité.  Gérer, en tant que Président, une verticalité est une étape essentielle et un apprentissage indispensable avant de vouloir gérer l’U.ME.SPE. avec toutes ses composantes et toutes ses spécificités ; c’est ce qu’ont fait, en leur temps, avant moi, Jean  GUILLARD, Jacques MOINARD, Claude MAFFIOLI, Yves DECALF et Christian LE GOFF. Beaucoup de talents émergent en régions, grâce à nos succès aux élections aux URPS mais la marche est haute lorsqu’il s’agit de proposer, de négocier mais, aussi, de savoir s’opposer au niveau national où les contraintes sont multiples avec la nécessité de garder une ligne directrice correspondant au projet confédéral de la CSMF.

2014 sera l’année du changement, il ne doit pas être celui de la rupture et doit s’appuyer sur le bilan de ces douze dernières années  à l’U.ME.SPE. et à la CSMF.

Douze ans ont été une longue marche avec des difficultés, des succès mais, aussi, de nombreux soutiens officiels ou anonymes que je tiens ici à remercier.

Voici mes souhaits pour l’U.ME.SPE pour l’année 2014

Dr Jean François REY