L'U.ME.SPE./CSMF demande la réécriture de la loi de santé. Elle se prépare à des actions coordonnées avant la fin de l'année

Le Président de la République a confirmé, hier, devant l’ensemble des participants au premier congrès du CNOM la mise en place de la loi de santé portée par la Ministre de la Santé. Bien que le Président ne nie pas le rôle prépondérant du médecin dans la structuration et l’organisation de la prise en charge de la population et considère le soin comme un bien supérieur dans son rapport avec l’humain, le Président a conforté cette future loi.

Le Président en donne une interprétation rassurante, sur un mode paternaliste, il tente de nous convaincre d’aller plus loin que les écrits et d’y voir l’opportunité de l’amélioration du système de soins, des propos loin d’un texte élaboré sans concertation, que l’on a bien voulu nous communiquer il n’y a que quelques semaines. Les paroles n’engageant que ceux qui les écoutent, les signatures non respectées depuis l’avenant N°8  nous poussent à dire NON.

Aujourd’hui l’U.ME.SPE./CSMF ne peut que confirmer sa position vis-à-vis de cette loi qu’elle considère comme une nouvelle attaque dirigée contre les professionnels de santé libéraux.

L’U.ME.SPE. /CSMF ne permettra pas :

• Le démantèlement de la médecine spécialisée libérale pour la contraindre à exercer dans des établissements de soins ; ineptie à l’heure du virage ambulatoire et de la réponse à la proximité ;
• Le transfert d’activités vers des sociétés marchandes.

L’U.ME.SPE. /CSMF s’opposera :

• A la mise en place du tiers payant dès lors qu’il serait généralisé et obligatoire,
• Au démantèlement de la convention nationale,
• A la mise sous tutelle de la médecine de spécialité par l’hôpital public et l’université,
• Au transfert de tâches et de compétences comme l’a rappelé le Président de la République,
• A la volonté des pouvoirs publics de rendre précaires les établissements de soins privés,

• Nous exigerons les mêmes moyens que le secteur public pour donner à nos patients la meilleure prise en charge pour les accompagner dans la maladie. L’innovation n’est pas l’apanage du secteur public.

Aujourd’hui, le Président de la République n’a pas su, dans le cadre de son discours,  nous rassurer et reconquérir la confiance perdue depuis plusieurs mois. Le seul message acceptable sera celui d’une réécriture conjointe de la loi.

L’U.ME.SPE./CSMF refuse :

 La destruction de la médecine libérale spécialisée,
 La marginalisation de la médecine libérale spécialisée.
 
L’U.ME.SPE./CSMF appelle tous les médecins spécialistes à se mobiliser et à participer aux actions qui seront décidées dans le cadre d’un Comité Directeur exceptionnel qui se tiendra la semaine prochaine.

L’U.ME.SPE./CSMF s‘engage, dès aujourd’hui, pour prendre toute sa place contre ces projets mortifères pour la médecine libérale spécialisée.