Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent : une nouvelle fois les engagements signés ne sont pas tenus. La CNAMTS refuse une cotation décente aux anesthésistes.

L’U.ME.SPE.-CSMF s’insurge contre le refus de la Caisse d’autoriser aux anesthésistes la cotation au même titre que les autres médecins d’un acte d’infiltration locorégionale. Cet accord avait pourtant été négocié dans le cadre de  l’avenant n°8 de 2012. Aujourd’hui, très clairement ce type de prise en charge, permet une meilleure qualité des actes chirurgicaux et, par conséquent, des séjours en hospitalisation plus courts.

Près de deux ans plus tard, cette inscription à la CCAM (Classification Commune des Actes Médicaux) n’est pas effective du seul fait de procédures mises en œuvre par la CNAMTS visant à retarder sa mise en place.

Cet acte, déjà inscrit dans la nomenclature, n’était pas accessible aux anesthésistes. Il suffisait de l’autoriser ! Trop simple, un processus complexe a été mis en œuvre pour le retarder et en réduire la cotation.

C’est pourtant ce qui a été proposé à la Commission de Hiérarchisation des Actes Professionnels réunie ce jeudi.

L’U.ME.SPE.- CSMF ne peut accepter un tel détournement des principes fondateurs de la CCAM.

L’U.ME.SPE.-CSMF ne peut accepter la mise en place d’un acte au rabais à l’heure où tous s’accordent à dire que les actes médicaux sont sous évalués.
Au-delà de cet exemple, qui peut s’appliquer à toutes les spécialités, la CSMF exige le respect des engagements conventionnels pris et dénonce une nouvelle fois les retards d’évolution des tarifs en matière de nomenclature (CCAM), qui sont devenus obsolètes (mise en œuvre en 2005 et peu modifiée depuis !).

Une réelle concertation concomitante, en parallèle de la CHAP (Commission de Hiérarchisation des Actes Médicaux), doit se mettre en place pour ainsi permettre de faire évoluer la pratique médicale, conformément aux données actuelles, dans tous les domaines sans omettre le versant tarifaire.