Les Etats Généraux de la médecine spécialisée. Top départ réussi. Une volonté affichée d’unité dans l’action.

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L’U.ME.SPE./CSMF se réjouit de l’importante participation à cette matinée qui était le top départ du mouvement de contestation contre la loi de santé. Pour la première fois, l’ensemble des syndicats de spécialités étaient réunis pour affirmer leur opposition au projet de loi de santé porté par le gouvernement.

30 spécialités étaient représentées par leur président et des membres de leur Bureau comme la pédiatrie, la radiologie, l’endocrinologie, la neurologie, la rhumatologie, les omnipraticiens, la cardiologie, la chirurgie orthopédique… (la liste n’est pas exhaustive).
Des syndicats pluri-catégoriels étaient présents, de même que toutes les régions y compris les DOM.
La Fédération hospitalière des établissements privés était représentée par une délégation.
Les jeunes internes de l’ISNI ont également répondu présents, représentés par leur président.

Les intervenants et les participants ont fait le même constat au terme de cette matinée : l’esprit délétère et dogmatique de cette loi qui n’a aucun sens en termes de construction et de développement du soin et de la santé sur l’ensemble des territoires français. Elle a été considérée - de façon consensuelle - comme une volonté de destruction du maillage territorial de la médecine spécialisée et de l’hospitalisation privée, forces prédominantes du soin en France.

Au delà des éléments de ce blocage de ce projet qui sont :
• Le 1/3 payant généralisé et obligatoire,
• Le service public hospitalier,
• Le « service territorial de santé au public » main mise de l’état sur le soin en région,
• Destruction des métiers contournés par la mise en place de pratiques avancées,
• Contournement de la convention nationale.

Ont également été débattues, au cours de cette matinée, des questions de société tout aussi importantes, comme celle de la dévalorisation de la place du médecin, celle de la déstructuration du modèle social, du manque de traitement égalitaire entre les secteurs publics et privés résultant de dogmes et d’idéologies politiques et celle de la mise en cause d’une régulation technocratique sans expérience de la réalité des exercices de chacun.
L’incompétence d’un pouvoir régulateur à porter des solutions aux réalités de terrain.

Des propositions constructives ont été élaborées notamment à l’égard des jeunes médecins et de l’organisation d’une réponse cohérente et de qualité aux besoins de soins de la population sur le territoire. Elles seront colligées dans un cahier de doléances qui sera remis à Madame la Ministre de la Santé avant la fin de l’année. Ces doléances, qui nous sont déjà parvenues pour certaines spécialités, seront le socle commun des propositions de l’U.ME.SPE. pour la construction de l’organisation des prises en charge des patients.

A l’heure de la mobilisation de l’ensemble des médecins libéraux, cette assemblée s’est prononcée pour un mouvement unitaire de fermeture complète des cabinets médicaux et d’absence de permanence des soins du 24 au 31 décembre. Le mouvement sera reconduit en fonction des avancées qui seront inscrites dans un projet de loi modifié.

L’U.ME.SPE./CSMF mettra en place une cellule de coordination des actions indispensables à la réussite des objectifs qui ont été fixés.