LA REPONSE DU PREMIER MINISTRE A LA MANIFESTATION : UNE CONFERENCE DE SANTE, LE GOUVERNEMENT PERSISTE DANS SES ERREURS

L’U.ME.SPE./CSMF constate, qu’à la suite de la réunion organisée par le Premier Ministre, en présence de la Ministre de la Santé, le dialogue est complètement rompu.
Le constat est d’autant plus amer que, depuis des semaines, les représentants des médecins libéraux se sont prêtés aux jeux de la concertation qui s’est avéré n’être qu’une mascarade, dont l’objectif n’a été que de gagner du temps pour mieux faire passer une loi fondée sur une idéologie d’un autre temps.

La réunion du « mépris » du pouvoir politique envers les médecins libéraux.

Proposer la mise en place d’une conférence de santé, à la suite d’une mobilisation sans précédent, où, de façon intergénérationnelle, les médecins libéraux ont dit non au projet de loi de santé, est une insulte envers le métier et l’identité du médecin dans la société.

Aujourd’hui, l’U.ME.SPE./CSMF ne peut que rejeter en bloc ce projet de loi alors que l’ensemble de la communauté médicale s’accorde à dire qu’une loi de santé est indispensable pour l’avenir de notre système de soins.

Cette nuit, la commission des affaires sociales a adopté, au travers d’un amendement, la création d’une « usine à gaz » permettant d’installer le tiers payant généralisé dès 2017. Le médecin, à l’heure où les tâches administratives sont déjà lourdes, deviendra le contrôleur des droits des patients et, au terme de sa recherche, pourra effectuer le tiers payant.
En contre partie de ce tiers payant, tous les patients devront autoriser l’Assurance Maladie à prélever les franchises sur leur propre compte bancaire.

Ne riez pas ! Ne pensez-vous pas que la solution du tiers payant monétique aurait été beaucoup plus facile à installer ?

En modifiant les missions du médecin qui deviendra aussi le contrôleur de l’accès à la gratuité, le gouvernement modifie profondément le rapport entre le patient et son médecin.

Très clairement, aujourd’hui, l’U.ME.SPE./CSMF est en totale opposition avec les éléments portés par ce gouvernement. Nous resterons des soignants et nous ne deviendrons pas des officiers d’Etat.

L’U.ME.SPE./CSMF demande donc un retrait total de ce texte et s’engage, dans une période de guérilla.

L’U.ME.SPE./CSMF demande à tous les médecins libéraux de poursuivre la grève administrative et d’expliquer à la population ce que cache ce projet de loi bien au delà du tiers payant.

L’U.ME.SPE./CSMF demande à tous les médecins libéraux, les Jeunes, de participer à la journée « SANTE MORTE » du MARDI 31 MARS, date de présentation du projet en séance publique à l’Assemblée Nationale.