LA DESINFORMATION DE L’UFC-QUE CHOISIR

L’U.ME.SPE./C.S.M.F., premier syndicat des médecins spécialistes libéraux, dénonce la désinformation orchestrée par l’UFC-Que Choisir sur les dépassements d’honoraires des médecins spécialistes. Comme toute statistique, comme toute enquête, avec les mêmes données, les présentations peuvent être objectives ou déformées.

L’U.ME.SPE./C.S.M.F. rappelle que 60 % des médecins spécialistes libéraux exercent en secteur 1 avec des tarifs qui sont bien au dessous des normes européennes avec des revalorisations insuffisantes au cours des 20 dernières années.

L’U.ME.SPE./C.S.M.F. rappelle, qu’en ce qui concerne les médecins exerçant dans le secteur 2, 8 000 d’entre eux ont signé le contrat d’accès aux soins s’engageant ainsi à modérer leurs compléments d’honoraires et attendant une prise en charge dans les contrats responsables par les assurances complémentaires assurant ainsi une absence totale de reste à charge pour les patients.

L’U.ME.SPE./C.S.M.F. rappelle, également, que les chiffres globaux, publiés au cours de ces dernières années par l’Assurance Maladie, montrent un infléchissement puis une baisse des compléments d’honoraires que nous constatons sur le terrain au quotidien.

L’U.ME.SPE./C.S.M.F. dénonce l’utilisation de chiffres partiels basés sur des zones géographiques limitées qui ne correspondent pas à la réalité de la cartographie de la France entière.

L’U.ME.SPE./C.S.M.F. demande à Madame Marisol TOURAINE d’accélérer la mise en place du contrat d’accès aux soins, comme ceci était prévu dans l’avenant n°8, cette mise en place a été retardée à la fois pour des raisons techniques mais, aussi, par certains syndicats ou groupes de pression qui ont agi contre l’intérêt des patients et des médecins libéraux privant ces derniers de revalorisations tarifaires et pouvant conduire, comme nous l’avions dit il y a un an dans le cadre du Plan de Financement de l’Assurance Maladie, à une fermeture du secteur 2, à un encadrement inacceptable des compléments d’honoraires sans pour autant espérer, dans un contexte économique contraint, une revalorisation des tarifs de l’Assurance Maladie.