L’EVOLUTION DES DEPENSES DE SANTE EN 2013

L’U.ME.SPE./C.S.M.F., premier syndicat de médecins spécialistes, a lu avec attention l’évolution des dépenses de santé du régime général en 2013. Si l’on peut se réjouir que l’objectif national des dépenses de l’Assurance Maladie (ONDAM) a été respecté, il faut noter la sous exécution à hauteur d’un milliard d’euros essentiellement liée au sous ONDAM de ville.

L’U.ME.SPE./C.S.M.F. constate que les effets de la convention 2011 qui seront amplifiés pour les médecins spécialistes par la mise en place de l’avenant n°8 ont permis un rattrapage, certes insuffisant mais réel, avec progression de plus de 2,7 % pour les médecins spécialistes face à une économie nationale en récession.

L’U.ME.SPE./C.S.M.F. rappelle que l’ensemble des médecins spécialistes libéraux sont prêts à s’engager dans une meilleure prise en charge en ville des patients atteints de pathologies chroniques, il faut mieux structurer l’offre de soins médecins de premier recours/médecins consultants, ces derniers étant trop souvent oubliés dans les discours publics.

L’U.ME.SPE./C.S.M.F. demande qu’une négociation tarifaire s’ouvre rapidement (C-CS : 25 euros, donc CS+MPC+MCS : 30 euros, C2 : 50 euros, C3 : 75 euros et valorisation tarifaire du CNPSY, du CSC et du point travail pour tous les actes de la CCAM technique) ; les masses financières économisées par la médecine de ville, au cours de ces 3 dernières années, s’élevant désormais à près de 3 milliards et demi dont une partie importante doit être réinvestie dans ceux qui ont fait des efforts de maîtrise médicalisée. Il faut mettre en parallèle la persistance de déficit des structures hospitalières publiques. La prise en charge des pathologies chroniques en ville est une nécessité pour les patients, pour notre système de soins, et implique une fongibilité asymétrique de l’enveloppe de l’ONDAM hospitalier vers l’ONDAM de ville.