L’ECHEC DU DEPISTAGE DU CANCER COLORECTAL EN FRANCE

L’U.ME.SPE./C.S.M.F., premier syndicat des médecins spécialistes libéraux, a lu avec intérêt l’analyse de l’Institut National du Cancer (INCa) sur les résultats insuffisants du dépistage du cancer colorectal (31,7 % de sujets dépistés en 2012 pour un objectif à 60 %).

L’U.ME.SPE./C.S.M.F. considère que cet échec est lié à une gestion technocratique d’une médecine administrée des campagnes de dépistage à l’opposé de la médecine clinique praticienne basée sur les médecins traitants et leurs correspondants hépato-gastroentérologues libéraux.

L’U.ME.SPE./C.S.M.F. s’étonne du développement d’un processus de géolocalisation des zones les plus retardataires, nouvelle méthode technocratique : que de moyens humains et financiers dilapidés !

L’U.ME.SPE./C.S.M.F. demande que les méthodes de dépistage soient concentrées dans la responsabilité initiale des médecins traitants avec inclusion des résultats dans la Rémunération sur Objectifs de Santé Publique (ROSP) permettant ainsi de financer, à leur juste valeur, des consultations de dépistage avec l’appui diagnostique des hépato-gastroentérologues libéraux.

L’U.ME.SPE./C.S.M.F. souligne que toute autre méthode est vouée à l’échec et au gaspillage des deniers publics, comme nous l’avons vu dans la campagne de vaccination administrée   dans des vaccinodromes, lors de l’épidémie de grippe H1N1, mise en place par Madame BACHELOT, Ministre de la Santé d’alors, ayant oublié, dans cette mise en place, le rôle des médecins traitants.