FLASH INFO UMESPE-CSMF DU 15 JANVIER 2018

Le Dr. Patrick GASSER, Président des Spé, vous souhaite une très belle année 2018.

I. L’hôpital public est déficitaire mais rémunèrent ses médecins mercenaires très chers...

  • Déficit des hôpitaux publics : les médecins libéraux dénoncent un coup de com

 La fédération hospitalière de France publie un communiqué alarmant sur l’état des finances hospitalières en France. Elle appelle le gouvernement à réagir. Les syndicats de médecins libéraux dénoncent de fausses accusations Frédéric Valletoux cible les médecins de ville. Il affirme que « le gouvernement envisage, pour la troisième année consécutive de faire payer aux hôpitaux le dynamisme des dépenses de ville. ». 
La confédération des syndicats médicaux français a réagi dans la journée. Son président, le Dr Jean-Paul Ortiz, évoque une « affirmation gratuite » et rappelle que les hôpitaux publics et la convention médicale sont séparés, aussi bien en termes d’objectifs de dépense que de budgets. D’autre part, la médecine de ville a déjà absorbé une large art des transferts de l’hôpital : chaque année, les prescriptions hospitalières exécutées en ville (PHEV) contribuent à grignoter la moitié de l’augmentation de l'ONDAM de ville. 

Et le développement de l’activité ambulatoire de l’hôpital, en particulier en chirurgie, a entrainé une plus grande sollicitation des médecins de ville. D’après le Dr Jean-Paul Ortiz, on ne peut exhorter indéfiniment les médecins libéraux à assurer le virage ambulatoire sans leur en donner les ressources nécessaires ! PourquoiDocteur

  • "La qualité des soins est aujourd'hui menacée" : le cri d'alarme des hôpitaux

"L'hôpital ne peut pas être à la fois le pilier du système de santé et l'unique variable d'ajustement économique", regrette la Fédération hospitalière de France (FHF) dans un communiqué annonçant un déficit historique de 1,5 milliard d'euros en 2017.

Dans un communiqué, la CSMF a dénoncé le "coup de com'" du président de la FHF, qui critique la sous-estimation du coût de la dernière convention médicale. "Quel est le rapport entre la situation finncière des hôpitaux publics et la convention médicale puisque leurs objectifs de dépense et leurs budgets sont séparés ? Sur quelle argumentation sérieuse s'appuie l'affirmation gratuite de Monsieur Valletoux d'un coût "sous-estimé" la dernière convention médicale ?". Le président de la CSMF rappelle que la part des dépenses hospitalières (41 %) est supérieure à la moyenne de l'UE-15 (38 %), alors qu'on demande à la ville de participer au virage ambulatoire. Et souligne que face à ce constat,  "Oui, Monsieur valletoux, l'hôpital a besoins de se restructurer". Egora

  • Les hôpitaux publics rejettent la faute de leur déficit sur les médecins de ville et les mettent en colère

Cette affirmation a eu le don d'agacer les syndicats de médecins libéraux qui ont dénoncé « un coup de com' ».  La CSMF dénonce une « affirmation gratuite » et se demande sur « quelle argumentation sérieuse elle s'appuie ».

Le syndicat présidé par le Dr Jean-Paul Ortiz observe que la part des dépenses hospitalières est bien supérieure en France à la moyenne des pays de l'Union européenne. « Le système de santé français a besoin de se recentrer sur les soins de ville en y accordant plus de moyens », poursuit le syndicat, qui rappelle que les prescriptions hospitalières en ville contribuent à grignoter l'augmentation de l'ONDAM. Le Généraliste

  • Plus de 1000 € par jour... Les incroyables rénumérations des médecins intérimaires à l’hôpital

Les “médecins mercenaires” minent souvent les budgets des petites structures hospitalières. Un décret vient d’encadrer leur rémunération, qui va toutefois rester confortable. En novembre dernier, par l’intermédiaire d’une question écrite à la ministre de la Santé, c’est la sénatrice LR Frédérique Gerbaud qui met le sujet sur la table. “Des rémunérations allant de 1.800 à plus de 2.000 euros pour 24 heures de garde ont été observées”, s’alarme-t-elle alors, citant le cas des hôpitaux de la région Centre Val-de-Loire. Des montants que confirme Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des Syndicats Médicaux Français. “Il est néanmoins difficile d’avoir des données très fiables. D’abord, parce que les hôpitaux préfèrent ne pas s’en vanter. Ensuite, parce que les rémunérations sont souvent négociées dans les bureaux feutrés de la direction de l'hôpital”, témoigne-t-il. Mais, depuis le 1er janvier, un décret est venu limiter ces salaires mirobolants, conséquence de la loi santé votée par le précédent gouvernement. La rémunération des médecins intérimaires est désormais plafonnée à 1.404,05 euros brut pour 24 heures de garde. Un plafond qui passera ensuite à 1.287,05 euros en 2019, puis 1.170,04 euros en 2020. De son côté, Jean Paul Ortiz espère que le plafonnement de la rémunération des médecins intérimaires incitera les collectivités à se pencher sur ces emplois en or, et donc au maintien, ou non, des structures qui y ont recours. “J’appelle aussi les élus locaux à avoir le courage de dire s’il faut, ou non, fermer tel ou tel service hospitalier, plutôt que d’aller systématiquement soutenir le maintien d’une maternité”, s’indigne-t-il. Mais là, c’est une autre paire de manche, sûrement bien moins populaire auprès de l’opinion publique. Capital

  1. Le SML signe la convention !
     
  • Libéraux: Le SML rejoint la convention médicale

Le Syndicat des Médecins Libéraux (SML) a décidé lors d’une Assemblée générale samedi de rejoindre la convention médicale de 2016. Aussitôt la nouvelle répandue, Twitter s’est enflammé. « Une signature sans avancées concrètes ! Peut-être pour toucher les fonds conventionnels ? Tout ceci est malsain… », s’est exclamé Jean-Paul Ortiz, Président de la Confédération des Syndicats Médicaux de France (CSMF). WhatsUpDoc

  • Quitte ou double ?

C’est un pari pour le SML, un acquis pour les pouvoirs publics et un défi pour la CSMF. En annonçant son adhésion à la convention médicale, le Syndicat des médecins libéraux rebat les cartes d’un jeu syndical et conventionnel qui demeurait un peu figé depuis la signature d’août 2016. Hors convention point de salut ? La question reste posée pour la CSMF qui demeure donc seul non signataire : un comble pour un syndicat historiquement conventionniste. Gageons que ce splendide isolement ne durera pas et que le débat va resurgir de plus belle parmi les troupes de Jean-Paul Ortiz, alors même que sa composante généraliste n’a jamais caché sa préférence contractuelle. Le Quotidien du Médecin

  • À une semaine des « négos » sur la télémédecine et la CSG, le SML adhère massivement à la convention, un succès pour la CNAM et le gouvernement

C'est ce qui s'appelle « réévaluer » sa position. Réunis en assemblée générale le samedi 6 janvier, les quelque 90 cadres du SML ont voté à 91,6 % l'adhésion à la convention qui régit l'organisation de la médecine libérale jusqu'en 2021. Une séance officielle de signature est programmée aujourd'hui même au siège de la CNAM.  La CSMF résiste. Historiquement conventionniste, la CSMF se retrouve paradoxalement... seule centrale non signataire et avoue ne pas comprendre la stratégie du SML avec lequel elle a souvent constitué un axe privilégié. « Pourquoi signer maintenant alors que la convention est au point mort ?, s'étonne le Dr Jean-Paul Ortiz. À l’issue des négociations sur la télémédecine, s'il y a des avancées significatives pour la médecine libérale, alors la CSMF soumettra la proposition à ses cadres ». Le Quotidien du Médecin

  • Après la signature du SML, Nicolas Revel invite la CSMF à rejoindre la convention

Le directeur général a souhaité que « tous les syndicats représentatifs » se retrouvent au sein de la convention, invitant implicitement la CSMF à y entrer rapidement. Il semblerait que la centrale confédérale n'ait pas attendu l'appel de Nicolas Revel pour venir discuter librement avec les représentants de l'assurance-maladie. En témoigne la présence du Dr Patrick Gasser, président des spécialistes de la CSMF (UMESPE), croisé ce mercredi par « Le Quotidien » dans les locaux de la CNAM… Cette nouvelle donne intervient à une semaine de l'ouverture de deux négociations conventionnelles majeures : la tarification de droit commun de la télémédecine et la compensation pour les médecins de la hausse de la CSG. Le Quotidien du Médecin

  1. Les brèves
     
  • Hausse de la CSG : les médecins rejettent en bloc les compensations de l'Assurance-maladie

L'Assurance-maladie (CNAM) a planché sur la question. Une nouvelle option est désormais sur la table : compenser cette perte de façon stricte (par un avenant conventionnel) par une prise en charge partielle des cotisations du régime de vieillesse de base (CNAVPL). L'Assurance-maladie prévoit deux scénarii de compensation. L'option la plus simple consiste à prendre en charge un taux fixe de 26 % des cotisations au titre de la retraite de base quel que soit le niveau de revenus des médecins. Dans le second scénario, le taux de prise en charge est différencié par tranche : 22 % des cotisations de retraite de base sont prises en charge sur les revenus inférieurs à un plafond de la sécurité sociale (PSS pour l'année 2017, soit 39 228 euros) et 39 % des cotisations sur les revenus compris entre un PSS et cinq PSS. Dans le premier scénario, l'Assurance-maladie recense 13 910 médecins généralistes perdants avec une perte moyenne de 179 euros (soit - 0,13 % du revenu). Les effets redistributifs sont plus importants dans ce cas mais « la compensation n'est pas totale pour un quart des médecins dont les revenus sont supérieurs à 120 000 euros », reconnaît la Sécu. Dans le scénario 2, la Sécu comptabilise 25 860 de médecins généralistes perdants, avec une perte moyenne de 67 euros (soit - 0,09 % du revenu). Ce scénario « limite les écarts de revenus, la compensation n'étant partielle qu'à partir de 150 000 euros de revenus (soit 10 % des médecins de secteur 1) », indique la CNAM.« Quel que soit le scénario, il y a des perdants. Or nous voulons une compensation à l'euro près », prévient le Dr Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF. Le Quotidien du Médecin

  • À 2 380 euros par an, la nouvelle ROSP des endocrinologues ne fait pas le plein chez les spécialistes

Huit indicateurs, pour maximum 2 380 euros, de pratique clinique des médecins ont été définis sur le suivi des pathologies chroniques dont le diabète et la thyroïde.  Les médecins libéraux, les endocrinologues en tête, sont loin d'être convaincus par la version finale de l'avenant conventionnel. L'ensemble des indicateurs vaut par ailleurs 340 points contre 1 000 points pour la ROSP du médecin traitant.  Le Dr Patrick Gasser, président de l'UMESPE (branche spécialiste de la CSMF) joint sa parole à ses confrères : « Le nombre de points alloués à cette ROSP est totalement insuffisant, alors que cette spécialité souffre depuis des années. Il manque des indicateurs importants comme la déclaration sur l'obésité. »

Le SML et la CSMF estiment sans détour que cet avenant n'est pas suffisamment séduisant pour entrer dans la convention. Le Quotidien du Médecin

  • Médecins : une proposition de loi instaurant un conventionnement sélectif examinée le 18 janvier à l'Assemblée

PARIS, 3 janvier 2018 (APMnews) - Les députés vont examiner jeudi 18 janvier en séance publique une proposition de loi du groupe Nouvelle gauche (ex-socialiste) visant à lutter contre la désertification médicale en instaurant un conventionnement sélectif des médecins libéraux.

  • Le Dr Jean-Paul Ortiz était invité sur le plateau de Check Up Santé (BFM Business) pour dresser un bilan de 2017 et présenter les perspectives qui s’offrent aux médecins libéraux en 2018. Vous pouvez voir ou revoir son intervention en cliquant sur le lien ci-après > http://bit.ly/2D6SrAM

Veuillez trouver, sur le blog du Dr Jean-Paul Ortiz, ses voeux pour l’année 2018. > http://bit.ly/2qQbk8A

Dr. Bruno STACH
Membre du Bureau de l'UMESPE-CSMF

 RAPPEL    
Chirurgien, anesthésistes, obstétriciens (actes sur plateaux lourds)
Médecin traitant
Médecin correspondant
Consultation correspondant au niveau CCMU 3 du médecin urgentiste
Consultation correspondant au niveau CCMU 4 ou au niveau CCMU 5 du médecin urgentiste

 

  EVENEMENTS DIVERS  

 PLANETE MEDECINS - CSMF   

  • 31 janvier 2018 : Planète Médecins, en direct sur Fréquence M
     
  • replay cliquer ICI - « Télémédecine et téléconsultations », émission de Planète Médecins du 20 décembre - Emission présentée par les Drs Jean-Paul Ortiz et Sophie Lemonier : Invités plateau : Dr. Patrick Gasser, médecin gastroentérologue à Nantes - Dr Sophie Siegrist, médecin généraliste en Moselle - Reportages en compagnie des Drs Pascal Meyvaert, médecin généraliste à Gerstheim - et Claire Geoffray, médecin dermatologue à Paris.
  • 14, 15, 16 septembre 2018 : 24e Université d’été de la CSMF
     

 LES DPC 2018