FLASH INFO LES SPE-CSMF DU 28 MARS 2018

I. l’IPA c’est quoi ? En tout cas ça divise...

  • Examens médicaux, prescriptions : les nouvelles compétences des infirmiers font débat
     

Un projet de décret concernant les nouvelles compétences des infirmiers en « pratiques avancées » (IPA), a été soumis à concertation. Résultat, personne n'a été satisfait : ni les syndicats de la profession, ni les organisations de médecin. Prévu par la loi Santé du précédent gouvernement, l'exercice en pratique avancée - avec un champ de compétences médicales élargi - fait l'objet de discussions depuis 16 mois entre les Ordres des infirmiers et des médecins et la Direction générale de l'offre de soins (DGOS). Autant de dispositions « décevantes » pour Philippe Tisserand, le président de la FNI (infirmiers libéraux). Il a notamment déploré auprès de l'AFP des pratiques « totalement encadrées »  par un médecin. Évoquant des mesures « préoccupantes », son homologue de la CSMF (médecins libéraux), Jean-Paul Ortiz, a jugé « fondamental que le médecin reste le chef d'orchestre ». Il a demandé une révision des textes pour éviter « un conflit dur ». Ouest France

  • Les infirmières en pratique avancée prescriront-elles ? Les médecins libéraux furieux d'un projet de décret

Le projet de décret prévoit quatre domaines d'intervention (pathologies chroniques stabilisées pour les personnes âgées, oncologie, transplantation rénale et santé mentale et psychiatrie). Les infirmières en pratique avancée pourront intervenir dans plusieurs domaines comme la prévention et le dépistage, la coordination des parcours ou encore l'évaluation et les conclusions cliniques. Le tout, soit en présence du patient, soit à distance. Le médecin traitant détermine les patients suivis par une infirmière

Le texte prévoit que plusieurs tâches puissent être effectuées par l'infirmier comme « renouveler ou adapter des prescriptions médicales »« prescrire des médicaments non soumis à prescription médicale » ou encore « réaliser des actes techniques nécessaires au suivi d'une pathologie ». Deux projets d'arrêtés précisent les prescriptions, examens de biologie et actes techniques que pourront réaliser les infirmière. Le rôle du médecin traitant au sein de ces coopérations est défini ainsi : « Le médecin, si besoin en lien avec l'équipe, détermine pour chaque domaine d'intervention les patients auxquels sera proposé un suivi par un infirmier exerçant en pratique avancée ».

Ceux-ci regrettent de ne pas avoir été conviés au comité de pilotage du décret – seuls les Ordres étaient présents – et dénoncent son contenu, notamment le volet prescription. « Ce projet de décret est fondamental mais en l'état, il est à revoir de fond en comble, estime le président de la CSMF le Dr Jean-Paul OrtizCertains examens cliniques qui y figurent ne sont même plus effectués aujourd'hui. De plus, la prescription est le cœur du métier de médecin et ne peut être déléguée sans protocolisation. Le Généraliste

  • Prescriptions, actes techniques, examens… Ce que feront ces super-infirmières qui font peur aux médecins

Le texte, qu'Egora s'est procuré, a déclenché une vague de protestations chez les représentants des infirmières comme des médecins. Les premiers réclament plus d'autonomie, les seconds craignent de perdre la main. L’IPA exercera au sein d'une équipe de soins primaires "coordonnée par le médecin traitant", au sein d'une équipe de soins en établissement ou "en assistance d'un médecin spécialiste" en ambulatoire. Egora

  • Examens médicaux, prescriptions... Les infirmières demandent davantage d'autonomie

Un décret présentant les nouvelles compétences des infirmières fait débat : les syndicats infirmiers demandent davantage d'autonomie tandis que les syndicats de médecins exigent que le médecin reste un « chef d'orchestre ». Impasse ? Ce texte pourrait entrer en vigueur dès le mois de septembre 2018. L'objectif : lutter contre les déserts médicaux. DE NOUVELLES COMPÉTENCES POUR LUTTER CONTRE LES DÉSERTS MÉDICAUX. Le président de la CSMF (Confédération des Syndicats Médicaux Français), Jean-Paul Ortiz, a jugé « fondamental que le médecin reste le chef d'orchestre » et a demandé une révision du texte pour éviter « un conflit dur ». À suivre... Top Santé

  • Examens médicaux, prescriptions : les nouvelles compétences des infirmiers font débat

Évoquant des mesures "préoccupantes", Jean-Paul Ortiz, a jugé "fondamental que le médecin reste le chef d’orchestre". Il a demandé une révision des textes pour éviter "un conflit dur". Sud Ouest

  • Les infirmières veulent une vraie consultation autonome

Le nouveau gouvernement souhaitant former des « infirmiers en pratique avancée » (IPA) pour lutter contre les déserts médicaux. Selon l'AFP, dans ce projet de décret, les infirmières en pratique avancée peuvent intervenir « en présentiel ou à distance » sur trois niveaux d'activité. En oncologie, cela fait maintenant plusieurs années que des « infirmières de coordination » assurent, dans le cadre d’une délégation de tâches, la coordination des chimiothérapies prescrites à l’hôpital ou dans les centres anti-cancéreux et réalisée en ville. En effet, 50% des chimiothérapies seront sous forme de traitement oral en comprimés dès 2020. Les infirmières de coordination, entre autre, répondent aux questions des malades sur les évènements intercurrents et les effets secondaires de la chimiothérapie, évaluent leur gravité et contactent un oncologue du centre ou un spécialiste de ville en cas de besoin. A la CSMF (syndicat des médecins libéraux), son président, le Dr Jean-Paul Ortiz, a jugé indispensable que le médecin « reste le chef d'orchestre ». Il a demandé une révision du décret sous peine « d’un conflit dur ». Pourquoi Docteur

  • Les nouvelles compétences des infirmières font débat

"Levée de boucliers chez les médecins, alors que le gouvernement s'apprête à confier aux infirmières certaines tâches qui font partie de leurs prérogatives", rapporte Le Figaro. S'ils assurent ne pas être opposés sur le fond à la délégation de tâches et aux pratiques avancées, les syndicats de médecins libéraux défendent avec force leurs prérogatives. Dans Le Figaro, Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), juge le projet de décret "très préoccupant, car il remet en cause le parcours de soins et le rôle du médecin traitant". Mutualité

  • Pratiques avancées : les médecins très critiques

Pas assez d'autonomie selon les unes,trop peu d'encadrement pour les autres. Alors que le Collège infirmier français dénonce une « vision médico-centrée du soin » et un « modèle restrictif, […] ressemblant plus à une délégation de compétences déguisée qu’à un véritable projet ambitieux de pratique avancée pour la profession infirmière », plusieurs organisations de médecins estiment, pour leur part, que le rôle de chef d’orchestre du médecin traitant n’y est pas suffisamment signifié. « On nous transmet un projet rédigé trois jours avant la réunion du 8 mars. Tout est écrit, il n'y a aucun dialogue », Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF). Pourtant, tous se disent favorables à la pratique avancée. « Il est logique que les contours des métiers évoluent, affirme, de son côté, Jean-Paul Ortiz. Mais cela doit se faire de manière encadrée, au sein d'une équipe de soins qui travaille selon des protocoles précis et partagés ». Espace Infirmier

  • Infirmières en pratique avancée : les infirmières déçues, les médecins crispés

Selon le Conseil International des Infirmiers, une infirmière de pratique avancée est une infirmière diplômée d’État ou certifiée qui a acquis les connaissances théoriques, le savoir-faire nécessaire aux prises de décisions complexes, de même que les compétences cliniques indispensables à la pratique avancée de son métier. Il précise que ces pratiques avancées se caractérisent par : 
- « un degré élevé d’autonomie professionnelle », 
- « l’intégration de la recherche »,
- « la gestion de sa propre charge de travail »,
- « des compétences cliniques étendues et reconnues comme telles »,
- « des services de consultation ». On peut distinguer 2 types d'IPA dans les divers systèmes de santé étrangers : l'infirmière clinicienne et l'infirmière praticienne. Si l'infirmière praticienne est spécialisée dans la coordination de parcours de soins complexe, la démarche qualité et le management, l'infirmière praticienne est à même d'exercer en premier recours dans un nombre de domaines limité : maladies chroniques, santé mentale, dépendance, gérontologie, cancérologie. 
Pour la Confédération des Syndicats Médicaux Français, il est fondamental que le médecin reste le chef d'orchestre. Elle dénonce une concertation de façade et envisage un conflit dur si la liste des actes et prescriptions des IPA n'est pas revue et validée par les instances professionnelles. Caducée

  • Un projet qui trouble médecins et paramédicaux

La loi Touraine (2016) avait pour ambition de définir un nouvel exercice en pratique avancée pour les auxiliaires médicaux, au sein d'une équipe de soins coordonnée par un médecin, en ville et à l'hôpital. Ces nouveaux textes réglementaires sur l'infirmier (voir ci-contre) en sont la première concrétisation. Pour la rentrée 2018, le ministère entend déployer dans une dizaine d'universités un Bac+5 (niveau master) ouvert aux infirmiers avec trois ans d'expérience afin de former progressivement 5 000 à 6 000 IPA. L'enjeu : diminuer le délai de prise en charge et dégager du temps pour les médecins en exercice, saturés de patients. Pour cela, le gouvernement entend s'inspirer d'initiatives lancées à l'hôpital, berceau naturel de l'exercice pluridisciplinaire et en équipe. On y trouve déjà des infirmiers cliniciens (métier intermédiaire prévu dans le troisième plan Cancer) et près de 200 faisant fonction d'IPA. Des grosses machines comme l'AP-HP misent sur les protocoles de coopération, cadre réglementaire de la loi Bachelot qui étend les compétences infirmières à des actes délégués et cliniques : bilans urodynamiques, consultation infirmière et suivi des patients (médecine de voyage, oncologie, chirurgie de l'obésité). Le CHU compte 45 super-infirmiers et manipulateurs radio aujourd'hui. Il en veut 1 000 pour fin 2019  ! Le Quotidien du Médecin

  • Contre les déserts médicaux, le statut de "super infirmière" soulève l'hostilité

Tout le monde devrait être ravi, mais c'est raté. Le docteur Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), dénonce un projet de décret "extrêmement dangereux", même s’il se dit "favorable à ce qu’on puisse faire évoluer les contours des métiers". Dans les faits, alors que les infirmières estiment qu’elles n’auraient pas assez d’autonomie par rapport aux médecins, ceux-ci considèrent qu’elles en auraient trop. Pour Jean-Paul Ortiz, il faut que "la notion de médecin chef d’orchestre" reste "fondamentale". "On ne peut pas dire à une partie de la population française: ‘comme vous ne trouvez pas de médecin, on va vous mettre une infirmière un peu mieux formée’. La population française ne le tolérerait pas", prévient Jean-Paul Ortiz. En l’état, ni les infirmières, ni les médecins ne sont donc convaincus de l’efficacité de ce nouveau statut. "C’est un décret qui n’est pas précis. C’est flou, et quand c’est flou il y a un loup", prévient Jean-Paul Ortiz. BFMTV

Le récent projet de décret encadrant l’exercice infirmier en pratique avancée fait fi du respect du parcours de soins et remet en cause le rôle du médecin traitant. Le Dr Jean-Paul Ortiz s'en explique auprès de BFMTV. Pour visionner le reportage qui a été diffusé sur la chaîne ce vendredi matin, cliquez sur le lien ci-après :  http://bit.ly/2ph6mhQ

II.  Encore  un coup dur chez les radiologues

  • « Nous sommes écœurés, les radiologues ont été ponctionnés d'un milliard d'euros en dix ans ! », le coup de gueule de la FNMR

Selon le Dr Jean-Philippe Masson, président de la Fédération nationale des médecins radiologues (FNMR), de nouvelles baisses massives de tarifs risquent d'être imposées à cette spécialité dès l'été 2018, à hauteur de 35 millions d'euros.  Une dégradation de la situation pour les radiologues en général, et surtout pour les libéraux ! Concrètement, cela veut dire que lorsqu'on devra investir dans du matériel lourd, on se tournera vers des équipements moins chers, donc bas de gamme. Une autre conséquence pourra être la réduction de la masse salariale. Or avec moins de salariés par cabinet, les horaires d'ouverture seront forcément réduits et les délais d'attente augmenteront. Le Quotidien du Médecin

  • Une ponction chez les radiologues

Alors que s’ouvre la perspective d’un nouveau coup de rabot sur les tarifs d’imagerie médicale, les radiologues montent au créneau pour dénoncer les difficultés qu’ils éprouvent à investir dans du matériel moderne et de qualité. La faute, comme le FNMR, à des coups de rabot répétés sur les tarifs d’imagerie, associés à une hausse des besoins en investissements. « La commission des équipements matériels lourds d'imagerie vient en effet de proposer une baisse de 10 % de la valeur des forfaits techniques de scanners et d'IRM ! », précise le Dr Jean-Philippe Masson avant de rappeler qu’en dix ans, c'est près d’un milliard d’euros qui a été « ponctionné ». What'S Up Doc

Dr. Bruno STACH
Secrétaire Général "Les SPÉ-CSMF"

  INFORMATIONS ET EVENEMENTS DIVERS  

  UNIVERS MEDECINS - CSMF   

  • 28 mars 2018 : Univers Médecins, à suivre en direct à 19h30 sur le site de Fréquence M - « Relations Ville-Hôpital, je t’aime moi non plus » avec Frédéric Valletoux, président de la FHF 

  UNIVERSITES D'ETE DE LA CSMF 

  • 14, 15, 16 septembre 2018

  LES DPC 2018    

  DIVERS    

  • 28 mars 2018 : « La retraite du médecin libéral : droits et devoirs », organisée par l’ACFM, entre 19h30 et 23h – 30 Bd de le Liberté, 59 800 Lille – Inscription obligatoire
     

  CONVENTION 2016 - INFORMATIONS     

La convention 2016 instaure un forfait patientèle médecin traitant (FMPT) qui se substitue aux différents forfaits précédents (MPA, FMP, RMT, RST). Ce forfait est entré en vigueur au 1er janvier et sera versé trimestriellement. Pour rappel, la convention a prévu que transitoirement les précédents forfaits étaient maintenus pour 2016 et 2017.

A quelle date seront payés les nouveaux forfaits ? La CNAMTS nous a communiqué les dates stabilisées… sous réserve de modifications éventuelles.

  • Paiement FMT (complément changement de médecin traitant de 2017) : prévu le 26/02/2018
  • Paiement MPA 4e trimestre 2017 : prévu le 05/03/2018
  • Paiement FMT (complément changement adresse de 2017) : prévu le 28/05/2018
  • Paiement FPMT acompte P1 : prévu avant fin avril 2018
  • Paiement MPA (non MT) n°1 T1/2018 : prévu avant fin mai 2018

Et aussi :

  • Paiement ROSP 2017 : paiement prévu avant fin avril 2018
  • Paiement Forfait structure 2017 : prévu en juin 2018
  • Versement du forfait ACI pour les MSP : prévu fin avril ou 1ère quinzaine de mai

Concernant le dernier paiement trimestriel de la Rémunération médecin traitant (RMT) pour les patients en ALD, de nombreux médecins dénoncent l’absence de versement qu’ils auraient dû percevoir en novembre 2017. La CSMF demande à la CNAM de régler ce problème au plus vite.

Consulter le calendrier prévisionnel des versements