Des mots, mais à quand les actes ? Aucun changement dans le discours de la Ministre de la Santé. Les spécialistes toujours ignorés. L’U.ME.SPE./CSMF plus que jamais mobilisée.

L’U.ME.SPE./CSMF constate que les récentes déclarations de la Ministre de la Santé ne calmeront pas le mécontentement des médecins spécialistes exerçant dans la proximité et sur les plateaux techniques lourds. Une fois de plus, la Ministre n’envisage la santé qu’à travers la médecine générale et écarte la médecine spécialisée libérale, pourtant indispensable à l’efficacité des parcours de soins.

Cette attitude conforte l’U.ME.SPE./CSMF dans la nécessité de poursuivre et d’amplifier la mobilisation de tous les médecins spécialistes dans un vaste mouvement unitaire pour imposer au Gouvernement de les entendre et de reconnaître leur place dans le système de soins.

Les tentatives de division n’arriveront pas à ébranler la détermination de l’U.ME.SPE./CSMF qui porte ce mouvement contestataire pour défendre les fondements de la profession aujourd’hui remis en cause. Ce sujet est essentiel et va de pair avec la valorisation financière et les moyens qui restent incontournables pour conserver l’excellence de notre système de soins.

L’U.ME.SPE./CSMF demande à l’ensemble des médecins de terrain d’arrêter toute activité que ce soit en consultation, au cabinet mais aussi toute intervention dans l’ensemble des blocs opératoires, et au-delà, en refusant toute permanence de soins.

Toutes les maternités, tous les établissements privés devront être paralysés.

Cette cessation d’activité devra être effective dans la période du 24 au 31 décembre. Elle sera forte et structurée.

Puisque le projet de loi de Santé vise à étatiser les soins, les médecins spécialistes libéraux proposent au gouvernement d’expérimenter, pendant une semaine, des soins opérés par l’Etat, sans les médecins libéraux. Ainsi, la responsabilité des mesures mises en place au service  de la population pendant cette période relèvera de l’Etat qui devra sécuriser la prise en charge des usagers pendant cette période. L’absence de décision de l’Etat sur le plan local serait considérée comme irresponsable.

L’U.ME.SPE./CSMF donnera des consignes à ses représentants en région pour accompagner les professionnels, le mouvement de fermeture sur le terrain, car aucun de nos concitoyens ne devra être mis en danger pendant cette période de fête chère à tous les Français.

L’U.ME.SPE./CSMF rappelle à Madame la Ministre que le service public hospitalier est aussi l’affaire des médecins libéraux qui, depuis de nombreuses années, se sont organisés pour répondre à l’ensemble de la population tant dans la journée que la nuit. Exclure la médecine spécialisée de la permanence de soins comme le font actuellement les ARS en région, ne pas leur permettre d’accueillir des internes en formation, ne pas accéder à l’innovation au travers de fonds publics et les exclure de la prise en charge des soins palliatifs, seraient une erreur à la fois historique mais, surtout, politique et stratégique, qui serait délétère pour l’ensemble de l’organisation des prises en charge de nos concitoyens en matière de maladie.

L’U.ME.SPE./CSMF considère que ces mesures seraient un vrai recul en termes d’accessibilité aux soins.

L’U.ME.SPE./CSMF souhaite rappeler qu’elle soutient la mobilisation des patrons de clinique dont les revendications sont justifiées, elle comprend cette journée protestataire du 5 janvier.

Dr. Patrick GASSER
Président