DEPASSEMENTS D’HONORAIRES : L’ESSENTIEL ET L’ACCESSOIRE

L’U.ME.SPE./C.S.M.F., premier syndicat des médecins spécialistes libéraux, se félicite que 10 700 médecins libéraux du secteur 2 et médecins titrés du secteur 1 aient signé le contrat d’accès aux soins. C’est un signe de la responsabilité des médecins vis-à-vis des difficultés financières de leurs patients.

L’U.ME.SPE./C.S.M.F. constate que la Mutualité Française a fait un pas significatif à travers les déclarations de son président sur la prise en charge des compléments d’honoraires. Dans le cadre de la signature de l’UNOCAM de l’avenant n°8, il est essentiel que le reste à charge des patients soit diminué par la solvabilisation des compléments d’honoraires. Dans le cadre du décret sur les contrats responsables, nous demandons que celui-ci reprenne, dans son intégralité, le périmètre de solvabilisation lié au contrat d’accès aux soins.

L’U.ME.SPE./C.S.M.F. se félicite, qu’en ce qui concerne les médecins ayant des honoraires dits excessifs (moins de 2 % de l’ensemble des praticiens), des accords soient intervenus avec les directeurs d’Assurance Maladie pour que des efforts de modération aient été entérinés tant chez les praticiens libéraux qu’avec nos collègues hospitaliers, la pédagogie et l’appel à la solidarité étant deux éléments fondamentaux dans cette démarche.

L’U.ME.SPE./C.S.M.F. constate que, contrairement, à ce qui avait été dit abusivement sur les réseaux sociaux, l’avenant n°8 a mis en place des commissions paritaires régionales qui ont joué leur rôle exonérant 4 confrères de toutes pénalités et incitant les caisses à ne pas entraver l’exercice de 2 autres. Nous sommes, heureusement, bien loin de ce que certains avaient appelé imprudemment des tribunaux d’exception.

L’U.ME.SPE./C.S.M.F. rappelle que l’essentiel pour les médecins libéraux, en particulier ceux du secteur 1, est constitué par des honoraires opposables largement insuffisants. Les économies significatives, faites sur l’ONDAM de ville au cours de ces 4 dernières années, doivent, dès 2014, permettre une négociation sur des revalorisations tarifaires. Les médecins libéraux ont fait des efforts significatifs et reconnus dans le cadre de l’avenant n°8, le blocage des honoraires opposables, cette année, ne pourrait qu’entraîner des mouvements sociaux alors que les structures hospitalières publiques restent dépensières.

L’U.ME.SPE./C.S.M.F. se félicite que, grâce à l’avenant n°8, aucune contrainte n’ait été apportée aux confrères désirant continuer à exercer en secteur 2, utilisant leurs possibilités de dépassements avec « tact et mesure » (moyenne nationale 60 % de tarifs opposables). La médecine de ville ne peut en aucun cas être la variable financière ajustable permettant de répondre aux objectifs du Président de la République.