COMMUNIQUE DE PRESSE - L'U.ME.SPE. et la CCAM TECHNIQUE : RETABLISSONS LA VERITE

L'U.ME.SPE./C.S.M.F. rejette les propos inexacts, tronqués et erronés contenus dans l'article du Parisien en date du 1er décembre 2007 sur la mise en place d'une nouvelle étape de la CCAM des actes techniques.

L'U.ME.SPE./C.S.M.F. rappelle que cet accord est consécutif à l'avenant 23 revalorisant médecins généralistes et médecins spécialistes basé, d'une manière équitable, sur le partage des fruits financiers de la maîtrise médicalisée mais également des sacrifices de trois spécialités (radiologie, médecine nucléaire, cardiologie interventionnelle) qui ont accepté une baisse de tarifs en mettant en place cette nouvelle étape de la CCAM des actes techniques

L'U.ME.SPE./C.S.M.F. souligne que ces augmentations sont liées à la hiérarchisation des actes issue du travail fait par les sociétés savantes et le Département des Actes Médicaux de l'UNCAM et qu'il s'agit de réparer des erreurs, des oublis ou des anomalies remontant à de nombreuses années.

L'U.ME.SPE./C.S.M.F. refuse la logique du Syndicat MG France qui veut, une fois de plus, opposer médecins généralistes et médecins spécialistes. L'avenant 23 a permis, pour les médecins généralistes, au 1er juillet dernier, le passage du C à 22 euros ; la CCAM des actes techniques évoluant en deux étapes, en septembre 2007 et en janvier 2008.

L'U.ME.SPE./C.S.M.F. s'étonne des propos de la Mutualité car, d'une part, la plupart de ces actes de haute technicité, sont pris en charge en totalité par l'Assurance Maladie, d'autre part, c'est à cause de la politique de Jean-Marie Spaeth et de Daniel Lenoir que les tarifs des médecins spécialistes ont été bloqués pendant dix ans, entraînant des dépassements pour les médecins du secteur 2 face à l'augmentation des charges et accroissant le reste à charge pour les patients.

L'U.ME.SPE./C.S.M.F. demande à toutes les assurances complémentaires de reprendre la négociation sur le secteur optionnel pour faciliter l'accessibilité aux soins pour tous.

L'U.ME.SPE./C.S.M.F. met en garde le Gouvernement face à la tentation de vouloir, à travers les états généraux de la santé, marginaliser la place des médecins spécialistes libéraux dans l'organisation des soins en France, faisant disparaître la médecine spécialisée de proximité à laquelle sont attachés nos concitoyens.