Communique de presse du SNSMCV - E.C.N.

Le Syndicat National des Spécialistes des Maladies du Cœur et des Vaisseaux  a pris connaissance de l’arrêté du 6 juillet 2017 fixant,  au titre de l’année universitaire 2017-2018, le nombre d’étudiants susceptibles d’être affectés à l’issue des épreuves classantes nationales en médecine, par spécialité et par centre hospitalier universitaire.

Le Syndicat National des Spécialistes des Maladies du Cœur et des Vaisseaux entend exprimer son plus vif mécontentement et sa grande inquiétude devant la baisse drastique du nombre de postes d’interne offerts pour l’année 2017 – 2018 en cardiologie, 170 pour 208 antérieurement.

Cette baisse est particulièrement préoccupante quand au même moment un nombre important de cardiologues va  partir à la retraite. Dans les cinq ans qui viennent la spécialité va en effet perdre 35 % de ses effectifs, soit le double des nouveaux entrants.

Cette  situation créera inévitablement des déserts médicaux cardiologiques qui éloigneront une bonne partie de la population de soins de qualité et de proximité.

Cette décision est manifestement contraire aux engagements durant sa campagne électorale  de Monsieur le Président de la République de lutter contre les déserts médicaux.

Le Syndicat National des Spécialistes des Maladies du Cœur et des Vaisseaux rappelle que la cardiologie est une spécialité exigeante qui couvre un large domaine, de la prévention à la thérapeutique, des soins aigus aux soins chroniques, de la clinique aux plateaux techniques hyperspécialisés  et ce au plus près de la population.

Elle répond aux pathologies parmi les plus graves et fréquentes et qui représentent la deuxième cause de mortalité en France. La cardiologie se trouve ainsi fortement impliquée dans le champ de la santé publique.

La cardiologie ne peut être exercée et exclusivement que par des médecins hautement formés et, à cet égard, le Syndicat National des Spécialistes des Maladies du Cœur et des Vaisseaux veut aussi rappeler son opposition à la nouvelle maquette du DES sur quatre ans, durée manifestement trop courte pour permettre aux étudiants d’acquérir toutes les compétences de la spécialité.

Face à cette situation  le Syndicat National des Spécialistes des Maladies du Cœur et des Vaisseaux demande dans un bref  délai un rendez-vous avec Madame  la ministre des solidarités et de la santé pour lui exposer ses préoccupations.

Contact presse - Dr. Jean Pierre BINON - Président