Communiqué J-2 Une ministre sourde au service d’une idéologie dépassé - Une mobilisation historique - Une alliance forte de la médecine spécialisée et générale.

L’Union Nationale des spécialistes confédérés (l’U.ME.SPE./CSMF), premier syndicat des médecins spécialistes, dénonce un statu quo du gouvernement malgré les entrevues menées auprès de la ministre de la santé et ses services. Aujourd’hui, la méthode de concertation n’a pas changé : les présentations officielles se succèdent sans que l’on puisse aborder une refonte globale du texte dans l’esprit et dans les mots.

Cette méthode amène donc les syndicats à boycotter ces réunions uniquement consommatrices de temps et de bonne volonté de notre part, et va  conduire à un arrêt complet des discussions à court terme. Jouer le pourrissement de la situation, tenter de diviser les médecins généralistes et les spécialistes est encore une erreur.

L’U.ME.SPE./CSMF souhaite rappeler que la loi doit contenir les éléments indispensables pour valoriser la médecine libérale dans toutes ses composantes (médecins spécialistes et généralistes) et répondre aux grands enjeux de demain, basés sur une médecine accessible à tous pour tous. Ecarter, comme c’est le cas aujourd’hui, la médecine spécialisée de la réflexion est un non-sens, reflet d’une grave méconnaissance des enjeux. Aujourd’hui, nous avons tous besoin d’une médecine basée sur l’innovation et l’entrepreneuriat plutôt que sur une démarche étatique et centralisatrice  portée  par une idéologie d’un autre temps.

L’U.ME.SPE./CSMF rappelle qu’elle est opposée :

• La mise en place du 1/3 payant généralisé et obligatoire, 
• Aux modalités qui définissent, dans le projet de loi, le service public hospitalier, totalement discriminatoires et basées sur une idéologie d’un autre âge, totalement dépassée et inadaptée,
• Au « service territorial de santé au public » qui n’a pour vocation que de permettre aux ARS d’avoir la main mise sur les professionnels libéraux,
• Aux modifications des compétences des métiers contournées par la mise en place de pratiques avancées. Les délégations ne se décrètent pas, elles se construisent.

L’Union Nationale des médecins spécialistes confédérés demande :

• Une  reconnaissance et une valorisation de la médecine spécialisée libérale,
• Les moyens nécessaires d’investir  dans l’innovation garante de l’évolution des métiers pour  un meilleur accompagnement des patients.

L’U.ME.SPE/CSMF appelle à une mobilisation massive de toutes les spécialités, tant en établissements de soins, sur les plateaux techniques lourds, que hors des établissements, pendant la période de fin d’année, du 24 au 31 décembre.

De nombreux praticiens des plateaux techniques lourds (chirurgiens, anesthésistes, obstétriciens…) ont déjà rejoint le mouvement d’arrêt d’activité et de permanence des soins.

Les estimations de la participation vont déjà bien au delà de toute attente.

L’U.ME.SPE./CSMF a donné des consignes à ses représentants en région pour accompagner les professionnels dans ce mouvement de fermeture pour que, sur le terrain, aucun de nos concitoyens ne soit mis en danger pendant cette période  de fêtes.
Par contre, elle appelle les directeurs d’ARS à prendre toutes les mesures qui seront nécessaires pour que tous les malades soient pris en charge dans un souci de qualité et de sécurité.