Communiqué de presse U.ME.SPE. - Chercher l'erreur : les mutuelles engrangent, les patients trinquent.

Voilà qu’un comparateur de mutuelle, dont les partenaires sont aussi des mutuelles, dénonce un reste à charge pour les patients et tente de stigmatiser les médecins de secteur 2 en leur conseillant d’éviter de les consulter.

Oui la facture est salée pour les usagers des mutuelles. Ceux qui possédaient une mutuelle de santé antérieurement le savent déjà depuis plusieurs mois et la Ministre de la Santé vient de le découvrir !! Il est vrai que, dans la fonction publique, ce système n’existe pas.

Les contrats responsables ont été mis en place par le gouvernement qui considérait qu’une mutuelle pour tous était une avancée sociale ! Eh bien, une grande partie des Français s’aperçoit, aujourd’hui, de ce que cela veut dire…Ces fameux contrats plafonnent les remboursements dans toutes les dépenses de soins et, mécaniquement le reste à charge augmente … et la Ministre s’en étonne !

Chercher à qui profite le crime. C’est un vrai cadeau aux complémentaires santé qui engrangent les cotisations et qui limitent leur remboursement. Ces dernières ne se sentent pas responsables car la limitation du remboursement est définie par décret… Demain, la situation va s’étendre à d’autres usagers, notamment les retraités comme l’avait promis le Président de la République lors de son intervention au congrès de la Mutualité à Nantes. Attention Danger !!

Le bouc émissaire est identifié : le médecin de secteur 2 pour qui les charges sociales ne sont pas prises en charge par l’Assurance Maladie en contrepartie de la possibilité de compléments d’honoraires. Mais, en son temps, cette possibilité a aussi été ouverte par l’Etat.

Cette campagne est bien orchestrée, elle s’intègre dans une stratégie de dénigrement déjà installée dans la négociation conventionnelle de ces derniers mois avec une volonté délibérée de stigmatisation d’une partie d’un corps professionnel.

L’U.ME.SPE. ne peut accepter cette situation et cette campagne de déstabilisation d’une partie du corps médical. Encore une fois, l’Etat tente de cliver les usagers et les médecins entre eux.

La vache à lait, ici, est bien aujourd’hui l’usager et l’entreprise qui finance partiellement ses cotisations. Aujourd’hui, l’Etat, au travers de la mise en place de ces contrats responsables, sanctionne les usagers par une diminution de leurs remboursements.

Par contre, nous avons identifié celui qui se remplit les poches ! Il n’est pas nécessaire de le nommer, y a-t-il une complicité ?

A quand les sur-complémentaires et la médecine à deux vitesses développée par le gouvernement et Marisol Touraine ?

Dr. Patrick GASSER                                                                                                          
Président