Communiqué de presse du SNORL – NON au Tiers Payant Généralisé, nos Centrales Syndicales doivent donner un autre sens à ces mots pour qu’ils ne deviennent… des maux !

Les moyens de monétiques évoluent : quel médecin prenait la carte bleue, il y a 10 ans ?
Actuellement, nous commençons à régler avec nos smartphones.
La disparition de billets de banque est annoncée.
Les blockchains arrivent…

Nous connaissons tous les paiements à débit différé.
En exemple, la carte « avance santé » en est une adaptation.

Le patient règle le médecin avec cette carte, celui-ci voit la somme demandée et la valide avec son code. La transaction est pré-identifiée par le système. Le médecin est réglé systématiquement, le patient ne sera jamais débité si son dossier est en règle.

Par contre, s’il ne l’est pas, le patient sera débité de la somme non validée.

Cette évolution ne serait donc que technique ? Dans ce cadre, le problème réside au niveau de l’accès à ce système pour des patients n’ayant pas droit aux débits différés actuels. L’Etat devrait les solvabiliser.

Mais le problème est, bien plus encore, éthique. Plusieurs questions doivent trouver, au préalable, leurs réponses :

  • Doit-on considérer que notre exercice médical est « marchandisé » ? et le même problème se pose pour les plateformes de prises de rendez-vous !
  • Doit-on conserver un régulateur à la « consommation médicale » ? avec quels moyens, sur quels principes et dans quelles limites ?
  • Peut-on garantir l’accès aux soins, gratuitement, pour tous sans être conscient de la perversion potentielle que cela entretient sur l’inconscient individuel et collectif ?
  • Que penser, alors, des compléments d’honoraires puisqu’ils peuvent être stigmatisés par le système de manière politique voire dogmatique, « à l’insu du plein gré » de nos autorités ?

Nos Centrales Syndicales doivent, ensemble, répondre à ces questions essentielles et les porter à notre Ministre de la Santé. Une période de réflexion est ouverte : ne manquez pas cette opportunité essentielle !

Contact presse : Dr. Jean-Michel KLEIN - Président