AU REVOIR ET MERCI

C’est avec sérénité, mais bien sûr un sentiment de nostalgie que j’écris cette dernière livraison des « Infos du président » de l’U.ME.SPE.. 12 ans, c’est tout un pan de vie syndicale, professionnelle et personnelle. Mes remerciements vont d’abord à tous ceux qui ont participé aux différents Bureaux, qui ont été les relecteurs attentifs de ces messages, m’apportant corrections, conseils et, parfois, censure. Dans la tradition des présidents de l’U.ME.SPE., j’ai eu essentiellement un rôle de coordinateur, d’entraîneur, de capitaine d’une équipe qui travaille au quotidien, c’est toute la force de l’U.ME.SPE., premier syndicat de médecins spécialistes, face à l’agitation, au corporatisme, aux manipulations des forces extérieures. C’est ce travail de fond dont vous êtes tous comptables qui nous permet d’être au-delà des vicissitudes de la vie conventionnelle, le premier syndicat de médecins spécialistes comme ceci est concrétisé régulièrement dans les élections aux URML, puis aux URPS.

Mes remerciements vont bien évidemment au Comité Directeur où nous retrouvons les présidents, les responsables des principaux syndicats de médecins spécialistes. Vous ne vous trompez pas, vous savez que tout ce qui compte, en termes d’élaboration, de propositions mais, également, s’il le faut d’opposition, se trouve à l’U.ME.SPE. et nulle part ailleurs. Nos discussions, toujours argumentées, parfois vives, dans le cadre des Comités Directeurs, face aux enjeux des conventions, des avenants, sont le creuset de l’U.ME.SPE., nous sommes dans une véritable démocratie républicaine où chacun apporte ses idées, où le Comité Directeur vote et décide et où tous, quelle que soit notre position initiale, portons le message commun, c’est ce qui nous a permis de défendre le rôle du médecin spécialiste de proximité face aux forces extérieures syndicales viscéralement opposées à nous de MG France mais, également, ceux qui souhaitent, à travers la mise en cause de l’U.ME.SPE., diminuer la force syndicale de la CSMF, qu’il s’agisse des politiques, toutes tendances confondues, ou des communicants qui rêvent de manipuler les uns et les autres, pour le plus grand bénéfice de leurs intérêts financiers et l’on peut mettre dans cette catégorie des anciens journalistes qui n’ont pas eu la reconnaissance de ceux qui les ont nourris pendant de nombreuses années.

L’U.ME.SPE., c’est d’abord la force de son Comité Directeur, des adhérents des verticalités et des régions, aucune autre structure syndicale ne peut se prévaloir de cette expérience mais, également, de cette créativité.

L’U.ME.SPE. c’est également ce que, dans la tradition portée par tous les présidents, nous avons réussi à conforter, en réunissant les forces vives de la CSMF à travers l’UNOF et l’U.ME.SPE.. Tous les travaux que nous avons faits au cours de ces 12 dernières années ont permis de rapprocher, en commun, les médecins généralistes des médecins consultants, dans le cadre conventionnel, dans le cadre des avenants, dans le cadre de nos propositions communes qui ont été élaborées dans nos commissions, Entreprise chirurgicale, Maisons de Spécialistes, Consultations Cliniques Complexes, Pratiques coopératives interprofessionnelles. Tout ceci a été fait par vous pour l’intérêt de la médecine libérale, même si certains, dans le cadre d’une campagne électorale démocratique, essaient de s’en attribuer la paternité. Dans l’U.ME.SPE., il n’y a pas de leader, il y a essentiellement une coopération collective qui va bien au-delà de l’ambition personnelle.

L’U.ME.SPE. c’est également la solidarité de tous les présidents qui constituent une véritable ligne directrice à l’intérieur de la CSMF, tous ceux qui ont présidé l’U.ME.SPE., Jean GUILLARD, Jacques MOINARD, Claude MAFFIOLI, Yves DECALF, Christian LE GOFF ont agi dans l’intérêt de tous et dans celui de la CSMF. Il n’y a pas, dans l’U.ME.SPE., cette critique des uns par rapport aux autres, résumée par une phrase célèbre : « je succède à un incompétent et je serai remplacé par un incapable ». Tous ensemble, quels que soient nos spécificités et notre mode d’action personnel qui est légitime, nous avons un respect des uns par rapport aux autres et une amitié qui va bien au-delà des responsabilités syndicales.

Dans ce cadre, il est de mon devoir et de ma responsabilité de vous délivrer un dernier message politique, conforter cette légitimité dans le cadre des élections à venir, le 15 mars prochain, en choisissant la continuité par rapport au Bureau actuel qui a été créatif, qui vous a défendus, qui m’a conforté et assisté au quotidien, continuer à supporter l’U.ME.SPE., premier syndicat de médecins spécialistes à travers les présidents de nos verticalités qui seront à même de vous défendre au quotidien et de vous mener à la victoire lors des prochaines élections aux URPS, comme nous l’avons fait tous ensemble dans le passé.

Au revoir à l’U.ME.SPE., à son Bureau, à son Comité Directeur, au G.O.MED. et à notre secrétaire perpétuelle, Graciette BACOCO.

Et, peut-être, à bientôt mais ceci relève de la décision souveraine du Conseil Confédéral de la CSMF.

Dr. Jean François REY