40 000 professionnels de santé dans la rue, une Ministre sourde, jusqu’où faudra-t-il aller ?

   Le 15 mars n’a pas été une journée de manifestation comme les autres pour 3 raisons :

• Une union syndicale, un même message  « tous unis contre le projet de loi de santé »,
• Une mobilisation intergénérationnelle,
• Une volonté de conserver les bases du métier de soignant, dans le cadre de la liberté d’entreprendre.

Le 15 mars, une manifestation au delà des espérances de tous les syndicats, un succès qui ne peut être réfuté et qui confirme le rejet total d’un texte que seul un gouvernement fragilisé porte.

Aujourd’hui, le corps médical a été responsable en participant, au travers des groupes de travail, à une dernière tentative d’écriture d’un texte élaboré par la profession.
Comme toute réponse, la Ministre de la Santé a balayé d’un revers de main cette journée, elle a insulté, par ses déclarations, l’ensemble des professionnels et, particulièrement, le corps médical. Non, Madame TOURAINE, la sécu n’est pas le lien entre le patient et son médecin !
Insulte par le dédain, insulte par le mensonge, insulte par la manipulation des idées. Est-il digne, pour un politique, de tenter d’opposer le soignant et le patient ?
Pourquoi semer ainsi la discorde dans le milieu de la santé alors même qu’il serait préférable de mettre du lien au service des malades ?

Nous ne voulons pas de ce tiers payant généralisé, de ce service public hospitalier qui met en place une ségrégation entre les établissements de soins. Non à la mainmise de l’Etat sur notre exercice au travers des ARS.

Simulacre de coopération, des amendements portés en catimini, nous ne baisserons pas les bras, la mobilisation continue et nous serons présents dès demain dans le débat parlementaire. Débat que le gouvernement ne souhaite pas en utilisant une procédure accélérée.

Déjà, on entend des appels à la désobéissance civile et au déconventionnement.
Madame la Ministre, vous êtes la seule responsable de cette situation, votre méthode n’a pas convaincu, au contraire la confiance, déjà inexistante, n’est pas revenue.
Un rendez vous raté. Cette reforme bâclée, des médecins bafoués.