Infos du Président

AU REVOIR ET MERCI

C’est avec sérénité, mais bien sûr un sentiment de nostalgie que j’écris cette dernière livraison des « Infos du président » de l’U.ME.SPE.. 12 ans, c’est tout un pan de vie syndicale, professionnelle et personnelle. Mes remerciements vont d’abord à tous ceux qui ont participé aux différents Bureaux, qui ont été les relecteurs attentifs de ces messages, m’apportant corrections, conseils et, parfois, censure.

UN CLIMAT DELETERE

Nous empruntons volontiers le titre de ce message hebdomadaire au président de la FNMR, Jacques NINEY, car nous partageons totalement son point de vue et il est, actuellement, extrêmement difficile de représenter la profession médicale en essayant, d’une part, de construire pour améliorer notre système de santé, d’autre part, de résister à une volonté d’étatisation et de médecine administrée.

LA STRATEGIE POUR REVALORISER LES SPECIALITES CLINIQUES

Depuis 7 ans, tant au niveau du Comité Directeur de l’U.ME.SPE. que de l’Assemblée Générale de la CSMF, la revalorisation des spécialités cliniques a été considérée comme une priorité absolue dans les futures négociations. Nous avons obtenu un certain nombre de résultats, mais largement insuffisants en ce qui concerne la médecine spécialisée de proximité. Quelles sont les échéances ?

SYSTEME CONVENTIONNEL OU AGENCES REGIONALES DE SANTE

La Loi BACHELOT, que nous avons dénoncée et combattue, avait pour un de ses objectifs la volonté de minimiser le pouvoir politique des syndicats médicaux représentatifs et, en particulier, celui de la CSMF en reportant nos négociations conventionnelles nationales vers une délégation aux Agences Régionales de Santé. Celles-ci ne connaissent pas le monde de la médecine libérale et pratiquent, systématiquement, des arbitrages favorables aux structures hospitalières publiques.

L’IMPORTANCE DE LA COMMUNICATION ENTRE PROFESSIONNELS DE SANTE

 

Un des éléments importants de la Loi de 2004 et de la Convention qui en a découlé, était la mise en place du DMP. En effet, le médecin traitant a un rôle important pour colliger l’ensemble des informations sur son patient, il doit pouvoir correspondre aisément avec le médecin spécialiste consultant de proximité mais, également, avec tous les autres professionnels de santé impliqués dans la prise en charge du patient.

LA PENIBILITE DES MISSIONS TRANSVERSALES EN ETABLISSEMENTS

Les missions transversales en établissements de soins privés sont devenues, au cours de ces 10 dernières années, extrêmement chronophages. La présidence de la CME entraîne des responsabilités importantes car, à juste titre, l’avis de la CME est demandé, au quotidien, face aux nombreuses missions, et contrats formalisés, entre l’établissement de soins et les différentes structures administratives, en particulier les Agences Régionales de Santé.

LA PLACE DE LA MEDECINE SPECIALISEE LIBERALE DANS LE PARCOURS DE SOINS

Au moment où s’ouvre une négociation sur une meilleure prise en charge des patients par les professionnels de santé dans le secteur ambulatoire, il est important de rappeler la place de la médecine spécialisée de proximité dans le cadre du premier recours mais, aussi, au niveau du rôle de médecin correspondant consultant et dans la permanence des soins.

LES PRATIQUES COOPERATIVES INTERPROFESSIONNELLES FACE AU MEDECIN REFERENT « GATEKEEPER ».

L’UNPS représente légitimement, de par la loi, l’ensemble des professionnels de santé libéraux et a élu, à une large majorité au mois de juillet dernier, un Bureau qui a en charge de négocier la mise en place de nouveaux modes de rémunération pour assurer une meilleure coordination des soins dans le secteur libéral. Bien que largement minoritaires, nous avons convié les syndicats minoritaires, rassemblés autour de MG France, à une réflexion commune pour mettre en place un front uni face à l’Assurance Maladie.

MES SOUHAITS POUR l’U.ME.SPE.

2014 sera l’année du changement pour l’U.ME.SPE. avec un nouveau Bureau, un nouveau Président qui seront, comme par le passé,  les moteurs de la médecine spécialisée au sein de la CSMF. Je souhaite que ce changement se fasse dans la continuité de l’action que nous avons menée au cours de ces douze dernières années, qui a permis la reconnaissance du rôle de consultant (notre C2 !), important pour tous nos actes cliniques mais, aussi, d’avoir préservé, dans des conditions souvent difficiles, l’essentiel de la reconnaissance financière, à travers tous nos actes de la CCAM technique, avec des déceptions, bien sûr, liées à des décisions économiquement injustes avec un bilan globalement positif, malgré les aprioris financiers faux des ministres du budget, droite et gauche confondues, pour suivre ainsi le combat qui avait été initié par Christian LE GOFF et Claude MAFFIOLI, en 2001, face à la publication d’une hiérarchisation présentant de grandes injustices.

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