COMMUNIQUE DE PRESSE UMESPE

COMMUNIQUE DE PRESSE - CONVENTION MEDICALE : RIEN POUR LES MEDECINS SPECIALISTES ! UNE NEGOCIATION BIEN MAL ENGAGEE

L’U.ME.SPE./CSMF a pris connaissance dans les pages économiques d’un quotidien national de certaines suggestions de l’assurance maladie concernant la future négociation conventionnelle. Il est fait état notamment de « propositions ciblées » pour les médecins spécialistes, accompagnées d’une enveloppe budgétaire « peau de chagrin » d’une centaine de millions d’euros en comparaison des 500 millions pour la revalorisation indispensable de la consultation de médecine générale à 25 Euros.
Personne ne semble s’étonner du tarif de la consultation du spécialiste qui semblerait rester à 23 Euros !
De plus, l’assurance maladie aurait comme idée de proposer une diminution de la prise en charge des charges sociales des médecins de secteur 1.
Quelles idées saugrenues ! L’U.ME.SPE./CSMF rappelle que la consultation du médecin spécialiste était de 22,87 Euros en 1997 et 23 Euros en 2004, demain sera-t-elle inférieure à celle du médecin généraliste ? L’U.ME.SPE./CSMF souligne que le tarif des actes établi en 2004 n’a toujours pas évolué.

Alors que le gouvernement porte la mise en place des parcours de soins structurés et le virage ambulatoire, il continue à vouloir marginaliser les médecins spécialistes qui ont été exclus des parcours de soins et maintenant de la valorisation de leurs prestations.
Toutes ces déclarations portent à penser que l’on veut exclure les médecins spécialistes libéraux de la construction de la nouvelle convention.

COMMUNIQUE DE PRESSE - "DEUXIEME AVIS" UN SITE INTERNET CONSTRUIT SUR DES IDEES DU PASSE

L’U.ME.SPE./CSMF a pris connaissance de l’ouverture du site « deuxième avis », site marchand dans le domaine du soin.

Pour la seconde fois dans l’année, des entreprises privées à but lucratif s’engouffrent dans le domaine du soin où l’on sait que l’usager est le plus demandeur et le plus vulnérable.

L’U.ME.SPE./CSMF s’interroge sur la démarche du comité scientifique, composé de personnalités du monde de la santé qui utilisent les prétextes de « combler l’inégalité en santé et la perte de chance ».

Cette démarche n’est en aucun cas une démarche de qualité et de sécurité des prises en charge à l’heure où l’on développe la concertation pluridisciplinaire pour établir un projet de soin personnalisé.

Cette démarche est inégalitaire financièrement même si, à terme, certaines mutuelles « pour VIP» s’engageront à rembourser ce type de prestation. Comment peut-on demander sa carte bleue à un patient avant même avoir échangé avec lui ? Comment un ancien président de la HAS, la vice présidente du CISS, des médecins de l’hôpital public (à l’heure du SPH) peuvent-ils porter ce type d’approche ? Approche qui n’a rien d’innovant, au contraire, elle nous rappelle le mandarinat des années 1970 auquel ce comité scientifique est peut-être nostalgique ?

RESULTATS DU CAS : L'UNION DES MEDECINS SPECIALISTES REVOLTEE PAR LA PRESENTATION DES RESULTATS PAR LE CISS. L'U.ME.SPE./CSMF CLARIFIE DES POINTS ET DENONCERA LE CONTRAT S'IL N'EVOLUE PAS.

L’U.ME.SPE./CSMF rappelle que le contrat d’accès aux soins est avant tout un contrat social passé entre les complémentaires santé, l’Assurance Maladie et les partenaires conventionnels représentant des médecins libéraux, ce avec l’approbation de la Ministre de la Santé. Le but du CAS est de permettre une meilleure accessibilité aux soins dans une période de difficultés financières de notre pays au bénéfice des patients. Si chacun a fait un effort : les complémentaires santé elles n’ont pas rempli leurs engagements, elles en ont plutôt profité !

Plus de 11000 édecins libéraux tous secteurs confondus ont signé le CAS. Par là même, ils se sont engagés à modérer les compléments d’honoraires mais, aussi, à favoriser leurs remboursements par les assureurs complémentaires. Pour les médecins libéraux, le CAS est une réussite partielle. Pourquoi : deux  acteurs, les médecins libéraux et la Caisse d’Assurance Maladie ont rempli leur part du contrat. Les médecins se sont engagés à modérer, pendant la durée de ce contrat, la progression des compléments d’honoraires avec même une baisse en valeur absolue pour les médecins. L’Assurance Maladie s’est engagée, elle, à revaloriser certains tarifs, et a, par ailleurs, rempli son engagement de prendre en charge une partie des cotisations sociales des médecins signataires .

Communiqué J-2 Une ministre sourde au service d’une idéologie dépassé - Une mobilisation historique - Une alliance forte de la médecine spécialisée et générale.

L’Union Nationale des spécialistes confédérés (l’U.ME.SPE./CSMF), premier syndicat des médecins spécialistes, dénonce un statu quo du gouvernement malgré les entrevues menées auprès de la ministre de la santé et ses services. Aujourd’hui, la méthode de concertation n’a pas changé : les présentations officielles se succèdent sans que l’on puisse aborder une refonte globale du texte dans l’esprit et dans les mots.