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Communiqué de presse de l'U.ME.SPE.-CSMF - LA RADIOLOGIE ENCORE ATTAQUEE : QUELLE SERA LA SPECIALITE SUIVANTE ?

L’UNCAM, par sa décision d’utiliser l’article 99 de la LFSS de 2017 contre les radiologues, sabote volontairement toute convention médicale. Comment, demain, un syndicat médical responsable pourrait-il signer une convention en sachant, qu’en fonction du bon vouloir du directeur général, des baisses tarifaires pourront intervenir sur le seul fait du « prince » ?

Communiqué de presse de l'U.ME.SPE.-CSMF - UNE GESTION COMPTABLE AVEUGLE AUX DEPENS DE LA QUALITE : L'UNCAM PERSISTE DANS SA REFLEXION

A l’heure où il est indispensable d’investir dans les technologies de la santé, l’UNCAM, poussée par la Ministre de la Santé, donne, encore une fois, un mauvais signal aux médecins libéraux.

« Absurde » est le mot juste pour qualifier cette décision de baisser d’autorité le tarif de la lettre clef Z et du forfait technique de 2% du scanner, de l’IRM, du PET scan chez les radiologues libéraux. Personne ne s’étonnera de voir, demain, des sociétés de radiologie en faillite car certaines sont déjà en grandes difficultés. Voilà maintenant plusieurs années, qu’au travers de plans d’économie triennaux, la spécialité de radiologie est mise à mal et dévalorisée sous prétexte que leurs revenus ont été les plus importants.  

Communiqué de presse - Réforme du troisième cycle des études médicales, une réforme bien mal partie, l’U.ME.SPE.-CSMF appelle à la concertation

La réforme du 3ème cycle des études médicales est en voie d’achèvement. Le constat est aujourd’hui catastrophique : cette réforme, attendue de tous, risque d’être rejetée par la plus grande majorité.

Communiqué de presse - L’U.ME.SPE.-CSMF conteste l’impact financier supposé de la convention. Une disparition programmée des médecins spécialistes libéraux !

Le rapport de la CARMF, qui publie chaque année les revenus des médecins libéraux, met en lumière le recul important des chiffres d’affaires de certaines spécialités en 2015, en particulier les spécialités cliniques. Les chiffres oscillent entre -0,94% pour la rhumatologie et -5,55% pour la gynécologie, en passant par -2,6% pour l’endocrinologie et -4,43% pour la pédiatrie.

Parallèlement, la CNAM assure le service après-vente de la convention et affirme que tous les médecins verront une augmentation substantielle de leur chiffre d’affaires, entre 3 000 et 16 000 euros.

Les chiffres avancés sont le résultat de manipulations de données qui sont loin de refléter la réalité. Ces montants ne se concrétiseraient au mieux qu’à la fin 2019 et représenteraient les évolutions tarifaires après plus de quinze ans de blocage de la valeur de l’acte médical. Ils sont également calculés à partir d’un volume d’actes cliniques hypothétique. Ainsi, les 10 000 euros supplémentaires supposés dont devraient bénéficier les pédiatres reposent sur une hypothèse du maximum possible et de l’utilisation systématique de majorations spécifiques toujours plus complexes. De même, le coût de l’ASV est noté comme un avantage « protection sociale » sonnant et trébuchant, alors que le médecin la finance en partie ! La CNAM inclut aussi l’impact du forfait structure qui, rappelons-le, est soumis à l’accord de l’UNOCAM.

Communiqué de presse - NON CREDIBLE : UNE HABITUDE POUR L’UFC-QUE CHOISIR

L’U.ME.SPE. a pris connaissance - comme quasiment chaque année !! - de l’étude de UFC-Que Choisir sur l’accessibilité aux soins : aux mêmes constats erronés, les mêmes solutions aberrantes…

Faire le constat de déserts médicaux qui n’existent que parce qu’il existe des déserts populationnels tout court n’est pas un scoop.

L’U.ME.SPE. souhaite rappeler, à cette organisation, que les études de la DRESS ont montré que les médecins sont les professionnels qui maillent le mieux le territoire après les coiffeurs et les pharmaciens.

Par contre, l’U.ME.SPE. s’inquiète de la désertification de centres urbains, parfois de manière très importante, notamment à Paris et sa région. Cette responsabilité incombe très largement aux élus locaux et nationaux par l’absence de prospective : d’aménagement du territoire et de politique de la ville volontariste et responsable.

Comme à son habitude, l’UFC-Que Choisir donne, sur les dépassements d’honoraires, des chiffres erronés qui sont très loin de la réalité de terrain et de ceux publiés par l’UNCAM voici plusieurs mois. Les dépassements ont régressé, probablement en raison de la mise en place du CAS mais de façon Insuffisante, à notre sens pour deux raisons :

• l’absence d’implication des complémentaires santé dans le remboursement des compléments d’honoraires,
• la mise en place de l’assurance complémentaire obligatoire (ANI) dont on peut questionner l’utilité car, dans la plupart des contrats, les compléments sont exclus de prise en charge.

COMMUNIQUE DE PRESSE - DESOBEISSANCE TARIFAIRE : UNE MESURE DE SURVIE POUR LA QUALITE DES SOINS ET L'ATTRACTIVITE DE LA MEDECINE LIBERALE

L’U.ME.SPE./CSMF appelle l’ensemble des médecins spécialistes à modifier les tarifs des consultations et des actes techniques immédiatement pour permettre à la médecine libérale de retrouver un semblant de croissance et, ainsi, permettre aux professionnels d’avoir une bouffée d’oxygène après plus de 10 ans de blocage des honoraires.

La consultation de base du médecin spécialiste est à 23 euros depuis 1997 et, depuis 2004, le tarif des actes n’a pas évolué. Cette situation est inacceptable car ce blocage ne permet pas aux médecins spécialistes :

• d’accéder aux techniques innovantes et donner à tous nos concitoyens le même soin,
• de rénover les cabinets médicaux et de mettre en place des procédures d’accompagnement indispensables à la prise en charge des patients,
• d’augmenter le temps médical nécessaire à la prise en charge des cas complexes de plus en plus fréquents. L’expertise doit être reconnue.

Devant ce désengagement des pouvoirs publics, l’U.ME.SPE./CSMF ne peut qu’appeler et accompagner un mouvement tarifaire qui devient la seule alternative pour les médecins libéraux. Comment les nouvelles générations, demain, arriveront-elles à gérer cette situation ? Comment faire revenir les jeunes diplômés ? Un héritage que l’U.ME.SPE./CSMF ne souhaite pas léguer aux plus jeunes.

L’U.ME.SPE. APPELLE A UN ARRET DU MOUVEMENT DE GREVE

Consciente de la gravité des événements de vendredi soir à Paris, l’UMESPE  appelle l’ensemble des médecins à suspendre le mouvement de contestation et demande à tous les médecins libéraux de se rendre disponibles en cas de nécessité pour répondre à « l’état d’urgence » décrété cette nuit par le Président de la république.

L’U.ME.SPE. apporte tout son soutien aux victimes directes et indirectes de ces actes de barbarie.

Dr. Patrick GASSER - Président

COMMUNIQUE DE PRESSE : L’U.ME.SPE./CSMF appelle à la mobilisation de tous pour dénoncer la maltraitance de notre système de soins par le gouvernement.

L’U.ME.SPE./CSMF a obtenu de toutes les verticalités adhérentes un appel à la fermeture des cabinets médicaux pour la journée du 13 novembre 2015 dans le cadre d’un mouvement unitaire contre la loi de santé.

Le 13 novembre, tous les médecins spécialistes montreront  leur opposition à la loi de santé portée par un gouvernement sourd aux appels d’une profession profondément traumatisée et en crise.
 
Le refus de la dépendance aux assureurs inhérente au tiers payant généralisé, la préservation de la liberté de choix du patient et du secret médical sont les fondements de leur métier. La mort programmée de l’hospitalisation privée, exclue des missions de service public, ne peut que renforcer leur détermination à une guerre longue et à appliquer la désobéissance civile à laquelle tous les syndicats appellent désormais.

L’U.ME.SPE./CSMF informe que la permanence des soins ne sera pas assurée. Consciente et responsable, elle demande aux chefs d’établissements de soins de prendre toutes les mesures adaptées avec les ARS afin d’assurer la sécurité des usagers.  

L’U.ME.SPE. SE REMET EN CAUSE ET RÉPOND PRÉSENTE DANS LE CADRE D’UN MOUVEMENT UNITAIRE CONTRE LA LOI DE SANTÉ - FERMETURE DES CABINETS LE 13 NOVEMBRE 2015

L’U.ME.SPE./CSMF constate un  recul de la CSMF pour les élections aux URPS dans les collèges 2 et 3 par rapport aux résultats de 2010. Bien que l’analyse en soit difficile et certainement multifactorielle, très clairement la branche spécialiste de la CSMF ne peut se contenter de ces résultats, même si elle reste encore largement majoritaire chez les médecins spécialistes.

Aujourd’hui, l’U.ME.SPE./CSMF est préoccupée par une abstention record de 60%,  qui peut traduire :
o     le désintérêt des médecins pour les élections professionnelles,
o     une moindre confiance  à leurs représentants syndicaux à l’image de ce que montre  la population envers les politiques,
o    Ou, ce qui est encore plus grave,  un  désintérêt total des médecins pour leur avenir et une certaine fatalité devant la destruction de la médecine libérale.

L’U.ME.SPE./CSMF est aussi déçue de la forte poussée des syndicats ayant une image catégorielle et surtout très contestataire avec des coordinations allant jusqu’à prôner des procédures de déconventionnement. Ceci montre le malaise d’une profession qui  n’arrive plus à répondre aux enjeux qui sont les siens, notamment aux besoins de soins de la population avec des tarifs qui n’ont pas évolué depuis plus de 15 ans.

L’U.ME.SPE./CSMF a entendu au travers de ces résultats la demande des médecins libéraux de mettre en place une coordination des actions et un socle de propositions pouvant être partagées par tous. L’UMESPE s’attachera à déployer une organisation syndicale plus participative pour élaborer les propositions de demain.

Sans tabou, l’U.ME.SPE., comme elle l’a énoncé dans ses engagements de campagne, portera au sein de ce mouvement les valeurs qu‘elle a toujours défendues. L’enjeu de demain est de rebâtir un système viable et valorisant, attractif pour les plus jeunes, tourné vers l’avenir de la médecine. Une médecine qui devra répondre à l’accès  aux soins pour tous, en passant par une réflexion sur la démographie médicale et le maillage du territoire, et par la refonte de la tarification des actes qui ne peut rester en l’état.
Seul un espace de liberté pour tous répondra à l’urgence de la situation pour sauver ce qui peut encore l’être dans la médecine libérale française accessible à tous.
Dès la semaine prochaine le Bureau de l’UMESPE définira les priorités qui devront être validées par le Comité Directeur pour répondre à la demande de tous les médecins libéraux.
Le Bureau de l’UMESPE rencontrera chaque verticalité pour échanger et reconstruire un projet d’avenir pour la médecine spécialisée libérale en coordination et conjointement avec la médecine spécialisée générale.

PLFSS : QUEL SERA LE PACTE CONVENTIONNEL DEMAIN ?

L’U.ME.SPE./CSMF vient de prendre connaissance du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale qui devrait être présenté lors du prochain Conseil des Ministres.

L’ensemble des propositions, contenues dans ce projet, est un frein au maintien et à l’évolution d’une médecine libérale de qualité pour trois raisons :

- D’abord, une enveloppe budgétaire en baisse, ne répondant pas aux besoins de santé de la population pour 2016. Elle est en opposition totale avec les déclarations de la ministre qui avait soi-disant fait le pari de la médecine ambulatoire. Encore une fois, les financements sont dirigés vers l’hôpital. Pourtant, seule la médecine libérale a tenu ses engagements et a été un moteur d’économie. Demain, le gouvernement va abandonner la T2A pour le secteur public et abonder financièrement dans le puits sans fond qu’est l’hôpital public. La chirurgie ambulatoire n’est pas pour demain ! A quand une vision claire des objectifs de recettes face aux objectifs de dépenses nécessaires ?

- Ensuite, la promotion de coopérations organisées autour des centres de santé, des maisons et pôles de santé.  Au travers de ces  « contrats de coopération », vont  se mettre en place des rémunérations au forfait comme pour la prise en charge de l’obésité de l’enfant et des transferts de compétences vers des paramédicaux non décidés et non gérés par la spécialité. C‘est la mise en place du gatekeeper par spécialité. Nous combattrons ces pratiques ! La loi de finances est non seulement sans ambition mais, aussi, résolument antilibérale.

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