communiqué Les SPÉ-CSMF

Communiqué de presse LES MEDECINS SPECIALISTES SERONT ILS LES GRANDS OUBLIES DU PLAN URGENCES ?

Les SPÉ-CSMF constatent que le gouvernement souhaite trouver des solutions concrètes à la crise des urgences. Les réponses semblent être, pour une grande partie, structurées sur des organisations très hypothétiques, virtuelles et incertaines (CPTS, Assistants médicaux, Infirmières de pratique avancée…). En effet, l’appropriation de ces solutions, considérées par certains comme innovantes mais très technocratiques, ne va pas de soi chez les médecins libéraux. Il parait donc important de proposer des solutions concrètes et immédiatement applicables sur le terrain car la situation vécue par tous les soignants est très difficilement acceptable au quotidien. Les équipes de soins spécialisés peuvent en être un exemple car la mise en place dans toutes les spécialités peut être rapide.

De bonnes idées ont été mises en avant pour construire le moyen et le long terme de la prise en charge de nos concitoyens. Dans le cadre du soin dit « non programmé » et de l’urgence, la centralisation des demandes dans le cadre d’un service d’accès aux soins (SAS) est une bonne idée, mais faut-il encore construire une organisation dans le respect et l’indépendance de tous les professionnels avec comme objectif le « travail ensemble ». Et ce sera à la profession d’en assurer la gestion et la gouvernance.

Au regard des mesures proposées, la réponse à la crise est aujourd’hui très centrée sur l’hôpital public et les GHT. Pourtant, dans la pratique, le sujet est l’affaire de tous et déjà les établissements de soins privés ont répondu présents. Il faut souligner que leur fonctionnement dépend des médecins spécialistes dont les astreintes ont été supprimées dans la plus grande majorité des cas. N’oublions pas que les usagers souhaitent obtenir un diagnostic et un traitement rapides, que leur prise en charge est assurée dans 80% des cas par des médecins spécialistes. Il serait judicieux de les impliquer pour rechercher une solution à cette crise, déjà les cardiologues ont proposé d’ouvrir des plages réservées aux soins non programmés et aux urgences.

Communiqué de presse Le président des Spé-CSMF, Patrick Gasser, appelle au rassemblement des médecins libéraux et de la CARMF pour créer une plateforme commune de revendications pour sauver les retraites.

Le président des Spé-CSMF, Patrick Gasser, appelle au rassemblement des médecins libéraux et de la CARMF pour créer une plateforme commune de revendications pour sauver les retraites.

Le projet de réforme des retraites proposé par Jean-Paul Delevoye, le Haut-Commissaire à la réforme des retraites, sous couvert de solidarité, sacrifiera la retraite des médecins libéraux, ce qui est INACCEPTABLE.

Ce projet ne tient compte ni de nos spécificités (entrée tardive dans la vie professionnelle pour cause de longues études), ni de notre gestion vertueuse, depuis des années, de notre caisse de retraite (dont les réserves seront spoliées pour combler les déficits des autres caisses de retraite). À ce jour, ce projet nous promet des baisses significatives de nos retraites et l’assurance d’une précarité pour une profession dont l’engagement pour nos concitoyens nous a interdit les 35 heures et une retraite à taux plein à 62 ans !

Communiqué de presse - UN DÉRAPAGE INDIGNE DE LA PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT. LA MÉDECINE LIBÉRALE RESPONSABLE !

Un dérapage indigne de la porte-parole du Gouvernement.
La médecine libérale responsable !

« Les Spé CSMF » sont indignés des propos tenus par la porte-parole du Gouvernement au micro d’une station de radio à l’heure de grande écoute. Madame Sibeth Ndiaye a déclaré que la crise des urgences était en partie due à une défaillance de la médecine de ville. 

Ces propos ne sont pas dignes d’une responsable du gouvernement. A l’évidence, Madame Ndiaye joue les pompiers pyromanes en tentant, d’un côté, d’éteindre un feu qui couve depuis des années au sein de tous les services d’urgence publics et privés et, de l’autre, en insultant la médecine libérale. Tout médecin, au cours de son cursus professionnel, connait bien les difficultés des collègues urgentistes qui donnent, au quotidien, des réponses à nos concitoyens en difficulté. Par contre, il ne faut pas nier le travail de tous les médecins généralistes et spécialistes qui, eux aussi dans la proximité, cherchent des pistes et répondent, au quotidien, aux demandes de la population qui sont de plus en plus importantes. Aujourd’hui, le soin dit non programmé n’est pas reconnu par les pouvoirs publics à sa juste valeur.

Communiqué de presse - Crainte et défiance d'une organisation technico-administrative

Crainte et défiance d’une organisation technico-administrative

Le Comité directeur des « Spé-CSMF » s’est réuni Samedi 27 avril 2019 pour analyser et se positionner sur le texte de l’Accord-conventionnel-interprofessionnel (ACI) en faveur du développement de l’exercice coordonné dans le cadre des Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS)

Les « Spé-CSMF » soutiennent la volonté des pouvoirs publics et des syndicats médicaux de développer l’exercice coordonné. Nous en sommes convaincus, ces pratiques coordonnées représentent un gage de qualité et de pertinence au bénéfice du patient sur tout le territoire.

Depuis 2017, les « Spé-CSMF » ont affirmé cette position dans leur projet politique, proposant des solutions d’organisation et de financement opérationnelles… un projet malheureusement resté sans écho jusqu’à présent !

Communiqué de presse - Avenant N°7 : des avancées certes ....mais encore insuffisantes pour les spécialistes

Avenant N°7 : DES AVANCEES CERTES… MAIS ENCORE INSUFFISANTES POUR LES SPECIALISTES

Le Comité directeur des « Spé-CSMF » s’est réuni Samedi 27 avril 2019 pour analyser et se positionner sur les propositions contenues et soumises à la signature des syndicats représentatifs du texte d’avenant conventionnel N°7 de la convention médicale d’août 2016.

Les « Spé-CSMF » ne peuvent que soutenir la volonté des pouvoirs publics et des syndicats médicaux de favoriser la mise en place du travail aidé, dans le but de garantir une meilleure accessibilité aux soins à tous les usagers sur l’ensemble du territoire.

Le travail aidé, c’est dégager du temps aux médecins libéraux pour une meilleure écoute, une plus forte participation du patient dans sa prise en charge et, de fait, une pertinence accrue de son parcours de soins. C’est aussi offrir à nos salariés une opportunité d’évolution professionnelle. La mise en place des assistants médicaux permet d’engager une profonde mutation de l’exercice professionnel du médecin mais aussi des autres professionnels, certaines spécialités attendant avec impatience de pouvoir collaborer avec les infirmières de pratiques avancées.

communiqué de presse - QUEL INTÉRÊT À AGIR ?

Les négociations conventionnelles commencent mal pour les médecins spécialistes. Encore une fois, ils ne trouvent pas leur place dans ces négociations qui viennent de s’ouvrir.
 
Priorité aux « équipes de soins primaires » dans le cadre de l’ACI. Clairement, l’Assurance Maladie se trompe d’axe. Il est l’heure d’orienter ces négociations vers l’accès aux soins d’expertise et à la qualité des prises en charge en structurant un parcours efficient pourtant cheval de bataille de Madame la ministre.

L’accès aux soins spécialisés et le manque de coordination entre le médecin généraliste et le spécialiste sont les principales causes de la dégradation de notre système de soins, génératrices d’inégalités en santé et de dépenses inadaptées. « Les Spé » proposent un appui à la proximité, ils revendiquent la construction du parcours de soins structuré au plus près du patient dans le cadre d’une réflexion populationnelle. Les choix de l’Etat qui ne sont pas nouveaux nous conduiront vers les mêmes résultats que nous constatons depuis des années.

Communiqué de presse "Ma santé 2022" MEDECINS SPECIALISTES : UN DEBUT DE RECONNAISSANCE !

Le Bureau des « Spé-CSMF » a analysé le discours du Président de la République « ma santé 2022 » et considère avec intérêt l’esprit du discours et les propositions avancées.

Pour la première fois, le terme de médecin spécialiste a été prononcé officiellement dans une expression politique concernant la santé. Etre spécialiste libéral n’est plus une infamie.

L’analyse de la situation ne peut être que partagée, le mal-être des soignants est prégnant et les inégalités, en matière de santé et d’accès à l’expertise, s’accentuent. Les objectifs sont définis et sont consensuels mais les solutions sont encore à construire ensemble (privé, public) sans déséquilibre. Le Président a défini un certain nombre des modalités pour y parvenir.

Le nécessaire travail en groupe et l’indispensable coordination, entre le médecin généraliste et le médecin spécialiste libéral expert, doivent être un des piliers de la reconstruction de notre système de soins, nous souhaitons, ensemble, développer un parcours pertinent de prise en charge diagnostique et thérapeutique pour un patient, le diabète en est l’exemple, trop souvent le patient diabétique n’a pas rencontré l’endocrinologue.

Permettre à la médecine spécialisée de restructurer son offre de soins en donnant à tous les patients la possibilité d’être accompagnés, notamment par des « assistants médicaux, médico-techniques », est un premier pas. Le développement du travail aidé est primordial et à développer pour donner une réponse adaptée et si possible rapide.

Communiqué de presse - Les Spé-CSMF SE PRONONCENT SUR L'AVENANT N° 6

Un comité directeur extraordinaire des « Spé-CSMF » s’est tenu le mercredi 23 mai 2018 pour analyser le projet d’avenant n° 6, Télémédecine. Ce texte est en deçà des attentes du terrain.

La téléconsultation, outil novateur et indispensable pour la prise en charge demain de toute la population sur l’ensemble du territoire, reste limitée à la prise en charge du patient connu par le médecin téléconsultant. L’avis ponctuel de consultant n’est pas, pour l’instant, reconnu par l’Assurance Maladie dans le cadre de cet accord conventionnel. Il est indispensable, dans un avenir proche, d’élargir le champ de la téléconsultation à tous les patients pour toutes les formes de demande pour, ainsi, coller au mieux aux usages de cette forme de prise en charge dans le cadre d’un panier de soins défini.

Dans le même registre, « Les Spé-CSMF » s’interrogent sur le niveau de rémunération de 12 et 20 euros pour une « téléexpertise », ces montants sont-ils dignes de l’expertise du médecin ? Il ne peut s’agir que d’une erreur de sémantique et nous pensons qu’ils s’apparentent à un simple conseil, voire à un télé-suivi. La caisse n’a pas à avoir peur de l’explosion des dépenses tant le niveau de rémunération est ridicule pour un médecin spécialiste expert dans son domaine de compétence. Il est bon de rappeler que la valeur cible est de 17 euros pour la lecture de la rétinographie par un ophtalmologue. Du chemin reste à parcourir pour honorer le médecin spécialiste à sa juste valeur !

Communiqué de presse "Les Spé-CSMF" - UN « PLAN IMAGERIE » CENTRÉ SUR LA PERTINENCE POUR RETROUVER LA CONFIANCE

Le Bureau des « Spé-CSMF » a analysé le protocole d’accord entre la CNAM et la FNMR sur l’imagerie médicale. Ce texte est innovant car, pour la première fois, il est construit au travers d’un prisme médical même si l’objectif premier est celui de diminuer les dépenses de santé en imagerie.

Les « Spé-CSMF » constatent que les deux parties ont fait le pari de la pertinence des actes au travers d’un meilleur ciblage des prescriptions et de la réalisation des actes d’imagerie. Cet accord engage clairement, aujourd’hui, tous les acteurs de la prise en charge des patients. Les patients seront aussi des acteurs responsables de la réussite de cette démarche innovante en acceptant cette méthode de pertinence.Ce plan est d’autant plus innovant qu’il réintroduit la valeur du Z, perdu en avril 2017, en cas d’atteinte des objectifs prédéfinis. Une architecture volontariste et ambitieuse est posée en installant un partage, une redistribution des gains si les objectifs sont dépassés.

Cette démarche est aussi identique dans le cadre plus spécifique de l’échographie qui aujourd’hui est en progression exponentielle. Les spécialités réalisant ces actes sont, elles aussi amenées à s’engager dans une même procédure indispensable au maintien des tarifs. De la même façon, il sera impératif de valoriser l’avis d’expert concomitamment à l’acte d’échographie. Ces deux procédures ne peuvent plus être niées.

Communiqué de presse - "AVENANT TELEMEDECINE" PREMIER PAS VERS LA MEDECINE DE SPECIALITE

Le Bureau des « Spé-CSMF » a analysé les propositions négociées dans le cadre de l’avenant dit « télémédecine » de la convention médicale. Des avancées ont été obtenues mais le constat est mitigé.

L’ouverture de la consultation à toute la population dès septembre 2018 par voie numérique est une excellente initiative car elle répond à une demande de plus en plus importante des patients et sa réussite dépend d’une part de l’accompagnement des pouvoirs publics au travers d’un développement actif du réseau numérique encore très insuffisant, d’autre part du remboursement de la consultation.

Pour l’aspect télé expertise, le niveau de rémunération reste très en-dessous des propositions tarifaires des syndicats, par contre sa reconnaissance confirme bien l’importance de la médecine spécialisée d’expertise dans la prise en charge de l’ensemble des maladies chroniques. Un suivi médico économique devra être rapidement mis en place pour analyser l’impact sur la qualité et la pertinence des prises en charge. Si l’analyse s’avère concluante en terme médico économique, il sera impératif de revaloriser ces tarifs sous peine d’un arrêt complet de la démarche initiée. S’il est vrai que la médecine a un coût, il faut se souvenir que l’innovation a un prix.

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