LES SPE – LA LETTRE N 10 - Decembre 2019 - EN FINIR AVEC L'ANCIEN MONDE

La Lettre n°10 - DECEMBRE 2019

L'édito de Patrick GASSER

« En finir avec L'Ancien Monde ! »

« Depuis l’annonce, durant les 3èmes Etats généraux de la Médecine Spécialisée, de la création d’Avenir Spé, les syndicats poly catégoriels se déchainent contre notre initiative. Pour eux, il n’y aurait pas de salut pour la négociation syndicale en dehors d’eux. De qui se moque-t-on ? Qui peut nous citer une mesure forte, depuis dix ans, en faveur des spécialistes ? Toutes les avancées obtenues ces dernières années portent sur l’exercice des généralistes et des chirurgiens. Dans les projets de loi, les décrets ou les arrêtés, dans les axes de la Stratégie Nationale de Santé, les spécialistes sont systématiquement oubliés. Et les syndicats traditionnels portent une part de responsabilité de ce désastre à défaut d’avoir porté un programme politique ambitieux en faveur des spécialistes. Pourtant, ce sont eux qui, en réalisant 80% des diagnostics, accompagnent et suivent au long cours les patients chroniques. Ce sont eux qui, par la qualité de leur expertise, contribuent à structurer des parcours de soins efficients au bénéfice des patients. Demain, plus que jamais, la compétence des spécialistes sera essentielle pour intégrer la vague d’innovation dans les pratiques professionnelles, favoriser l’accès des patients au progrès médical et technologique et générer les données de santé structurées permettant de mieux prendre en compte l’environnement "en vie réelle" des patients. Qui s’inquiète, aujourd’hui, d’anticiper et de construire le système de santé de demain où la place des spécialistes devra être nécessairement centrale ? Face à ces enjeux, nous avons donc décidé de créer Avenir Spé.

  • Avenir Spé, c’est construire avec les jeunes pour les jeunes, c’est rassembler tous les médecins dans le respect de la spécificité de chacun.
  • Avenir Spé, c’est se donner les outils pour exercer, se développer dans ce nouveau monde du numérique et du digital.
  • Avenir Spé, c’est imaginer une nouvelle forme de syndicalisme, un syndicalisme de services.
  • Avenir Spé, c’est accompagner le changement, permettre cette transition indispensable entre ancien et nouveau monde.
  • Avenir Spé, c’est fédérer pour mieux se défendre dans un environnement en pleine mutation ».
     

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COMMUNIQUE DE PRESSE - LES SPE-CSMF SOUTIENNENT LE MOUVEMENT DE CONTESTATION SUR LES RETRAITES

Les Spé-CSMF s’opposent à la réforme de la retraite proposée par Monsieur Jean-Paul DELEVOYE car elle est injuste, pénalisante, et encore floue.

  • Injuste, car elle ignore une gestion rigoureuse n’ayant jamais coûté un centime d’argent public, tout en respectant le principe de solidarité intra professionnelle et la solidarité avec l’ensemble des Français.
  • Pénalisante, car la diminution de nos cotisations aboutira, de facto, à une baisse significative de nos pensions.
  • Floue, car le devenir de nos réserves est incertain, la présence de médecins libéraux dans la gouvernance non assurée.

Les Spé-CSMF affirment que les spécificités de notre exercice méritent une autre attention et appellent tous les médecins spécialistes à soutenir la journée d’action du 5 décembre.

« Une injustice faite à un seul est une menace faite à tous » Charles de Montesquieu

Contact presse :
Dr. Patrick GASSER
Président

cOMMUNIQUE DE PRESSE - LES SOUBRESAUTS D'UN SYNDICALISME PREHISTORIQUE

Depuis l’annonce, ce weekend, de créer un syndicat unique de médecins spécialistes qui aurait vocation de réunir tous les médecins spécialistes, les centrales, dites poly catégorielles, déclarent à qui veut bien l’entendre qu’elles sont incontournables pour obtenir des avancées. Sont-elles aveugles ? Pensent-elles que nos collègues considèrent que des avancées ont été obtenues depuis plus de 10 ans ? Seuls la médecine générale et les chirurgiens ont arraché des avancées sur le plan conventionnel !

Aveugles, aussi, car ce n’est pas mieux du côté du ministère de la Santé. En matière d’organisation et de restructuration territoriales, les fédérations hospitalières, les MSP, les CPTS et le CNOM sont consultés bien en amont et, demain, si nous ne bougeons pas, seuls les CNP (conseils nationaux professionnels) nous représenteront. La consultation syndicale est désormais réduite à sa plus simple expression au travers de l’exposition toujours polie de l’arrêté ou du décret.

La médecine spécialisée, aujourd’hui, dit stop et élève la voix, pour trois raisons :

  • La première concerne l’évolution des rémunérations à la baisse pour certaines spécialités, et des rémunérations maintenues à un niveau indigent pour d’autres. Cela ne permettra pas d’engager les évolutions indispensables dans un environnement en pleine mutation où les multiples entreprises, start-ups, fonds de pension, souhaitent entrer sur ce marché. Les GAFA, et autres, ne nous feront pas de cadeau et nous avons besoin de soutien pour investir.
     
  • La seconde, c’est l’indépendance de notre métier, indispensable pour être au service de l’humain et accompagner les patients dans leur parcours de santé.
     
  • La troisième, c’est la reconnaissance de notre place dans le système de soins. Le médecin spécialiste c’est le diagnostic, l’expertise des prises en charge, c’est l’accès à l’innovation. Nous souhaitons être responsables de l’évolution de notre métier et nous souhaitons cette évolution.

COMMUNIQUE DU SNOF - Ophtalmologie Exercice illegal de la medecine par la societe E-OPHTA : la Cour de cassation donne raison au SNOF

Le SNOF se félicite de la décision de la Cour de Cassation concernant le procès de la société E-Ophta. Pour rappel, le Syndicat National des Ophtalmologistes de France et le Conseil National de l’Ordre des Médecins se sont constitués parties civiles à l’encontre de la SARL E-OPHTA de Dunkerque, composée exclusivement d’opticiens et d’optométristes, pour exercice illégal de la médecine. Condamnée en 2017, la société avait fait appel et le jugement était infirmé en 2018 par la Cour d’appel de Douai. Le SNOF a porté l’affaire en Cour de Cassation dont la décision finale, qui vient d’être rendue, donne raison au SNOF sur de nombreux points soulevés.

Thierry Bour, Président du SNOF, déclare : « La décision rendue par la Cour de Cassation à l’encontre de la société E-Ophta est une bonne nouvelle pour toute la filière médicale, notamment visuelle, et pour les patients. Elle permet d’apporter une réponse claire, comme nous le préconisions, en considérant le diagnostic comme un acte médical devant être réalisé par un médecin diplômé d’Etat. Cette décision permet également de faire une distinction très nette entre les habilitations de vente et la prescription sans risque sanitaire pour les patients. Les opticiens doivent avant tout se concentrer là où ils amènent de la valeur ajoutée : la délivrance des équipements optiques, sans perte de chance médicale pour le patient. »

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