Communiqué de presse "Les Spé-CSMF" - UN « PLAN IMAGERIE » CENTRÉ SUR LA PERTINENCE POUR RETROUVER LA CONFIANCE

Le Bureau des « Spé-CSMF » a analysé le protocole d’accord entre la CNAM et la FNMR sur l’imagerie médicale. Ce texte est innovant car, pour la première fois, il est construit au travers d’un prisme médical même si l’objectif premier est celui de diminuer les dépenses de santé en imagerie.

Les « Spé-CSMF » constatent que les deux parties ont fait le pari de la pertinence des actes au travers d’un meilleur ciblage des prescriptions et de la réalisation des actes d’imagerie. Cet accord engage clairement, aujourd’hui, tous les acteurs de la prise en charge des patients. Les patients seront aussi des acteurs responsables de la réussite de cette démarche innovante en acceptant cette méthode de pertinence.Ce plan est d’autant plus innovant qu’il réintroduit la valeur du Z, perdu en avril 2017, en cas d’atteinte des objectifs prédéfinis. Une architecture volontariste et ambitieuse est posée en installant un partage, une redistribution des gains si les objectifs sont dépassés.

Cette démarche est aussi identique dans le cadre plus spécifique de l’échographie qui aujourd’hui est en progression exponentielle. Les spécialités réalisant ces actes sont, elles aussi amenées à s’engager dans une même procédure indispensable au maintien des tarifs. De la même façon, il sera impératif de valoriser l’avis d’expert concomitamment à l’acte d’échographie. Ces deux procédures ne peuvent plus être niées.

FLASH INFO LES SPE-CSMF DU 25 AVRIL 2018

I. Coopérations avec l'hôpital, maisons médicales, plateaux mutualisés – Statut unique du médecin ?

  •  Les spécialistes libéraux jouent collectif

Avec une démographie médicale en souffrance dans de nombreux territoires, les spécialistes libéraux réinventent leur exercice et se regroupent pour assurer la prise en charge des patients et mutualiser les coûts. L'article 51 de la dernière loi Sécu, qui permettra des expérimentations dérogatoires sur des organisations et financements innovants devrait faire bouger les lignes. Dans son nouveau projet politique, le président de  l’UMESPE-CSMF plaide pour une coopération intraspécialités et le rapprochement entre libéraux et hospitaliers sous la forme d'« entreprises de santé à responsabilité territoriale ». Le syndicat – qui épingle volontiers la « surcapacité hospitalière » de la France – n'hésite pas non plus à s'inspirer des centres ambulatoires de médecine spécialisée sans hébergement tels qu'ils existent en Allemagne.« L'organisation des spécialistes peut passer par des centres de proximité ou même des contrats avec l'ARS pour une prise en charge populationnelle, le tout est de laisser le terrain s'organiser », résume le Dr Patrick Gasser (Les Spé-CSMF). Le Quotidien du Médecin

  • Les plateaux mutualisés d'imagerie médicale, une coopération qui divise les radiologues

Les nouveaux plateaux d'imagerie médicale mutualisés (Pimm), institués par l'article 113 de la loi de santé (2016), changeront-ils la donne en matière d'organisation des soins en radiologie ? La proposition de mutualiser équipements et personnels entre public et privé est innovante. Concrètement, le plateau d'imagerie médicale – autorisé pour cinq ans par l'agence régionale de santé – permet de mettre en commun les équipements d'imagerie mais aussi les locaux, le personnel médical, paramédical, et la permanence des soins entre des médecins hospitaliers et des radiologues libéraux. La spécialité, qui a initié la réflexion collégiale, met toutefois l'accent sur la nécessité d'un projet médical partagé avant toute mutualisation du matériel. « Le Pimm de la loi Touraine est à l'opposé de l'idée que nous avions du projet professionnel commun, il n'y a plus de dimension médicale », déplore le Dr Jean-Philippe Masson, président de la FNMR. Il s'inquiète aussi de la durée de vie programmée du Pimm. « S'il n'est pas renouvelé au bout de cinq ans, que se passe-t-il pour les médecins qui ont apporté leurs équipements lourds et des autorisations de ces derniers ? », s'interroge le Dr Masson. La mutualisation des plateaux d'imagerie n'est donc pas conseillée par la Fédération, qui encourage en revanche toute forme de coopération basée sur un projet commun. Le Quotidien du Médecin

Communiqué de presse - "AVENANT TELEMEDECINE" PREMIER PAS VERS LA MEDECINE DE SPECIALITE

Le Bureau des « Spé-CSMF » a analysé les propositions négociées dans le cadre de l’avenant dit « télémédecine » de la convention médicale. Des avancées ont été obtenues mais le constat est mitigé.

L’ouverture de la consultation à toute la population dès septembre 2018 par voie numérique est une excellente initiative car elle répond à une demande de plus en plus importante des patients et sa réussite dépend d’une part de l’accompagnement des pouvoirs publics au travers d’un développement actif du réseau numérique encore très insuffisant, d’autre part du remboursement de la consultation.

Pour l’aspect télé expertise, le niveau de rémunération reste très en-dessous des propositions tarifaires des syndicats, par contre sa reconnaissance confirme bien l’importance de la médecine spécialisée d’expertise dans la prise en charge de l’ensemble des maladies chroniques. Un suivi médico économique devra être rapidement mis en place pour analyser l’impact sur la qualité et la pertinence des prises en charge. Si l’analyse s’avère concluante en terme médico économique, il sera impératif de revaloriser ces tarifs sous peine d’un arrêt complet de la démarche initiée. S’il est vrai que la médecine a un coût, il faut se souvenir que l’innovation a un prix.

FLASH INFO LES SPE-CSMF DU 12 AVRIL 2018

I. La grogne des Ophtalmos et Radiologues

  •  Le SNOF s’inquiète de la baisse de cotation de plusieurs actes d’ophtalmologie par l’Assurance maladie (Communiqué du SNOF)

Le Snof alerte l’Assurance maladie concernant la réduction des cotisations pour des actes ophtalmologiques comme la tomographie par cohérence optique (OCT), une technique d’imagerie du fond de l’œil, ou l’opération de la cataracte. « Au moment où les ophtalmologistes mettent en place une stratégie efficace pour préserver un parcours de soins sécurisé pour les patients et diminuer les délais de rendez-vous, la Cnamts entreprend de réduire les cotations d’actes d’ophtalmologie essentiels dans le dépistage et le suivi de maladies potentiellement graves. La raison : réduire les dépenses de santé. Il s’agit tout bonnement d’une mesure dangereuse de la part des pouvoirs publics. La vue des Français n’est pas la variable d’ajustement pour combler le trou de la sécu ! », s’insurge le Dr. Thierry Bour, président du Snof. Autre point de discorde : la suppression de l’association de l’intervention de la cataracte et de l’acte BELB001 (acte d’antibioprophylaxie). Le Dr. Thierry Bour exprime de nouveau son inquiétude : « Cette mesure est un non-sens médical et économique ! Cet acte est d’une grande efficacité avec un coût modéré. Le comble est qu’il fait même l’objet d’une recommandation officielle de l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), est reconnu à l’international et a été autorisé par la même CNAMTS en 2011 ! Grâce à cette mesure d’antibioprophylaxie, nous sauvons les yeux de 1 200 patients par an de graves complications infectieuses post-opératoires ». Acuité

Communiqué de presse - UN COMPROMIS POUR UN AVENIR DE NOTRE SYSTEME DE SANTE

Les « Spé-CSMF » dénoncent la politique du rabot tarifaire menée par le gouvernement dont la CNAMTS est le bras armé.

Depuis plusieurs mois, la Caisse d’Assurance Maladie élabore, à grande échelle, un plan d’économie aux dépens des médecins spécialistes. Jamais un plan n’avait été aussi important. Un plan triennal d’imagerie, en cours de négociation, impactera en priorité nos collègues radiologues mais bien d’autres spécialités sont ou seront touchées. Ces baisses tarifaires concernent des examens contribuant à la prise en charge du diagnostic de nos patients et risquent, à moyen terme, d’impacter la qualité mais, aussi, la réalisation de ces actes en proximité.

Pour la radiothérapie, les diminutions tarifaires sont déjà effectives, espérons que l’impact de ces diminutions ne déstabilisera pas les structures de radiothérapie de proximité tant libérales que publiques.

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