FLASH INFO N° 13 - 23 AVRIL 2015

La CARMF vient de publier les revenus nets 2013. Vérifier au travers des avis d’imposition.

Il en ressort : une stagnation des revenus pour 2013, plus de 10 spécialités d’organes avec des revenus inférieurs aux médecins généralistes. On note donc une grande disparité dans les BNC moyens.

Par contre, on y voit, pour la médecine spécialisée une évolution du BNC de 0,39 % en euros courants, soit une diminution du pouvoir d’achat de 0,35 % compte tenu d’une inflation à 0,74 %, alors que les généralistes ont progressé de plus de 1,69 %.

Le tableau fourni par la CARMFmet en évidence une baisse beaucoup plus prononcée pour les médecins du secteur 2. Comment expliquer l’ensemble de ces chiffres : effet crise, augmentation des charges sociales ?

FLASH INFO N° 12 - 20 AVRIL 2015

Un ONDAM encore prévu à la baisse.

L’impact sur les soins de ville ne sera pas négligeable. Le Ministre des Finances et des Comptes publics, Michel SAPIN, a annoncé un redressement complémentaire de 4 milliards d’euros cette année, puis 5 milliards en 2016 pour répondre au programme de stabilité.

Pour la santé, cette enveloppe s’élèvera à 1 milliard d’euros. On peut se demander quel sera l’impact sur les prochaines négociations tarifaires, l’impact sur la survie des établissements de soins privés déjà en difficulté.

HOSPIMEDIA 15.04.2015

Le tiers payant : la CSMF et l’U.ME.SPE., appellent à la désobéissance tarifaire. D’autres syndicats se joignent à ce mot d’ordre.
Communiqué de presse CSMF
Communiqué de presse U.ME.SPE./CSMF

Vote de la loi de santé Ou comment le Gouvernement organise le pillage des médecins spécialistes de proximité au profit des finances de l’hôpital public.

Au lendemain d’un simulacre de vote à l’Assemblée Nationale sur le projet de Loi de modernisation de notre système de santé, l’U.ME.SPE./CSMF, l’Union Nationale des Médecins Spécialistes Confédérés, tient à rappeler sa ferme opposition à ce texte et appelle les 60.000 médecins spécialistes à se joindre à l’acte de « désobéissance civile » quant à l’application du tiers payant généralisé.

Enfin, l’U.ME.SPE./CSMF s’insurge face à l’incohérence totale du texte de la Ministre de la Santé, voulue par le Président de la République, consistant à faire croire à la mise en place d’une organisation de santé de proximité en omettant sciemment d’y intégrer les médecins spécialistes, au profit de l’Hôpital Public.
  
L’objectif du Gouvernement est bien de piller les médecins spécialistes de proximité pour renflouer les caisses de l’Hôpital Public… Tout cela au détriment du patient.
Par le rejet des amendements sur la place des médecins spécialistes dans l’organisation des soins de proximité, le gouvernement vient d’installer le « gate kipper ». L’U.ME.SPE./CSMF conteste la mise en place d’une organisation de proximité au travers du prisme d’une prise en charge organisée et structurée par les équipes de soins primaires. Par cette mesure, le gouvernement montre bien sa volonté de rendre la médecine spécialisée libérale de proximité moribonde pour la réintégrer dans les établissements de soins publics et, ainsi, en gérer l’accès et la pénurie.

Classification Commune des Actes Médicaux : Comment le gouvernement continue de démanteler la médecine spécialisée en gynécologie et obstétrique.

L’U.ME.SPE./CSMF s’inquiète de l’ouverture de la Classification Commune des Actes Médicaux (CCAM) aux sages-femmes leur donnant ainsi l’accès à des actes médicaux de gynécologie et de néonatologie.

Par contre, l’U.ME.SPE./CSMF est opposée à l’utilisation de la CCAM des actes des médecins par les sages-femmes, ce qui conduit à niveler les compétences de professionnels de santé qui n’ont pas les mêmes qualifications, formations, responsabilités et coût d'exercice.

L’U.ME.SPE./CSMF reste ouverte à l’application de protocoles de prise en charge sous la responsabilité des médecins et rappelle sa proposition -  laissée à ce stade « lettre morte »  - de mettre en place un plan de santé de l’enfant garantissant un travail cohérent et coordonné de tous les acteurs, respectueux des compétences et des responsabilités de chacun.

Communiqué de presse du SNPF

Les pédiatres exerçant en maternité s’inquiètent de l’objet de la prochaine réunion de la commission de hiérarchisation des actes et des prestations (CHAP) du 16 avril 2015 : Faire entériner, par les  médecins, l’ouverture de la classification commune des actes médicaux (CCAM) aux sages- femmes.

Les sages-femmes auraient ainsi accès aux actes médicaux de gynécologie-obstétrique, mais aussi à un acte de néonatalogie : l’acte YYYY123 « surveillance en unité d’obstétrique d’un enfant dont l’état nécessite un placement en incubateur ou des soins de courte durée ».

L’acte YYYY123 est un acte de la CCAM transitoire concernant la néonatalogie, et jusqu’à présent réservé aux pédiatres exerçant dans les maternités de niveau 1 ou 2.

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